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ROUTE 466 : ENVIRONS DE NAPLES

7 effarants de lave sortirent à la fois et inondèrent plusieurs villages situés ara bas de La montagne. Résina, en partie construite -sur l'emplacement d’Herculanum . fut consumée par le torrent de feu. Les inondations de boue ne furent pas moins destructives que celles de la lave elle-même. Car telle est l’abondance des pluies dues à la masse de vapeurs lancées dans l’atmosphère, qu’il se précipite le long des flancs du cône de véritables tor- . ■vents , qui seohargent d’une poussière volcanique impalpable, et, entwînant avec eux des cendres incohérentes, acquièrent une consistance suffisante pour justier le nom de « lavqs aquéuses. -» (Lyell). On prétend que 4000 personnes périrent dans cette catastrophe. — Voici te liste des éruptions postérieures jusqu’à nos jours: 1660,

nereuiamim, une des villes englouties par l’éruption de l’an 79. On descend clans les excavations faites pour. extraire les restes 'prédieux d’une portion de la ville ensevelie. — Au delà d’tjerculatnim on passe aux stations de Terre del Greto, 16 000 bah., où le littoral est bouleversé par les 'coulées de lave , et de Torre dell’ Annùnsiata, 16000 hab.

une des plus grandes curiosités du monde. Cette ville, ensevelie pendant près de dix-sept 'siècles, fut découverte en 1748. Par suite de fouilles continuées avec lenteur, le tiers de la ville est aujourd'hui découvert et à ciel ouvert, et l'on en visite les monuments et les habitations privées avec le plus vif intérêt.

En l’an 63, Pompeï fut ruinée en partie par un tremblement de terre qui dévasta la Campanie. Dans le moment, Néron était sur le théâtre de Naples : il ne voulut pas quitter la scène avant d’avoir achevé son air favori. Les habitants épouvantés abandonnèrent Pompeï. Ils y revinrent peu après, et la ville avait repris. toute

sa splendeur quand, le 23 novembre 79, au milieu du jour, éclata l'éruption qui devait l’engloutir. Les toiturès en bois deB maisons furent incendiées ou enfoncées par le poids des matières accumulées. Les bois brûlés, les verres fondus, etc. -prouvent que les matières incandescentes vomies par" le volcan parvinrent à Pompeï avant les pluies, qui ne l’inondèrent que lorsqu’elle était déjà couverte de pierres ponces et de cendres. Ces torrents a’eau et de cendres transportèrent de tous côtés les objets mobiliers et fragiles, et en les recouvrant empêchèrent qu’ils ne fussent écrasés par l'écroulement des étages supérieurs. On n’a trouvé qu’un assez petit nombre de squelettes; les habitants purent s'enfuir. Ils revinrent même fouiller oe sol d’ensevelissement, qui n’avait 'pas encore acquis sou épaisseur actuelle de plus de 4 mèt. (on peut y reconnaître sept couches superposées, au-dessus de la terre végétale) , et ils retirèrent de leurs habitations leurstrésors ■ et des objets précieux de leurs édifices. Ils se rebâtirent un village à quelque distance, auquel ils donnèrent également le nom de Pompeïa. Cette nouvelle Pompeï fut à son tour ensevelie, et probablement par l’éruption de 472.

Dans la partie de la ville exhumée", outre les temples, les basiliques, les thermes, las théâtres, le forum, les villas (la plus célèbre est la villa suburbaine, dite de Diomède), on admire une foule d’habitations privées, dont quelques-unes, telles que oelles de Pansa, du Faune, du poète tragique etc., ont fourni des objets d’art précieux, ainsi qu’un grand nombre de.

boutiques bornant les rues, où l’on a trouvé des objets mobiliers dans l’état où les avaient laissés les marchands.

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