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ROUTE 471» : D’ATHÈNES A DELPHES

suite (1 h. ) sur le col du mont Cythæron, d'où l'on découvre toute la Béotie. Du col du Cythæron, la route descend en 2 h. 45 à

TbèbcH. — La ville nouvelle, comdétement insignifiante, est bâtie sur a colline de la Gaddiée, ancienne citadelle de la ville antique, dont il ne reste plus d’ailleurs de vestiges importants, si ce n'est quelques fragments d’un mur cyclopéen, et quelques débris d’un temple ençlavés dans l’église de Saint-Luc. La colline de la Cadmée, et les deux ruisseaux Ismène et Dircé qui coulent à ses pieds, sont seuls authentiques. De Thèbes, on revient à travers la plaine vers le S. O. à (2 h.)

plâtre, Les ruines de cette ville .célèbre, disséminées sur une plaine déserte > consistent en quelques débris d’une enceinte de 4 kiL environ de circonférence, de construction polygonale et rectangulaire, plusieurs grands sarcophages empierre, et une fontaine antique en marbre sculpté. Le champ de bataille, où les Grecs nattirent Mardonius , est un peu plus au N. , sur les rives des ruisseaux qui concourent à former l'CEroë.

De Platée on gagne, en se dirigeant à PO. (1 h.), le tumulusdeL,euctre*; ce n’est qu’une butte aride, élevée pour célébrer la victoire d’Ëpaminondas, en 371 avant J. G. On y jouit d’une belle vue sur l’Hélicon. De'Leuctres, en continuant vers le N. O., on atteint (1 h. 15 min.)

Thc*plett (actuellement Lefka), qui ne contient pas d'antiquités importantes.

De Thespies on peut, en 2, h. 15 m., regagner la grande roule de Thèbes à Livadie, près de l’emplacement de l’antique liallurtc, dont il ne reste plus de vestiges, et de là suivre les rives du grand lac Copaïs jusqu’à (1 h. 55 min.) Coronée, ou bien se diriger à travers l’Hélicon par l’ancien vallon des Muses, la fontaine Aganippe, et le village de Zagara, pour atteindre en 7 b., par une route pittoresque

Corwnée. située sur une colline à l’entrée de la vallée de I’iialarus. On y remarque les restes d’un théâtre, d’uaë agora et d’un temple de Junun. Coro-

née est surtout célèbre par la victoire sanglante qù’Agésilas y remporta sur les Thébains en 394.

De Cçronée, , on arrive en 2 h. à i.lvudle, petite ville d’un aspect pittoresque, Bâtie à l'entrée d’une gorge sauvage d’où sort un torrent nommé THerçyne, qui descend du mont Hélicon et est constamment entretenu par deux sources, dont l’une est chaude et sulfureuse, et l’autre froide et limpide. Près de la fontaine froide, on remarque une chambre creusée dans les rochers, où l’on a cru reconnaître l’autre du célèbre oraple de Trophonius, et dans la ville même une mosquée transformée en église.

Le château ruiné qui domine la ville est un spécimeu assez curieux de l’architecture du moyen âge. On y découvre un vaste panorama. En sortant de Livadie, on traverse une plaine fertile, et gravissant un monticule d’où l'on a Une belle vue sur \A ville de livadie, on redescend en 2 h. sur Ckéronée. En arrivant on rencontre, à gauche de la route et au fond d’un fossé, les débris du fameux (ton de marbre qui surmontait le tombeau des Béotiens tués dans la bataille contre Philippe. On voit encore, à Chéronèe , !es restes importants du théâtre, avec plusieurs rangs de gradins creusés dans le rocher et des fragments considérables de murailles; les débris I d’un aqueduc qui alimente une, belle fontaine antique à cinq bouches, les restes d’un petit temple, quelques inj scriptions, et un siège de marbre dit ; le trône de-Plutarque, dans l’église de la Pauagia.

Au delà de Chéronée, on se dirige sur le Parnasse; la vue s’étend à une grande distance sur la vallée du Cé- : phise; on monte bientôt (1 h. 45 min.) au bourg de

nuvllu. situé sur les pentes E. du Parnasse ; on y remarque les restes' d’une acropole;’ il faut compter 1 h. au moins, aller et retour, pour la visiter.

Au-dessus de Davlia, on s’élève dans les vallons boisés du Parnasse. On rejoint (2 b. 40 min.) la route directe de' Livadie à Delphes, au carrefour nommé roule divisée , ou triple route d’Œdipe; c’est en cet endroit, consacré par la

GRÈCE

légende, qu’Œdipa rencontra Laïus fet le mit à mort. Franchissant ensuite un col qui joint le Parnasse au Cirphis, on atteint (2 h. 20 min.) le village d’Arakliova, célèbre par ses vins.

Longeant alors en écharpe les contreforts du Parnasse, et laissant à gauche de la route (2 h.) les ruines d’une tour hellénique, ’ et quelques grottes sépulcrales, on arrive à (20 min.)

mrlphen, aujourd’hui Kastri (9 h.

30min. deChéronée.— On ÿ trouve des logements assez convenables). Ce village occupe l’emplacement de l’ancienne ville, sur un plateau verdoyant; on voit au centre les restes d’une muraille puissante, remarquable par sa belle construction, qui appartenait à l’ancien Temple d’Apollon; en dehors du v. la fontaine de Castalie, située à l’entrée de la gorge étroite et profonde qui sépare les rochers Phœdnades; et un peu plips loin le monastère de la Panagia Kimisis, dans le jardin duquel se trouvent une belle muraille hellénique, et quelques fragments de sculpture;

C’est de Delphes ou d’Arakhova qu’on part pour faire l’ascension du Parnasse. On visite en chemin l’immense grotte Coryciennc. Le panorama du sommet embrasse presque toute la Grèce (10 h. environ aller et retour).

En quittant Delphes, pour suivre la route de Khrysso, on remarque les traces d’une voie antique et les restes d’un édifice carré, et descendant dans une magnifique vallée couverte d’une belle forêt d'oliviers, on arrive à

Sonia «il wuionu (2 h. 45 min. de Delphes), petit port sur le golfe du même nom. Escale pour les bateaux du Lloyd autrichien et les bateauxposte grecs.

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