‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 672 sur 816 · SOIIRENTK. — AMALFI. — RAVEL LO · texte numérisé non relu

SOIIRENTK. — AMALFI. — RAVEL LO

SALF.HNE. — POESTÜU. — LA CAVA. — ; SUCERA.

Au delà de Torre dell’ Annunziata , le Chemin de fer ( V . p. 922) se bifurque. A droite, il gagne

iastrllttnarr. 1 6*000 hab. (hôtels :

, grau Bretagna ; aniica Stable; Albergo

ITALIE

Reale; Europa; d’italia; impériale), lieu renommé par ses promenades , ses villas et ses eaux minérales. La route, continuant à côtoyer le bord de la mer, conduit à

Sorronle, 6000 hab. (hôt. : la Sirena, Albergo del Tasso ; di Rispoli ; la- villa Narui i la Cocumella, hors la ville, au milieu des jardins; l’Europa.

— Les artistes descendent d'ordinaire à Parigi ou à la Rosa magra). — A g.

le chemin de fer conduit à

Nocera, 5000 hab. et dans une petite vallée boisée où est située

La Cava, 13 000 hab. (hôtels), lieu vanté par les Napolitains. On va visiter le couvent.de la Trinité. A 7 mi), de Nocerâ est

Salerne ( Salerno ) , 1 5 000 hab. '

(hôt.: délia Victoria ; (les Etrangers), célèbre par son ancienne école de médecine (cathédrale). — A 28 mil. de Salerne on peut aller visiter les magnifiques ruines de Pæstum.

Une voit, à îchev., de Salerne à Pæstum, 4 ducats. Cette' excursion par terre était peu sûre à une certaine époque ; des gendarmes escortaient les voyageurs pour les protéger. La malaria est aujourd’hui, en certaines saisons, le seul danger réel du Voyage de Pæstum. 11 faut y aller pendant les mois de mars et d'avril, ou a partir du milieu de septembre. Il ne faut pas y passer la nuit. On peut aisément, dans la journée, aller de Salerne visiter Pæstum, retourner à Salerne et aller coucher à la Corn, où l’on est mieux qu’à Salerne; ou même retourner par le dernier train du chemin de fer à Naples, qu’on peut avoir quittée, la veille, pour coucher à la Cava ou à Salerne.

Pæstum fut une colonie de Sybabaris; elle fut appelée avant les Romains Posidonia. Ses ruines furent signalées à l’attention de l’Europe en 1745. Outre quelques restes de murailles et d’un amphithéâtre , elles consistent en trois temples doriques restés debout depuis 2000 ans sur cette plage solitaire. Le plus remarquable est le

Posidonium ou Temple de Neptune.

— Ce temple, qui, après ceux d’Athènes, est considéré comme le plus bel exempte du génie manifesté .par

les Grecs en architecture, forme de l’E. à TO. un parallélogramme de 66", 70, sur 25", 60, compris, les degrés.

11 a 6 colonnes sur chaque face et 14 sur les côtés, en comptant celles des angles. Ces 36 colonnes d’ordre dorique, élevées sur 3 degrés, forment à son pourtour un portique continu.

Elles ont 2 mèt. 7 à leur diamètre inférieur, et 4 mèt. 1/2 de hauteur, d’où résulte une apparence plus massive qu’au Parthénon et au temple de Thésée à A thé nés. Elles n’ont pas de base, sont cannelées et coniques, le diamètre supérieur étant d’un tiers plus petit que l’inférieur; rétrécissement excessif! il n’est que de deux neuvièmes aux temples d’Athènes. Elles sont formées de 5 ou 6 tambours ou cylindres de hauteur variable et parfaitement jointoyés. — Les deux autres temples sont : celui improprement nommé la basilique, et un petit temple de Ce'rès.

On peut également, depuis Salerne aller, soit par mer, soit le long de la côte, à

Amolli, 3000 hab. (hôt. ; des Capucins; des Etrangers; délia Luna).

Amalli fut une République illustre au moyen âge. (Cathédrale; couvent de capucins; dans une situation pittoresque; vallée des Moulins. Itavello, intéressant pour sa cathédrale et le palais de Rufolo. ) De Rayello on peut descendre s’embarquer pour Salerne à Minori.

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