‹ Guide du voyageur en EuropeChapitre 709 sur 816 · ROUTE 478 : OE CORFOU AU P1RÊE · texte numérisé non relu

ROUTE 478 : OE CORFOU AU P1RÊE

comédies en d’autres saisons-. La Bibliothèque de la garnison est bien fournie de journaux et de livres; les étrangers peuvent y être admis sur la présentation d’ün membre du club auquel elle appartient.

C’est à Corfou que l’on trouve les principaux établissements publics de la république ionienne, le pénitencier, l’asile des aliénés, l’infirmerie civile, l’hospice des pauvres, l’université et le séminaire.

La promenade la plus fréquentée est située à 4 kilom. S. de la ville ; on la nomme en italien il Cannone , et en anglais the One gun-llatlery (la batterie d’une pièce); on y jouit d’une vue superbe sur le canal.

L’Ile de Corfou, de forme fi peaprès triangulaire, mesure environ 05 lieues de tour; sa longueur, du N. au S., est d’environ 20 lieues; sa largeur, de 10 lieues; elle présente les plus ravissants paysages; les routes sont partout carrossables; mais .c’est à cheval et dans les petits sentiers qu’il faut parcourir Corfou, pour en connaître les beautés. Il y a trois excursions principales à faire :

1" à PulœocneitrizzH, â 26 kilom.

de la capitale ; c’est un couvent bâti sur les ruines d’une forteresse antique. On y jouit d’une vue superbe sur l’ Adriatique ;

2° air col de 8aint-l*an<aléon, à

21 kilom. On y distingue un magnifique panorama sur le district N. de Corfou ;

3“ Au col de «arouna (3 kilom.) , d’où on a une belle vue. sur la partie S. de Tlle. On peut aussi faire l’ascension du mont i*antocrator, en italien San Salvador, l’ancien Istone, et la plus haule montagne de Me (1000 mèt. env.).

On peut enfin aller visiter la côte d’Albanie, mais on s’expose à subir, au retour, la quarantaine, qui est presque constamment mise sur 'les provenances de la Turquie.

La partie S. du canal de Corfou est d’un aspect moins sévère que la partie N. ; on navigue d’abord dans un bassin ovale, on double à gauche le cap Sa-

rouna et les Ilots Syvota, et à gauche le cap Bianco pour entrer dans la mer loniènne, et l’on aborde à Me de

Puxo, qui n’a pas plus de 8 kilom.

de long sur 3 de large; au S. de Paxo' se dresse Mot d’.%ntlpa\o. En face de -Paxo, on aperçoit la ville de Pnrgn, si célèbre par ses malheurs dans la guerre de l’indépendance. Plus loin, on laisse à gauche la pointe de Prévésa et le promontoire d’Actium avec l’entrée du golfe d’Ambracie ou d’Arta, et l’on arrive A Me de

Nalnte-.yiuurc ou I.ciicailc. La capitale, Amaxiki, est bâtie sur la côte N. -O. en face de la côte d’Acarnanie, au bord d’une lagune peu profonde, séparée de la mer par une longue languette de sable qui porte le fort de Sainte-Maure. 11 y a deux excursions à faire dans l’ile de Sainte-Maure, l’une au mont Karùs, à 4 h. d’Amaxiki; l'autre au Saut dé Leucade, 18 à 20 h. de route, deux jours aller et retour.

Après avoir rangé la côte O. de l’île Sainte-Maure et dépass'é le cap Ducato , les navires passent tantôt à l’O. de Céphalonie, tantôt par le canal Viscardo, tantôt à l’E. d’Ithaque, quand ils doivent toucher au port de Vathy.

Ithaque, aujourd’hui Thiakl, la patrie d’Ulysse, doit toute sa célébrité aux poésies homériques. C’çst une simple arête de rochers calcaires dont l’aspect est aride et sauvage : la population s’élève à environ 10 000 hab. ; le cheflieu actuel, Vathy, est situé sur la rive orientale.

Il y a trois excursions à faire dans Ithaque. Au palais d’Ulysse, situé sur le sommet rocheux de l’Aétos . à la fontaine d’Aréthuse, que l’on croit reconnaître près de l’extrémité S. E. de Me, et à l 'école d’Homère, située dans la partie N. de l’ile, près du v. Exogi.

Une barque fait le service entre Vathy et le petit port de Samos, dans l’tlfe de

Céphalonie ou Cephalénle qui

est la plus grande des îles Ioniennes : elle mesure 190 kilom. de circonférence; sa plus grande longueur est de 50 kilom.; sa largeur est très-variable. Elle est parcourue du N. O. au S. E.

par une chaîne de montagnes, dont le plus haut sommet , le Monte-Nero', l’an-

GRÈCE

cien Ænos, s’élève à 1620 mèt. au-dessus de la mer.

ArgoNtoli. chef-lieu actuel de l’ile, est située sur la côte occidentale , dans une baie profonde. La ville forme le long du port un quai d’environ 1600 mèt. de longueur. Les deux promenades principales suivent le rivage de la mer et s’appellent IL grande et II piccolo giro (le grand et le petit tour). On peut visiter sur les hauteurs, en face d’Argostoli , les ruines de l’antique Cranii.

HttMii>x,lacapitale antique, s’élevait sur la côte N. E. On v voit les restes d’une citadelle et quelques débris de murailles cyclopéennes. Citons encore les ruines de Proul ou Prpnesus sur la côte E. orientale del’ile, le château d’Assos, le port Viscardo, et l’ascension de Monte -Nero.

Doublant le cap Scala , à i’extrémité S. O. de Céphalénie, le navire se dirige vérs le S. E. , entre dans le golfe de Patras, et touche d’abord, sur la côte N., l’îlot d’IIagios Sosti; escale qui n’est séparée que par une laguue sans profondeur de v

niMMoioiiühi. devenue si célèbre par son héroïque défense dans la guerre de l’indépendance. C’est aujourd'hui une ville insignifiante entourée d’une enceinte de remparts assez vaste.

On montre près de. la porte occidentale trois tombeaux célèbres, le tumulus élevé aux défenseurs de Missolonghi, le tombeau où fut enfermé le coeur de lord Byron , et le tombeau de Marco Botzaris.

De Missolonghi, on traverse en 2 h.

le golfe pour aborder â (voir

p. 941), où l'on relâche 10 h. Ou entre ensuite dans le golfe de Lépaute par le détroit compris entre les promontoires de Rhium, d’Antirrhium, avec les vieux châteaux de Morée et de Houmélie. En 1 h. 00, on atteint :

Itaupuctc ou Eépante (les ldianis sont mauvais et les habitants peu hospitaliers ; on loge ordinairement dans le faubourg.). L aspect de Lépante est très- pittoresque. Ses vieilles murailles vénitiennes crénelées s’élèvent jusqu'au sommet d’une colline couronnée u’une forteresse. La ville , renfermée dans l’enceinte inférieure r s’étend mo-

destement au pied de la colline. Un mur crénelé et délabré la défend du côté de la mer; le port est petit, et accessible seulement aux barques.

De Naupacte, le navire rejoint la côte S. du golfe pour toucher à. Egium ou vontltHtt (voir p. 971): puis il së dirige au N. E. pour relâcher dans la baie et au petit port de Salona (voir p. 964).

En quittant Salona, le navire reprend sa route vers le S. E. , double le cap Hagios-Paskalos, et laisse à g.

la baie d’Aspro-Spitia, an fond de laquelle 'se dressent les sommets majestueux du Parnasse; Bientôt.on reconnaît sur la côte N. la chaîne de:

l’Hélicon, et, au fpnd de la baie de Livadostro, les cimes du Cithæron et du mont Gérànien. La côte S. ne présente rien d’intéressant que le sommet blanchâtre du mont Avgo. On atteint (4 h.) le cap Hagios-Nikolaos , qui portait dans l’antiquité le temple de Junorv- Acræa, et au bout de 1 h. on débarque â Loutrakl, petit port créé par le Lloyd, avec des bâtiments d’attente et des magasins, et une source thermale â laquelle il doit son nom. On traverse en voiture (2 U.) l’isthme de Corinthe jusqu'à nalamuLi (voir p. 965) . De Kalamaki au Pirée . la navigation dure environ 4 h. Ou laisse à dr. la baie de Kékhriès, la côte d’Argolide , la presqu'île de Méthana et i’ile d’Êgine ; à g. les roches Scironiiles (voir p. 965), l’entrée O. du golfe d’Eleusis, et, contournant l’ile de Salamine, on entre au rtrée (voir p. 951). '

Du Pirée à Syra on compte 10 à 1 2 h.

de navigation." En sortant du Pirée, ou longe la côte de l’Attique, dominée parl’H y mette jusqu’au cap Zoster : puis, dépassant plusieu.’s îlots, ou atteint (3 h.) le cap Sunium, ou cap Colonnes, sur lequel on distingue les ruines du temple de Minerve. Laissant alors à.

g. le canal de Mandri, l’île d’Hélène, le canal de Zéa, au fond duquel on aperçoit l’Euhée, on passe entre les lies 'de Zéa et deThermia; puis, cinglant directement à l’E. et laissant au N.

l'îlot de Ghioura et les îles d’Andros et de Tinos, ou contourne l’extrémïtâ N. de l’ile de Syros pour jeter l’ancre dans le port de Syra.

Page 1