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TROISIÈME SECTION. — DÜCHÉ DE PARME ET DE PLAISANCE

APERÇU GÉNÉRAL

i. imites. — Cet Etat de ITtalie est borné au N. par la Lombardie, dont il est séparé par le Pô ; à TE., par le duché de Modène; au S. et à l’O., par les Etats sardes. — Le climat est salubre et tempéré > mais rude vers le S. dans les montagnes ; la neige y deméure sur les sommets pendant plus de six mois. L’Orsajo ( au N. E. de Pontremoli ) a 1739 mèt. — Gouvernement '. — Il est monarchique absolu. Il y a un conseil d’Etat, sous la présidence du prince, ou, en son absence, du ministre d’Etat. L’administration se compose de deux gouverneurs, l’un à Parme, l’autre à Plaisance; de trois commissaires : à Pontremoli, à Borgo San Donnino et il Borgotaro. — Les communes sont représentées par un conseil des ànsiarii (anciens) et administrées par un podestat. — Finance» (èn 1857). — Les recettes sont estimées à 9 533 292 lire austr. Les dépenses 5 une somme à peu près égale. — Les propriétés de l’Etat à 20 000 000 1. '.- Force armée (en 1857).— Sur le pied de guerre, 6139 h. ; sur le pied de paix, 4130 h. '.

Histoire. — Au milieu des querelles entre l’empire et la papauté, Parme ( et Plaisance se constituèrent en républiques. Mais l’arme, déchirée par les factions des noblos familles, retomba sous la flomina'tion des ducs de Milan (1409). Le pape Jules II fit céder ces deux vides par l’empereur Mgximilien I" (1512). Les Français et les Espagnols s’en disputèrent la possession. Le pape Paul III (Alexandre Farnèse) donna & Pierre-Louis Farnèse, resté seul de ses enfants naturels, et un des hommes les plus dissolus de son temps, les villes de Parme et de Plaisance, érigées en duchés (1545). Charles-Quint refusa son investiture. P. L. Farnèse s’attira La haine de. ses sujets par sa tyrannie. Une conspiration fut formée par les nobles Ânguisciola, Lundi, Gonfalonieri et Pallavicini. Il fut assassiné et son corps jeté II la rue. Le gouverneur du Milanais, Ferrante de Gonzague, qui attendait l'événement, prit possession -de la ville* au nom de l’empereur. — Son fils Octave rentra dans la possession de ses Etats. La maison Farnèse s’éteignit en 1731- — En 1807, Un décret réunit Parme 5 la France, comme département du Taro. Le duché de Guastalla fut détaché et donné à Pauline, sœur de Napoléon. Cambacérès eut le titre de duc de Parme, et Lebrun celui de duc de Plaisance. En 1815, la souveraineté héréditaire du duché fut assurée à Marie-Louise et à son fils, le jeune Napoléon. En 1817,. une nouvelle convention le déclara réversible, après la mort de l’ex-impératrice française, b. Marie-Louise, duchesse de Lucques, ou à sa postérité. Le 17 décembre 1847 ,. Charles II, duc de Lucques, résigna ce duché à la Toscane, à laquelle il est annexé, et prit possession de Parme et de Plaisance. Forcé dé quitter ses Etats en 1848, il abdiqua, en 1849, en faveur de son fils, Ferdinand-Charles 11T. Ce prince, de la maison des Bourbons d’Espagne, né le 14 janvier 1823, a été assassiné le 27 mars 1854. Il avait époçsé, en 1845, la duchesse Louise-Marie-Thérèsé de Bourbon, sœur du

I. Ces indications se réfèrent à l’état de choses 'antérieur à la guerre de 1859.

comte de Chambord, née le 21 septembre 1819, et qui, à l’époque de la guerre de 1859, était régente, au nom de son fils mineur le duc Robert I*r, Charles- Louis de Bourbon, infant d’Espagne, né le 9 juillet 1848.

HlMtoIre de l’art. — Au commencement du xvie siècle parut un artiste qui, à lui seul, devait jeter un lustre impérissable, non-seulement sur l’école de Parme, mais encore sur l’art italien, dont rl devait être un des plus grands noms : cet artiste c'est Antonio Allegri, appelé, du nom de sa ville natale , Corrége (1494-1534). Il abusa des raccourcis, ainsique son école, comme l’école florentine avait abusé de la science du nu. Én même temps qu’il tournait du côté de la grâce le dessin de.ses figures, aux contours vagues et moelleux, Il sut dernier un nouveau charme à La peiuture par sa manière de traiter le clairobscur , partie de l’art qu’il porta à sa plus haute perfection. Le plus célèbre de ses imitateurs fut Fr. Maszuola, surnommé le Parmesan (1503-1540. Chez lui la grâce de Corrége aboutit au maniérisme.

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