‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 697 sur 816 · I. L'teropelr · texte numérisé non relu

I. L'teropelr

Il faut se munir, pour entrer dans l’Acropole , d’une permission délivrée soit par M. Pittakis, soit par M. le colonel Thouret. Les hôteliers d’Athènes , eu la chancellerie de l’ambassade, la procurent facilement. Cette permission est valable pour plusieurs visites p on peut même s’en dispenser en donnant un pourboire au gardien qui vous accompagne: une drachme suffit. Il faudra faire plusieurs visites à .L’Acropole, examiner les murs en dedans et en dehors. Nous recommandons surtout d’y revenir un soir, par un beau clair ue lune. — L’entrée de l’Acropole est vers l’angle S. O., immédiatement au-dessous de la grande tour vénitienne et du temple de la Victoire sans ailes. On y monte en partant de la tour des Vents et con-

tournant l’angle N. O. du rocher, ou bien en venant de la colline de l’Aréopage ou du Pnyx'. On passe devant l’ancienne entrée de l’Acropole, découverte par AL Beulé; il faudra l’étudier en dehors et en dedans.

L’Acropole est un rocher isolé , élevé de 154 met. au-dessus du Biveau.de la mer, escarpé de toutes parts, d’une forme ovale et irrégulière, mesurant 900 pieds dans sa plus grande longueur, sur 400 de largeur.

fce» mur». — 1« Murs pélasgiques.

Les fragments de l’ancienne enceinte pélasgique, qui portait le nom d’Eanéapyles (les neuf portes) , se trouvent derrière la tour qui s’élève sur l’aile droite des Propylées. Ce sont des rochers ajustés les uns sur les «autres; la surface extérieure seule est aplanie, et assez grossièrement. Cette muraille commence au mur du S. et se continue dans l’intérieur de l’Acropole , où elle se perd derrière des murs de revêtement construits plus tard pour la cacher. Un autre spécimen des murs pélaagioues se trouve à 20 met. en avant ues Propylées, et à peu près dans leur axe. Les blocs qui le composent, de forme polygonale, sont beaucoup plus petits que ceux du mur dont nous venons de parler.

Au-dessous du temple de la Victoire, M. Beulé a retrouvé sur le rocher les traces du sentier qui serpentait entre les portes de l’Ennéapyle.

C’est un petit chemin large d’un mètre environ,, inégal, et qui préseute d’abord quatre entailles irrégulières, des sortes de marches creuses , où le pied s’enfonce dans des trous ronds et profonds , que le sabot des animaux a lentement creusés. 11 monte dans la direction du piédestal d’Agrippa,. puis il disparaît : près du portique septentrional des- Propylées, on le retrouve encore, mais alors -dirigé vers le S., ce qui prouve qu’il avait une direction sinueuse, et on le perd de nouveau.

T Murs de Thémistoele et de Cimon. — Ces murs existent eneore, mais ils sont défigurés par des restaurations modernes, ou masqués par de nouvelles murailles. Aussi ne peut-on en avoir une idée exacte qu eu en faisant deux fois le tour, A l’intérieur et

à l’extérieur de l’Acropole. Les murailles reposent simplement sur le bord du rocher et suivent ses mouvements et ses inégalités. Le mur du- midi s’appelait le mur de Cimon. C’est h l’angle- S. E. qu’il présente les assises les plus régulières.

Le mur qui regarde l’Orient est moderne. Le mur du N. est celui qui avait été construit à la hâte par Thémistocle. Ce qu’il offre de plus remarquable, ce sont des tambours de colonnes en marbre pentélique et un entablement dorique en pierre, qui ont servi à sa construction. Ces fragments étaient ceux du vieux Parlhénon encastrés dans la construction.

3° Murs de Conon et de Valérien.

Ancienne entrée de l'Acropole. — C’est à M. Beulé que revient la gloire d’avoir découvert le mur qui protégeait le côté occidental, c’est-à-dire l’entrée même de l’Acropole, qui était, il y a quelques années , ensevelie sous de massives constructions turques.

Cette entrée, qui formait la véritable défense de l’ Acropole , présente une façade extérieure de 22 mètres de développement et parallèle à la grande façade des Propylées. Cet espace a été divisé eu trois parties égales : au milieu, un mur (le marbre percé d’une porte dorique d’an style imposant; à droite ot à gauche, des tours carrées en pierre , espèces de bastious qui s’avancent pour défendre la porte.

L’ettcallor des Propylée*. — L’ouverture de l’escalier est de 23 mèt. ; il est divisé en deux moitiés, ou plutôt en deux systèmes bien distincts , par un vaste palier qui commence au pied du temple de la 'Victoire: ce palier avait plus de 4 mèt. de largeur; du côté S. , il recevait le sentier pélasgique, dont nous avons parlé. C’est par là que montaient les victimes et les hôtes de somme, pour lesquelles on avait ménagé un chemin creux, que l’on reconnaît encore au milieu de l’escalier supérieur. Au-dessous du palier, en comptait 26 marches ; 12 seulement sont encore en place. C’est du côté droit que l’escalier s’est le mieux conservé. Du côté du N., le grand palier communique avec un petit escalier taillé dans le rocher : c’est l'antique

escalier de Pan , qui- mène à la grotte de Pan et à la fontaine Clepsydre, décrites par Pans amas. C’était autrefois une sortie de l’Acropole, qui fut murée par les Grecs en 1822.

Le* Prspjléf», construites entièrement en marbre pentélique, étaient un monument purement décoratif.

Elles furent détériorées par les ducs d’Athènes, qui les premiers en firent un château fort, et détruites en partie par l’explosion d’un magasin à poudre.

Elles se composent d’un mur percé de cinq portes; un vestibule et un portique de la même largeur le précèdent; deux murs parallèles forment les côtés du vestibule : à droi te et à gauche deux ailes s’avancent pour encadrer de leurs portiques parallèles la faoe principale; le vestibule lui-mème était bordé de chaque côté par trois colonnes ioniques dont on ne voit plus que les bases, quelques tambours mutilés etdes fragments de chapiteaux ; au delà des ortes, un quatrième portique, semlahle au premier, mais moins profond, regarde l’intérieur de l’Acropole.

La Pinacothèque. — On désigne sous ce nom la salle attenante à l’aile gauche des Propylées. On ignore si c’était une galerie de tableaux ou un édifice couvert de peintures- murales.

Cette salle sert actuellement de musée pour les débris de statues, d’inscriptions, etc., qui ont été trouvés dans l’Acropole. . .

Le temple de la Victoire nuis aile* est situé en avant des Propy-, lées, sur une terrasse haute de 8 mèt.

On y arrive par un escalier qui se raccorde avec l'escalier des Propylées par un petit soubassement Tout l’édifice est construit en marbre pentélique.

C’est une cella fermée de trois côtés, ayant à peu près à mèt. de longueur et de- largeur , avec un portique et un

Îiasticum composés chacun de 4 coonnes ioniques. Le fût des colonnes est d’un seul morceau. Tout autour du temple régnait une frise haute de 44 centim. et ornée de sculptures; elle n’existe plus que sur deux de ses côtés.

ne» Propylée» ■■ rartkénoa.

— Outre les grands monuments du

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Partliénon et de l’Ërechthôion, qui sont encore debout, le plateau de- l’Acropole renfermait plusieurs autres temples, et tin nombre considérable de statues. Tous ces monuments ont disparu, et le sol est jonché de leurs débris. A main droite, du côté du S., vers le mur de Cimon , on retrouve encôre l’emplacement des temples de Diane Braurnnia etde Minerve Erganë, avec quelques piédestaux et quelques fragments de sculptures incertaines.

le parthénon , construit sous l’administration de Périclôs (444-436 av. J. C.) par les architectes Callicrate et Iotinus, a été détruit en grande partie par l’explosion d’un magasin à poudre en 1G87 , pendant le siège des Vénitiens, et par les déprédations de lord Elgin au commencement du siècle actuel.

Le plan du Parthénon est d’une grande simplicité. Le corps principal est un grand rectangle divisé on deux salles inégales. La plus grande, ouverte à l'orient , est proprement le temple : elle contenait la statue de Minerve. La plus petite est l’opisthodome : on y renfermait le trésor public. Deux portiques de 6 colonnes chacun précèdent le naos et Topisthodome. Tout autour de la cella ainsi disposée règne un péristyle qui compte 8 colonnes1 sur les façades, 17 sur les côtés, les colonnes d’angle deux fois comptées. L’édifice entier est élevé sur un soubassement de 3 hauts degrés; 2 degrés un peu plus petits exhaussent encore le sol de la ceila au-dessus du niveau du portique. Le péristyle et la cella étaient décorés de sculptures à l'intérieur; des statues colossales remplissaient les frontons. Le fronton oriental a presque entièrement disparu. Des statues dont l’ensemble représentait la naissance de Minerve, et qu’on croit avoir été sculptées de la main môme de Phidias , il ne reste plus que quelques tôtes des deur extrémités, 2 des 4 chevaux du soleil à l’angle E. , et 2 de la nuit à l’angle opposé; ces derniers méconnaissables, et les autres mutilés. Les métopes de la frise sont encore en place, mais il est impossible de comprendre les sujets qu’elles leprésentaient. Vers le

fond de la cella, remplacement de la statue colossale de Minerve est marqué par un pavement de tuf. La célèbre frise de la Cella offrait une suite non interrompue de bas-reliefs , qui tournaient autour de ses quatre côtés, et représentaient un sujet unique, la fête des Panathénées. Cette frise a été transportée presque tout entière au musée britannique ; on en a réuni uelques fragments dans l’opisthodome u Parthénon. Le côté occidental est resté en place presque entier : il représente de jeunes Athéniens bridant et caressant leurs chevaux. VOpisthodome était situé derrière la cell^; il avait 13 mèt. 33 de longueur; il renfermait le trésor public. En sortant de l'opisthodome par la grande porte occidentale , on se trouve sous le Posticum, dont les six colonnes existent encore entières avec leur architrave et leur frise, 11 faut descendre les degrés du temple pour aller admirer la façade occidentale avec ses 8 colonnes doriques. Le fronton occidental, qui représentait la dispute de Minerve et de Neptune, est presque entièrement ruiné ; on ne voit plus que deux figures représentant Cécrops assis et sa fille Aglaure à ses pieds. La partie inférieure du corps de l’Euryte est encore en place ; mais it faut monter sur le fronton même pour la bien voir.

Les métopes qu’oD voyait sur la frise des côtés N. et S. ont presque toutes disparu, ou les sujets qu’elles représentaient sont méconnaissables.

Extrémité orientale de l’Acropole. — Il ne reste presque plus rien des monuments nombreux qui décoraient l’extrémité E. de l’Acropole; en face de la porte centrale du Parthénon, on reconnaît cependant l’emplacement de l’autel de Minerve. Une brèche assez profonde a été ouverte du côté de TE. ; c’est un spécimen assez curieux des différentes couches de terrain de l’Acropole r des débris de charbons, des fragments de vases et de terres cuites, des tambours de Colonnes à peine dégrossis, etc. Plus au N. , en revenant vers l’Êrechthéion T on trouve l’emplacement du temple circulaire de Rome et d’Auguste.

I/^rechthclon. — Bâti primitive-

fd b y

ment par Êrechthée. cet édifice fut reconstruit sous l’administration de Cimon et de Périclès , et ne fut achevé qu’en 407 sous celle d’Alcibiade. C’est un rectangle long de 20 ni. 3, large de 11 m. 21. 11 est précédé à l’orient d’un portique ionique de môme largeur et composé de six colonnes; deux autres portiques s’appuient sur ses longs côtés, à leur extrémité opposée : l’une regarde le N., et compte quatre colonnes ioniques de face, deux de retour; l’autre, plus petite, regarde le midi, c’est le portique des Caryatides:

six jeunes filles, qui portent l’entablement sur leur tète r ont pris la place des colonnes.

Le monument est établi sur deux sols différents : à l’E. et au S. , ses façades sont simplement exhaussées de’ trois marches au-dessus du sol ; les façades du N. et de l’E. sont à un niveau plus bas de 8 pieds, niveau commun aux terrains qui forment l’enceinte sacrée et s’étendent du même côté.

Tout l’Érechthéion est en marbre pentélique; c’est le spécimen le plus gracieux qui nous soit resté de l’art ionique.

L’Ërechthéion contenait dans son enceinte deux temples adossés l’un à l’autre : celui de Minerve Puliade, dans lequel on pénétrait par le portique oriental, et le temple de l’an-

rose (fille de Cécrops), dans lequel on pénétrait par le portique septentrional; ce dernier était à jour et contenait l'olivier sacré. Les deux sanctuaires communiquaient entre eux par un couloir intérieur; deux petites portes faisaient aussi communiquer le temple de Pandrose , au S. , avec lé portique des Caryatides, qui parait avoir recouvert le tombeau dç Cécrops, et, à l’O.,. avec une enceinte réservée aux prêtresses. Dans le portique du N., on montre, au-dessous d’une interruption du dallage, tieux trous profonds de 50 centim. environ, où la piété crédule des Grecs voulait reconnaître l’empreinte du trident de Neptune. ,

Retour de l'Krechthélon aux Propylée». — C'est près de l’Êrechthéion que le rocher de l’Acropole

offre son plus grand escarpement. C’est près de là qu’on observe l’ouverture naturelle qui communique avec la grotte d’Aglaure; c'est une fissure du rocher, une espèce de puits oblique, situé h 4 mètres au-dessous du sol actuel. On y descend par un escalier moderne ; plus bas il reste 7 mètres qu’on ne peut franchir sans échelle. En revenant aux Propylées, , on rencontie un vaste piédestal qui portait le colosse de Minerve Promachos, coulé en bronze par Phidias.

■ I. Région nu sml et A l’est de l'Acropole.

Odéon d'Hérode Attlcu». — Cet

édifice est situé sur la pente méridionale de l’Acropole, à son extrémité O.

Il reste encore une partie considérable des murailles qui soutenaient lu proscenium, avec deux ailes rentrées vers les extrémités ; ces murailles sont percées de plusieurs rangs de fenêtres en arcades superposées. L’hémicycle est encore assez bien dessiné. Le diamètre intérieur est de 78 mètres.

Portique d'Eumène. — A l’E. de cet Odéon, s'étend une ligne de 28 arcades, reste du portique oonstruit par Eumène et Attale, pour servir au peuple de refuge contre la pluie pendant les représentations du théâtre de Bac-' chus.

Théâtre de Racrhu». — On voit encore quelques traces de ce théâtre à l’extrémité E. de la pente méridionale de l’Acropole. Deux rangs de sièges creusés dans le rocher , et appartenant aux gradins supérieurs, sont tout ce ui reste de cet immense édifice. Auessus de ces gradins, et au-dessous du mur de Cimon, on remarque l’ouverture d’une caverne , reste au monument chorégique de Thrasyllus. Audessus de ce monument, on voit deux colonnes isolées, qui n’en faisaient pas partie. C’est dans la plaine qui s’étend au S. de. l’Acropole, au-dessous du portique d’Eumène , depuis l’hôpital militaire jusqu’à la prison de Socrate, que M. Hanriot place l’ancienne Agora; on trouve encore vers le S. quelques vestiges des murailles de la ville et une colonne isolée. Le nouvel hôpital

GRÈCE

militaire repose sur les fondations d’un édifice antique. Dans une rue voisine, au pied de la pente E. de l’Acropole, nous trouvons le

Monument rhoréglque de E,yslrrale. — Il n'a que 2 mètres de diamètre intérieur, et n’offre ni porte ni fenêtre. C’est une rotonde en marbre blano, élevée sur un socle carré, et surmontée d’une espèce de fleuron délicatement sculpté. Six colonnes engagées portent la frise qui, représente la destruction des pirates tyrrliéniens par Bacchus. Le socle est un spécimen de la construction en bossage.

La vaste grotte que l’on aperçoit sur les rochers E. de l’Acropole est assez généralement reconnue pour le sanctuaire Éleüsinium mentionné par Pausanias.

Sortant d’Athènes , du côté du S. E. , on rencontre

■/ Are d’Adrien, — construit en marlire pantéliaue et d’ordre corinthien; le pied ae l’édifice est enterré par l’exhaussement du sol. Les inscriptions gravées sur, la frise du côté du N. O. et du côté du S. E. nous apprennent que ce monument séparait l’ancienne Athènes, la ville de Thésée; de l’Athènes nouvelle construite par Adrien, ou Adrianopolis, qui comprenait le . .

Temple «te Jupiter Olympien.

— Ce temjde, situé au S. E. de i’ Acropole, sur la rive droite de l’Ilissus, fut commencé par Pisistrate et terminé seulement par l’empereur Adrien, près de 7CK) ans plus tard. U ne reste de ce vaste édifice que 16 colonnes, dont plusieurs portent encore leur architrave. Il - en comptait autrefois 1 20.

On ignore ce que sont devenus les débris énormes du temple. Ces ruines sont d’un grand effet, à cause de leurs proportions colossales , et aussi à cause de leur isolement dans cette plaine nue et dévastée , d’où l’Acropole et le Parthénon présentent un aspect admirable,

Sons l’esplanade du temple, M. Forchhammer a trouvé de larges voûtes et une citerne qui paraît avoir communiqué’avec la

VanUine Calllrrhuë oh Eii ut-wcrounok. — cette fontaine n’est

plus qu’une marc d’eau sale confondue avec le lit de l’Ilissus, et située au S. du temple de Jupiter. LesPisistratides avaient régularisé son écoulement en perçant neuf canaux dans le rocher qui lui donne naissance. On voit encore sept de ces orifices.

Franchissant le pont de lllissus, on trouve , à pèu de distance, au S. E. , la SM «*«!«■ I*ana4liénaïqno. Il est creusé dans une des collines de la rive gauche del’Ilissus, et son axe est. perpendiculaire à celui de ce ruisseau. La longueur de l’arène est de 235 mèt. ; sa largeur, du côté de l’Ilissus, est de 41 mèt. 24, et du côté opposé, de 83 mèt. 08 , cette extrémité étant arrondie pour- permettre aux chars de tourner. On remarque dans le côté K. un passage souterrain qui servait, dit-on, à la retraite des vaincus.

■If, Région an nord et à l'uneat de l’Aeropole.

Tour des Vents, ou Horloge d’AndronicuM t’jrrhestes. — Ce

monument, qui servait à la fois d’horloge hydraulique, de cadran solaire et de girouette, est situé au pied de l’Acropole, du côté du N., à l’origine de la rue d’Éole. C’est une tour octogone, toute en marbre blanc, haute de 13 mèt. 41. Chacune de ses faces est orientée vers les huit points de l’boriv.on athénien , auxquels correspondaient les vents, dont les noms et les figures symboliques sont sculptés sur la frise. Au-dessous de chacune de ces figures, on remarque un cadran solaire. A la face S. est adossée une petite tour semi-circulaire. Sûr les faces N. E. et N. O. sont ouvertes deux portes d’ordre corinthien . avec les restes des perrons nui y donnaient accès. A l’intérieur de l’édifice on distingue encore dans le pavement , des cavités et des canaux , appartenant sans doute à la clepsydre , ou horloge hydraulique, qui "recevait ses eaux de la fontaine de l’Acropole par un aqueduc, dont on voit encore les arcades.

A l’E. de la tour des Vents on trouve, sur la place dite ID.ïteia npvravsïou, des restes de murailles engagées dans des maisons particulières, qui repré-

sentent probablement le Prytanée, ' où étaient conservées les lois de Solon.

En revenant à la tour des Vents' et descendant la rue à l’O. , on rencontre le Temple de nlnerre Arehégétli», vulgairement Porle de l’A- Kora. C’est un portique isolé, soutenu ar4colonnesdoriques de 7 met. 93 de auteur. Au-dessus de l’entablement s’élève un fronton.

En se clirigeant vers le N. , on trouve , à l’O. de la caserne de cavalerie et de la place du Marché, les restes supposés du Gymnase , ou de la

Mou d'Adrien. — Ç’est la muraille O. d’une vaste enceinte quadrangulaire, qui s’étendait assez loin vers l’E. On voit encore une colonnade corinthienne, composée de 7 colonnes monolithes de marbre cipolin , adossées à une telle muraille. A l’E. , au delà de la caserne de cavalerie, on retrouve encore des substructions, des restes de murailles et des fûts de colonnes.

Revenant vers le temple de Minerve Archégétis et se dirigeant- vers l’E., on trouve dans Tô5o; llxo)t|iœtoo des restes de muraille antique qu’on suppose avoir appartenu au gymnase de Plolémee.

Continuant vers l’E. , par la rue d’Adrien, on arrive au

Temple de Thésée. — Cet admirable monument de Tordre dorique, construit en 469 avant J. C., sous le gouvernement de Cimon, fils de Miltiade , est isolé sur un tertre et bien dégagé des dernières masures d’Athènes ; il est construit en marbre pentélique, et repose sur ries fondations formées de larges blocs de pierre calcaire. 11 compte 6 colonnes sur chaque front et 13 sur chaque côté, les colonnes d’angle deux fois comptées, en tout 39 colonnes , avec une frise formée de triglyphes et de deux métopes par chaque entre-colonnement, une corniche ornée de mutules et un fronton à chaque extrémité. Le stylobate sur lequel repose la colonnade* est haut de 71 cent., et ne présente que deux marctes. La longueur totale du temple est de 32 mèt. 28 , sa largeur de 13 mèt. 71, sa hauteur, du st’ylobate an sommet du fronton, de 10 mèt. 38.

La cella, divisée en pronaos, naos et

opisthodome, ou mieux posticum , avait 24 mèt. 62 de longueur sur 8 mèt. 66 de large, te pronaos et le posrticum sént séparés du péristyle par deux colonnes. Une frise sculptée régne sur le pronaos et le posticum. La frise de Topisthodome, composée de vingt figures, représente le combat des Centaures et des tapithes; celle du pronaos, composée de trente figures, est trop mutilée pour qu’on puisse en reconnaître le sujet. Sauf quelques dégradations peu importantes, l’ensemble du monument est intact. L’intérieur estdeventi un musée de sculptures antiques. Une légère gratification au gardien voul en ouvre la porte.

A l’O. du temple de Tltésée s’élève la Colline des Nymphes , couronnée par l’Observatoire mederne; sur la colline qui s’étend à l’O. de la colline des Nymphes, on remarque de nombreux vestiges de maisons antiques, et deux rues à chars aux profondes ornières.

■/'Aréopage, ou colline de Mars, est ce rocher escarpé qui s’élève entre la colline des Nymphes et l’Acropolè :

sur cette colline siégeait le célèbre tribunal qui remontait au temps de Cécrops , et dont on,voit encore quelques restes, savoir : un escalier de 16 marches, taillées dans le roc, aboutissant à un banc également taillé dans le roc , oû l’on distingue trois sièges rectangulaires ' placés en demi-cercle et regardant vers le S.

i.e l'nyi. la colline qui fait suite au S. O. à celle de l’Aréopage , est celle où so tenait l’assemblée populaire des Athéniens. L’enceinte, située sur le versant N., figure à peu près un hémicycle soutenu par Une muraille formée* de gros blocs de marbre carrés.

La base de l’hémicycle est taillée sur le rocher même de la colline; au milieu s’élève la tribune, formée d’un bloc carré auquel on monte de chaque côté par six petits degrés, le tout sculpté dans le roc. Dans la muraille à l’E. de cette tribune, on remarque des niches destinées à recevoir des offrandes aux dieux. C'était là La tribune du nouveau Pnyx. illustrée par les luttes oratoires d’Escliine et de Démosthène.

Derrière elle on trouve quelques ves- ' tiges de l’ancien Pnyx de Périclès et

GRÈCE

d’Alcibiade , avec les restes d'une ancienne tribune, et plus au S., quelques débris des anciens murs de la ville. Sur toute la hauteur qui prolonge vers l’O. la colline du Pnyx , on trouve un très-grand nombre dë maisons antiques.

Prtüon tle Socrate. — On nomme ainsi, sans aucune raison positive, des chambres souterraines creusées à la base de la colline S. E., ou Colline de Musée, et précédées d’une espèce d’esplanade. Le rocher de la colline , taillé verticalement, présente trois portes, qui donnent accès dans deux salles carrées communiquant entre elles par un couloir, dans la paroi duquel est creusée une sorte de niche autel. On pénètre, au delà de la salle de droite, dans une arrière-salle circulaire, dont la partie supérieure se prolonge en se resserrant en une sorte de cheminée.

La Colline de Musée offre encore beaucoup de restes de maisons antiques, de puits, de citernes, et plusieurs rues striées. I.e sommet est occupé par une ruine nommée

Le Tombeau de PhllopappoM, ou du byrlen. — C’était un vaste monument dont il ne reste plus que les niches du centre et de l’E., contenant encore leurs statues. — De ce sommet, à peu près aussi élevé que Celui de l’Acropole , on aperçoit le Parthénon sous son plus bel aspect.

La colline de l'Ouest présente des vestiges de murailles et de maisons; on y trouve des carrières, la base d’une tour, et, tout à fait au S., une caverne sépulcrale remarquable.

D’Athènes à Corfou, R. 477 ; — à Delphes, R. 474; — à Lamia, R. 475; — à Livadie, R. 474; — à Nauplie, R. 476; — à Fatras, R*. 477; — àSparte, R. 476; — àSyra,R.478.

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