TOSCANE. — APERÇU GÉNÉRAL
les principaux peintres de l’éeole toscane, nous citerons : les Gctddi; Spi- ■ nello Spmelli , d’Arezzo; Simone Memmi, de Sienne; Buffalmacco ; Orcagna (| 1376; voir le Campo Santo de Pise); Masolino da Panicale; Masaccio (1402-1443); Frà Angelico (voir p. 826); Benosso Gosxoli (voir p. 826); frà Filippo Lippi ; son fils Filippino (voir p. 827); Sandro BoUicelli ; Cosimo RosseUi; Domenico Ghirlandajo (f 1495); Pollajuolo ; Signorelli; Verrocchio (1432-1488), émule de Donatelto pour la sculpture.— > Léonard de Vinci (1452- 1519) marque ses œuvres d’un caractère de perfection, mais a peu produit. — Michel-Ange Buonarroti (1474-1564) appartient à la Toscane par sa naissance et par son école. — Frà flartolammeo (Baccio délia Porta) donna des conseils à Raphaël et fut. coloriste dans une école qui le fut peu; Lorenzo di Credi; Daniel de Volterre (1509-1566); Vasari, peintre de pratique et auteur célèbre des vies des peintres; Andrea del Sarto (1488-1530), un des plus grands peintres et le Raphaël de l’école Florentine ; le Pontormo (1494-1556) ; le Bronsino (Angiolo Allori, 1501-1570); Alessandro Allori (1535-1GQ7); Santi di Tito; le Cigoli (1559-1613),' fondateur d'une nouvelle école, dont le système est l’éclectisme; Cristofano Allori (1577;1621) ; Carlo Dqlci (1616-1686), sorte de Beato Angelico du xvn« siècle. -f
îilKtolrc: — Au moyen âge la comtesse Mathilde, héritière de la Toscane, en fit don au saint-siège (commencement du xir siècle), quoiqu’elle la possédât à titre de fief de l’empire. Cette donation vint ajouter de nouveaux griefs à la querelle entre l’empire et la papauté. Pour conserver ses possessions, la politique île Rome fut d’affaiblir en Italie le pouvoir impérial et de soutenir la liberté des républiques italiennes.
Vers l’an 1200 apparaissent dans l’histoire d’Italie les deux dénominations, (originaires de l’Allemagne) de Guelfes (partisans du pape) et de Gibelins (partisans de l’empereur). Dans le principe, ces factions ne furent à Florence qu’une opposition entre les intérêts du peuple et ceux des nobles. « Là, comme partout, les Gibelins représentaient les intérêts féodaux; les Guelfes, les intérêts populaires. Seulement la querelle socjgle et ipolitique , au fond naturelle et simple, se compliqua, s’embrouilla, et s’envenima de beaucoup de querelles particulières. Des luttes intestines et des guerres faites aux républiques voisines signalent l’histoire de Florence pétulant une longue période.®
Une famille plébéienne, les Jfedici, nlarchands que les affaires de change avaient enrichis, finit par régner'sur la Toscane. Au xv* siècle, Jean de Mèdicis (nom francisé des Médici), en s’élevant de tout son crédit contre l’oppression du peuple et en faisan! établir une plus juste répartition des impôts, jeta les fondçments de la puissance de sa maison. 11 fut gonfalonier en 1421. — Son fils Cosme, qui s’était entouré d’un faste presque princier, surnommé le père de la patrie, gouverna Florence pendant 30 ans, avec la prudence d’une politique personnelle. — Son petit-fils Laurent, dit le Magnifique, quoiqu’il n’eût que 21 ans, appelé à gouverner un peuple turbulent et des nobles ambitieux, assura sa domination par son habileté, son affabilité et sa générosité. La conjuration formée, avec l’assentiment du pape Sixte IV, par les Pazzi (1478), qui tentèrent de l’assassiner à l’église Sainte-Marie des Fleurs, et firent, seulement tomber sous leurs coups sén frère Julien, ne fit qu’affermir son pouvoir. Florence perdit doucement et sans résistance sa liberté. 11 fit élever son second fils Jean (depuis Léon X), âgé de 13 ans seulement, à la dignité de cardinal ; faveur jusqu’alors inouïe. Ses
ITALIE
• palais et ses jardins, ouverts aux artistes et aux savants, renouvelèrent pour Florence le spectacle de ce culte de l’intelligence qui fut une des gloires de l'antiquité. — Pierre II, son fils aîné, perdit l’affection des Florentins. Ayant accepté de Charles VIII des conditions honteuses, il fut banni en 1494, lui -et ^ ses frères Jean (Léon X) et Julien. Leurs biens furent confisqués et pillés. Les riches trésors accumulés par les Médicis, les camées, les nlanùscrits précieux, les statues antiques, tout fut saccagé. — Le gouvernement républicain fut rétabli pendant quelque temps. — En 1530 , Charles-Quint xétabjit à Florence Alexandre de Médicis, qui fut assassiné, eh 1537, par. son cousin Lorenzino.
Cosme ItT (1519-1574), soupçonneux et dissimulé, poursuit de sa haine et de ses embûches les Florentins proscrits à la suite des dernières tentatives pour restaurer la liberté. — Son fils François II se rend odieux par des impôts exorbitants. Il épousa sa maîtresse Bianca Capello , belle Vénitienne qui s’était enfuie de sa patrie avec un amant ; et il meurt empoisonné-, ainsi qu’elle , par le cardinal Ferdinand de Médicis, qui lui succède au pouvoir. La famille régnante des Médicis s’éteint dans les premières années du xVm* siècle, après une suite de mariages mal assortis et demeurés inféconds. — La -Toscane en 1703 forme une secondogéniture de la maison d’Autriohe, ne pouvant pas être réunie à la monarchie. — En 1807, Élùa, sœur de Bonaparte, est créée grande-duchesse.
Le grand-duc régnant au moment de la dernière guerre, de 1859,- était Léopold II, souverain absolu,' prince impérial d’Autriche, archiduc d’Autriche, né en 1797 ; ayant succédé à son père, Ferdinand III, le 18 juin 1824; générad de cavalerie au service de l’Autriche; marié le 7 juin 1833 à Marie- Antoinette, née le 19 décembre 1814, fille de feu François 1", roi des Deux- Siciles. .
La Toscane a participé en 1848 au mouvement politique qui a agité l’Italie. Le 15 février 1848 le grand-duc donna une Constitution basée sur les principes de la Charte française de 1830. Cette constitution fut renvefsée après une année d’existence. Une Constituante remplaça les deux Chambres. Le grand-duc s’éloigna de ses États au mois de février 1849, et y rentra au mois de juillet de la même année , à l’aide de l’intervention des troupes impériales. L’Autriche y maintint jusqu’en 1855 un corps d'occupation de 1GOOO hommes-, dont l’approvisionnement était à la charge de la Toscane. -r- Le grandduc a de nouveau quitté la Toscane A l’époque de la guerre de 1859'. En ce moment (novembre 1859) la Toscane a un gouvernement provisoire.