ROUTE 476 : D’ATHÈNES A SPARTE
un Hôtel avec table d’hôte, un restaurant et des cafés. Ou peut se procurer, à Nauplie, d'affreux cabriolets pour visiter les environs. Paquebot grec pour le Pirée, toutes les semaines, et pour le tour de la Morée tous les quinze jours.
Nauplie est située, à l’E. du golfe d’Argos, sur une presqu’île rocheuse.
Elle est dominée, au S. E. , par la citadelle de Palamède, et au S. par le fort Itskalé.bûti sur remplacement de l’antique Acropole, dont. ou voit encore quelques restes. Nauplie est, après Athènes et Patras; la plus jolie ville de la Grèce; elle ne renferme aucun monument remarquable. C’est dans l'église de Saint-Spiri'lion que Capod’istria fut assassiné. Le fort Palamède , que l’on peut visiter avec une permission du commandant, est considéré comme imprenable. - Ou y découvre un magnifique panorama du golfe d’Argos.
Quittant Nauplie du côté N., ou arrive eu 2" h. à
Argus (les klianis sout mauvais; ■ou loge dans des maisons particulières). C’est actuellement un gros bourg de 4 à 500 hab. On y reconnaît encore lu colline de l’Acropole, surmontée d'un vieux château délabré, et dans les flancs de laquelle est taillé le thédtre, qui- mesurait 137 mèt. de diamètre. Citons encore les débris d'un édifice romain.
D’Argos, on se rend, par (4 h. 30 min.) Karya et (2 h. 45 tuin.) Tsipïana, à travers une région montagneuse, à (1 1t. 45 min )
naallncc^ située dans une plaine tnarécageuse, autrefois arrosée par la rivière Opbis. Il ne reste plus que les ruines informes d’un théâtre, et les substructions de l’enceinte qui mesurait 3250 mèt. de circonférence. 7 tours sont encore apparentes. Le prétendu tombeau d’Épaminomiat n’est pas authentique.
En quittant Mantinôe du côté S., on aperçoit, 5 droite, un kalavothron , dans lequel l’Ophis s'engouffre aujourd’hui: après avoir dépassé le mont Scopti, sut lequel était le véritable tombeau d’Ëpamiuondas, on découvre une belle vue sur la plaine de Tripo-
litsa. On franchit deux torreDts, et, longeant la base du Mænalius, on arrive (2 h. 25 min.) à
Tripot II su (on y trouve plusieurs bons khanis). Celte ville,, située 5 la partie la plus élevée de la plaine, à 659 mèt. au-dessus du niveau de la mec, n’est aujourd’hui nu’un amas de ■ ruines au milieu desquelles on voit se dessiuer quelques rues et surgir des constructions nouvelles. Le bazar de Tripolitsa est bien approvisionné.
Sortant de Tripolrtsa du côté S. E. , on laisse à gauche (50 mèt.) l’égiise de Hagios-Sustis , bâtie de fragments de marbres antiques, pour atteindre (20 min.) le v. de Palaio-Épiscopi, situé sur l’emplacement de l’antique
Tégée, où l’on voit encore les murs d’enceinte et plusieurs églises de la ville franquo de Nicli. On remarque , à l’alæo-Ëpiscopi , une vieille église grecque dont les murs sout formés de fragments de bas-reliefs, de débris de colonnes et de grandes pierres helléniques. Des soubassements antiques et des débris de colonnes en marbré, que l’on voit près de l’église de lHali, marquent l’emplacement du célèbre temple de Minerve-Aléa.
Après avoir traversé la plaine de Tégée dans la direction du S., et atteint (50 mèt) le Sarauda-Potamos, dont on remonte le cours, on rejoint (1 b.) une route venant directement de Tripolitsa, et l’on croise (L h. 25 min.) la route d’Argos à Messèue, Quelques minutes avant d’arriver au kiiani de
(eau froide). Lafontaine qui a donué son nom au khani est bâtie de blocs de marbre antiques; on remarque en face les ruines d'une forteresse du moyen âge.
En quittant krya-Vrysis, ou traverse (16. min.) la plaine étroite d’Arakhova, puis(l b.), le défilé klisoura, et on atteint (3 fi. 15 mm.) le khani de
Mravata (8 h. 30 min. de Tripolitsa) Au S. s’étend le champ de bataille de Sellasie, où Antigone écrasa les Spartiates (222 ans av. J. C-). Qu chemine, sur des plateaux élevés, jusqu'au (50 min.) kbaui de Vourlia , situé sur un col d'où ,se découvre un magnifique panorama sur la vallée de
GRÈCE
l’Eurotas et la plaine de Sparte. Un chemin escarpé et pierreux descend, (1 h. 10 min.) dans une gorge trèspittoresque. jusqu’aux bords de l’Eurotas. que l’on traverse sur un pont turc d’une seule arche et d’uns hauteur remarquable , et passant devant les ruines d’un théâtre, on arrive (1 h.
10 min.) à
Sparte (3 h. de Kravata). La ville moderne s’élève sur la plus méridionale des éminences de la plaine de Mistra, et s’étend au S. jusqu’à la rivière de Magoula. La rue principale est fort large; on y remarque quelques jolies constructions. La seule curiosité de la ville est une assez belle magnanerie. Pour visiter les ruines de la Sparte antique, il importe de se faire accompagner par un paysan; car il est facile île s'égarer au milieu des champs de maïs et des canaux d’irrigations qui coupent le terrain dans toutes les directions. En sortant de Sparte du côté N. , on voit à l’entrée de la ville une colonne de granit, puis les ruines d’un monument quadrangulaire connu dans le pays sous le nom de Tombeau de Léonidas ; continuant à' marcher vers le N., on voit, dans toutes les directions, des débris de marbre, des pierres helléniques et des traces de soubassements antiques. Le théâtre (15 min.) est situé sur la pente S. O. de la colline la plus importante. Cet édifice mesure env. 137 mèt. de diamètre. On remarque entre les deux ailes une construction romaine en briques, qui semble avoir appartenu à la scène. La colline du théâtre était le point culminant de Sparte et la partie centrale de la ville. Le plateau qui forme le sommet de la colline et s’étend à l’E. est couvert de ruines byzantines de toute espèce ; on remarque sur la crête du plateau un mur hellénique, qui sert presque partout de base à une muraille byzantine pieu conservée. Sur une autre colline à l’E. vers l’Eurotas, on trouve une grande ruine romaine en briques, qui semble celle d’un cirque, et deux portes helléniques à moitié enfouies sous le sol. Au bas de la colline du théâtre, et vers le N. , on rejoint la route de Mistra, qui conduit vers PE. du côté des ruines du pont Babyx, rebâti à
plusieurs époques, et près duquel on remarque les fondations d’une digue ou d’une chaussée hellénique. En se dirigeant au S. O., on gagne la colline qui portait le cirque romain, et à la base de laquelle on reconnaît l’esplanade du Dromos, où s’exercait la jeunesse de Sparte. On revient à Sparte le long de la rivière Magoula. par la promenade du Plataniste , dominée de l’autre côté de l’Eurotas par le mont MenClaïus.
En sortant de Sparte du côté O. et franchissant la Magoula . on atteint (40 min.) le v. de Parori. On se dirige au N., et après avoir franchi un torrent, on arrive (30 min.) aux ruines de
vilHtrn, situées sur une colline conique très-élevée et fort abrupte, qui se détache du Taygète. Cette ville est aujourd’hui déserte et abandonnée; on ne voit que des ruines de maisons, de palais et de mosquées. On remarque, à une certaine hauteur dans la ville , les ruines du monastère de Zôodokou- Pigi; non loin de là se trouve l’église de Pantanasie, la seule qui soit encore assez bien conservée. En continuant à gravir les rues escarpées de Mistra, on parvient à un château franc avec tours et créneaux. Il faut encore 30 min.
pour monter de ce palais à la citadelle franque, dont les fortifications se composaient de plusieurs lignes de murailles flanquées de tours. Du haut d’une de ces tours on jouit d’une vue magnifique.