DE PARIS A REIMS
172 kil. par le chemin de fer de Strasbourg. 8 conv. par jour; trajet en 4 h.
30 m. par trains poste ; en 6 h. par trains omnibus; ir« cl., 19 fr. 21 c. — 2* cl., 14 fr. %5 c. — 3* cl., 10 fr. 60 c.'
142 kil. Ëpernay , voir R. 15.
A Epernay le chemin de fer se bifurque; la ligne principale (dr.) se dirige sur Strasbourg.
145 kil. Ai, V. de 3268 h. , célèbre par ses vins mousseux.
149 kil. Avenay, V. de 3130 h. , sur la Livre. A peu près à mi-chemin entre cette station et Reims, on traverse le' beau tunnel de Rilly (3500 mèt.), creusé dans la craie fendillée , et qui sépare lesvalléesde la Marne etdel’Aisne.
FRANCE
172 kll. RkelniH ou Reims (liât. :
du Lion d’Or, en face de la cathédrale ; de ia Maison Rouge, maison où furent logés en 1429 , à l’époque du sacre de Charles VII, le père et la mère de Jeanne d’Arc; du Commerce). Durocortorum Remi , V. de 41 725 h., située sur la Vesle ; l’une des plus anciennes villes de France ; conquise, 50 ans av. J. CL, par Jules César: métropole, avec Trêves, de la Gaule-Belgique, puis capitale, avec Metz , du royaume d’Austrasie ; siège d’un évêché fondé au mc siècle (érigé en archevêché en 774). Elle a vu naître le graveur Nànteuil, le grand Colbert, Gilles Gobelin; elle fait un commerce important de vins mousseux, de biscuits, de pains d’épices réputés, de draps et de bonneterie.
La cathédrale de Reims fut bâtie en 1212 sur l’emplacement de' celle qui avait été brûlée une année auparavant ; Robert de Coucy, l’architecte, ne la vit pas achever. Elle présente un caractère d’unité remarquable , quoiqu’il ait fallu un siècle pour l’élever jusqu’aux voûtes hautes. La façade ne fut terminée que vers le commencement du xiv* siele; l’incendie de 1481 dévora toutes les charpentes , les flèches centrales et celles des transsepts. La longueur totale de cçt .admirable monument de l’architecture gothique, est de 148 mèt, sa largeur, de 30 mèt. , sa hauteur, de 47 mèt. , jusqu’au sommet de la toiture. Trois arcades ogivales forment le portail , orné de figures. Parmi les groupes sculptés on distingue le Couronnement de la Vierge, la Passion, le Jugement dernier, le Baptême de Clovis, le Combat de David et de Goliath. Un escalier de 240 marches monte au sommet des tours. Le bourdon, fondu en 1570, pèse 41 500 kilog. Le clocher à l’ange , a l’extrémité de la toiture , est soutenu par 7 statues colossales : l’ange de cuivre doré qui le surmonte a 4 mèt.
de haut. A l'intérieur, qui est d’une remarquable simplicité , nous signalerons : les chapelles rayonnantes du chœur, larges et profondes, la nef longue et dépourvue de chapelles, quatre grandes rosaces, dont Tune, celle du portail , a 13 mèt. de diamètre ,
d'autres vitraux non moins admirables , des taldeaux du Tiutoret, du Titien et du Poussin, une cuve baptismale qui a servi à Clovis, le tombeau de Flavius Jovin , consul romain et préfet des Gaules, chef-d’œuvre du iv* siècle, rapporté en 1800 de l’église Saint-Nicaise.
Clovis fut baptisé en 496, par saint Remy, évêque de Reims , dans cette magnifique cathédrale , qui servit aussi au couronnement des rois depuis Philippe Auguste, 1179, jusqu’à Charles X , Henri IV excepté. En 1421 , Jeanne d’Arc y fit sacrer Charles VII.
L 'église Sainl-Remy , d’origine fort ancienne, a été reconstruite en 1041.
Une partie du transsept date de 1506.
Le chœur est du style gothique fleuri.
Le tombeau de saint Remy (1533), reconstruit en 1803 et en 1847, est orné de douze statues en marbre blanc de grandeur naturelle, représentant les douze pairs de France. On remar-
ue encore à Saint-Remy les châsses
e l’ancienne église de Saint- Timothée, et des tapisseries anciennes.
L 'église Saint-Jacques fut bâtie en 1 183. Elle renferme plusieurs tableaux remarquables, dont r un. attribué au Guide, représente la Sainte Trinité, et un beau crucifix (dans la nef) , dû au ciseau de Pierre Jacques , sculpteur qui vivait à Reims sous Henri IV.
L 'église Saint-Maurice , fort ancienne, a été, assure-t-on, déplacée en 1618, époque de la donation faite aux jésuites du prieuré de Saint-Maurice. L’église Saint-André fut reconstruite en 1529, après avoir été complètement détruite par les Anglais. Reims renferme en outre une église réformée et une synagogue.
L ’hôtcl de ville , commencé en 1627, demeura longtemps inachevé; les travaux, repris en 1823. furent terminés en 1825. Le fronton dé la façade est décoré de la statue équestre de Louis XIII. qui, placée entre deui colonnes torses, remplace celle qui fut brisée le 13 août 1793. Cet édifice renferme : des chartes des rois de France et des archevêques de Reims.
On peut visiter encore à Reims : la bibliothèque de 30000 vol. et 1300 man.
dont plusieurs d’un grand prix (Heu-
res de la reine Emma; Graduel de l’abbaye de Saint-Nicaise) ; le musée (tableaux de Bergbem, Rembrandt, Poussin) ; le palais de Justice , tenrauié en 1845 : la place Boy ale avec la statue de Louis XV , par Carte llier (1810) etles statues symboliques de la Force et du Commerce, par Pigalle (1765); la statue de Drouet d’Erlon ; la fontaine de la place Saint-Nicaise , par Coustou; les fontaines des Boucheries (1753) et de la place Godinot (1843); la maison où naquit Colbert, rue de Cérès; l’hôtel des comtes de Champagne, rue du Tambour; quelques monuments anciens , dont le plus remarquable est la porte Romaine de Mars, récemment restaurée; et, 4 kil. de cette porte, le mont .d’Arène , enceinte d’un cirque Romain. i
Les remparts et les fossés ont été convertis en promenades; le Grand cours s’étend de la porte de Vesta à la porte de Mars.
De Reims à Boissons , R. 17; — à Mézières «t Sedan, R. »8 ; — a Xaon, R. 13.