DE PLAISANCE A PARUE
38 mil. environ en chemin de fer. Trajet en 2 h. lo min. . 1
Le chemin de fer* longe la Voie Émilienne. construite paf le consul Erailius'Lepidus (187 ans aV. J. C.) , et qui se prolongeait jusqu’à Rimini.-Les stationsparlesqnelleson passe successivement sont : 6mil. Pontenure;— 14mil.
Flnrenziiola, 3000 hab. Lès églises y possèdent quelques curiosités artistiques; — Alseno; — 24 mil. Mor«o s. Donluo (hôt. : Croce Bianca, Angelo). 4000 hab. On y voit quelques édifices remarquables; — 31 mil. Castel Gutlfg, qui tire son nom d’un vieux château ruiné, appartenant dans le principe au parti gibelin; mais, étant tombé en 1 407 au pouvoir de la faction ennemie, celle-ci lui imposa son nom.
33 mil. Le chemin de fer franchit le Taro. Ce torrent, à sec pendant l’été, rapide depuis l'automne jusqu’au printemps, a été longtemps un obstacle et un danger pour les voyageurs. Marie- Louise (1816-21) y a fait construire un
superbe pont formé de '20 arches. Sa longueur totale est d’environ 600 mèt.
Il est décoré de 4 statues colossales, représentant les torrents du duché : le Taro, l’Enza, la Parma et le Stirohe.
A peu de distance du Taro, on passe à côté de (36 mil.) San Pancrazio, avant d’arriver à Parme.
parim» , 42 000 hab. -(hôt. : la Posta; il Pavone; Penzione Svizzera).
Capitale. du duché de ce nom, située dans une plaine bien cultivée, à 49 mèt. 43‘au-dessus du niveau de la mer, est divisée en deux parties inégales par la Parma, rivière qui va se jeter dans le Pô, mais qui est complètement à sec dans fété. Ces deux divisions de Parme, dont la pli s importante est à l'E. de la rivière, sont réunies par 3 ponts : au S. par le ponte Caprasvcca; au N. par le ponte Verde. qui aboutit au jardin ducal; et entre les deux par le ponte di Mezso. La ville est de forme circulaire, entourée de murs bastionnés, et défendue au S. par une citadelle.
Les Places principales sont la place centrale (piazza Grande); au N. K. de celle-ci, la place du Dôme: au N. la piazza di Cbrte, devant le Palais ducal; et, ehtre les deux, la piazza délia Steccata.
Églises. — Dôme; intérieur roman, sauf les additions postérieures. La
ITALIE
grande curiosité de cette cathédrale est la vaste fresque (1530) de la coupole, par. Corrége, représentant l’Assomption de la Vierge, œuvre capitale dans l’histoire de l’art et qui malheureusement est très-altérée. Elle précède de quelques années le Jugement dernier de Michel-Ange. Lorsqu’on la découvrit, un marguillier dit à Cprrége : « Vous nous avez fait là un plat de grenouilles, » critiquant la confusion des ’ figures et le pêle-mêle des jamhes. — Baptistère, riche édifice octogone (1196-1270). — San Giovanni evangelista (fresques célèbres de Corrige à l’âge de 26 ans; fresques du Parmesan) ; au couvent : statues par Begarelli. — La }l adonna délia Sieccata (célèbre Moïse, peinture en grisaille par le Parmesan). — S. Ludovico (dans le parloir de l’abbèsse du couvent, fresques du Corrége, représentant Diane, les Grâces, Adqriis, çtc.);
— Cappueine nuore; — Annunziata ;
— S. Sepolcro; — S. Alessandro:
Palais ducal, ensemble de constructions disparates, contient le vaste et ancien théâtre Farnese aujourd’hui en ruine; la bibliothèque de l'Académie (100000 vol.; 80000 gravures); les archives. . •
L’Académie des beaux-arts., — Ce Musée, quoique peu considérable, est surtout intéressant par le grand nombre des peintures de Corrcge. La plus célèbre est celle dite : le St Jérôme (Madone avec l’Enfant Jésus, S'c Madelaineet S' Jérôme)'. Ce tablèau fut payé environ 550 fr. à l’artiste; plus sa nourriture pendant 6 mois. En 1798 .
le duc de Parme offrit inutilement à la France un million pour le conserver. On y voit aussi la madonna iella Scodella du même Corrége; des ta-, bleaux de Mantegna, de Francia, de Bellini, de Leonard de Vinci, du Parmesan , etc ; — le musée d’antiûUités , contenant des objets trouvés à Velleja, sorte de Pompeï de l’Italie du Nord.
On y remarquera udg charmante statuette en bronze d’Herculç ivre; 20000 médailles; des camées, etc.
L’université, la typoor aphie ducale (de Bodoni), lé théâtre élevé par Marie-Louise, doivent être signalés à l’attention.
Les promenades principales sont le jardin ducal et le stradone, boulevard extérieur au S. de Parme.