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PAR LE DANUDE ET LA HER NOIRE

Le service de la navigation du Dannbe est fait par les paquebots de la compagnie impériale et royale autrichienne, qui partant de Pesth tous les lundis, à » heures du niatin. De Pesth à Giurgévo, le prix du passage ^nourriture comprise i à bord' des accélérés est de 70 florins ( r« chambre) et de 45 florins <2* chambre); ces chiffres suffisent pour se faire une idée des prix pour un trajet plus au moins court que celui que nous indiquons. . -

Le voyageur qui veut arriver le plus rar pidement possible à Bucharest ouà Constantinople, et qui ue tient pas à visiter la Serbie, peut prendre le chemin de fer de Hongrie Pesth-Basiach», qui le mène par Temesvar à Basiach, bourg situé sur le Danube, près ds la frontière austro-serbovalaque.

Pour visiter Belgrade, où. les vapeurs ne s’arrêtent pas, il faut débarquer à la station autrichienne de godilla (serbe temun). C'est une petite ville sans bis-

toire et sans monuments, avec deux hôtels confortables (de Venise et du Lion). Il faut y faire viser son passe-port chez le commandant de place, après quoi on peut s'embarquer à bord du vapeur qui fait le service quotidien entre les deux rives. Une demi-heure au plus suffit pour débarquer sur le quai de Belgrade.

Hrlgrade (en serbe Beograd ou la ville blanche : Uj Fejcrwar, Âlba-Julia des Hongrois). La ville a deux hôtels, dont le plus confortable est celui de la Couronne serbe, un café à l’européenne et un cercle fort bien approvisionné de journaux serbes et étrangers.

Là population de Belgrade est d’environ 30 000 hab. La ville présente un aspect très-pittoresque du côté du fleuve. On. distingue à première vue trois parties bien distinctes : la citadelle occupée par la garnison turque, bâtie au sommet d’un plateau un peu escarpé du côté du N. , puis à ses pieds la vieille ville avec un mauvais mur d’enceinte, enfin la ville nouvelle bâtie dans la plaine de Vratschar, ou plutôt sur le versant S. du plateau.

C’est là que sont les établissements civils et militaires, les consulats, etc.

De Belgrade à Nisch , Sophia et Andrlnople , R. 4SI.

Pour reprendre le paquebot de Constantinople, il faut se munir du visa de son consul et de la police serbe , puis retourner à Semlin , où l’on prend de nouveau le visa du commandant de. place; de Semlin, le vapeur descend droit à Orsova, excepté à l’époque des basses eaux, où le passage des Portes de fer nécessite deux ou trois transbordements assez gênants. On passe successivement devant Grotska :

ümédérevo (Sémendria) avec une vieille citadelle délabrée occupée par les Turcs : Pojarê vat* (PassarotctlX des Allemands) , véritable bourgade d’Orient , de quelques cen laines de maisons entourées d’enclos palissadés; le château de Rama (rive ar,), et le v. de Palanka(rive g.), situéssur un coude du Danube, où aboutit la rivière Néra. Immédiatement après se présente Basiach

S rive g.) , dernière station des chemins le fer autrichiens.

Rien de plus beau, d’ailleurs, que

le coup d’oeil offert par les montagnes boisées de JaSerbie qui bordent la rive dr. , et auxquelles viennent répondre les crêtes non moins sauvages au Banat. Le château de Goloubatz (rive dr.) est un très-curieux spécimen de l’architecture féodale des anciens Serbes.

Sur la rive g. et en face, est la fameuse caserne des Moucherons (en allemand hlückenhôhle), d’où sortent ces essaims de moustiques qui déciment si cruellement le bétail des bords du Danube.

Après Drankova, on passe les premières des fameuses Porte* de fer (Demir-Kapou des Turcs), qui sont deux rapides plutôt gênants que dangereux; cependant les navires à vapeur s’arrêtent à Drankova, et le trajet jusqu’à Orsova se fait dans des bateaux à rames, ou par terre en voiture.

La presqu’île que forme le Danube après Poretsch et Milanovatz se nomme i en serbe Kraina (la frontière). C’est j le plus beau massif de montagnes de : la Servie. La route de terre coupe cette I presqu’île à la gorge et va droit à l'E. gagner Kladova . pendant que le fleuve tourne au N. E. , vers Orsova, où se trouve la triple frontière.

Les ruines romaines ne sont pas rares dans les environs : on peut citer la Table Trujnne. près d ’Ogradina (rive g.) ; on voit encore près de là différents tronçons curieux de voie romaine taillés dans le roc.

L’OrMOvo autrichien (Alt -Orsova, l’ancien Orsova, prononcez Orchova), où se trouve un poste de douane , avec un assez bon hôtel (l' Empereur romain), est un joli village, voisin de l’ile basse, où se trouve la forteresse turque, Ada-Ksln.d (château de l’ile) , et Neu-Orsoaa, le nouvel Orsova.

A deux kilom. au-dessous d’Orsova commence la Porte de fer Inférieure (Volni-Demir-Kapou) , détroit semé d’écueils où le niveau du Danube s’abaisse de trois mètres et demi sur unespace de troiskilom.; sanavigation à vapeur ue reprend qu’à Skéla-Kladova. A partir d'Orsova, le fleuve s’élargit; les paysages pittoresques disparaissent apres Tehemet*. Cette petite ville valaque a pour port Turnul Séverin (la Tour de Séverin), si fameuse par les ruines du pont de

routé: 481 : de routschouk a varna.

Trajan. Quelques heures plus bas , on passe entre Kalafat et Ftdm, la première valaque, la seconde turque.

Vldln (Bodundes Hongrois) est une grande ville dominée par une citadelle; elle a une vingtaine de minarets. Les paquebots .y font escale.

Le reste "du trajet jusqu’à Silistrie est assez monotoneet sans intérêt; on voit sur la rive dr. les petits coteaux tertiaires de la Bulgarie , qui supportent quelques villes, comme Lom, Zibru-Palanka , Rakova, place assez commerçante; NleopolU ( Kebol-Ni gheUu des Turcs), célèbre par la victoire de Bajazet sur les princes -chrétiens en 1370.

Ensuite viennent ■latov, ville commerçante, au pied d’un château ruiné, et les deux villés jumelles de Routschouk et Giurgévo.

noutwchouk, V. turque , a 30 000 âtaes et une quinzaine de mosquées.

De Routschouck à Choumla et Varna , R. 4SI.

Giurgévo (hôtels à l’européenne, ou locande, de Vienne,. de Pesth, de l’Espérance). C’est une jolie V. valàque de 15000 âmes, sans monuments; le port n‘a d’importance que comme escale des vapeurs du Danube.

. De Oiuügévo à Bucharest et à Jassy , R. 483.

01ténltza(r. g.) est une bourgade toute neuve, séparée par des terrains marécageux du Danube, qui y subit un étranglement au pied des hauteurs de Turtukaî.

HlllMtrie est une place de guerre turque, triste et malpropre. Un peu plus bas est Rassora, petite station principalement peuplée de Valaques, assez commerçante , et prèsde laquelle commence la route tracée et exécutée par des ingénieurs français en 1 8ô4- Elle passe à un lieu nommé Aarnsou (eau noire), où’ depuis trois ans s’élève une ville nouvelle qui porte le nom de Medjidié.

Après Hirsova et Matschin , villes de guerre turques, ibrpïla et Galatz, places de commerce moldo-valaques; (K. p. 1008), on laisse à droite et à gauche les îles marécageuses de Saint- Oeorges et de Léti. Le lleuve se sépare

au-deSsous d’i*atcha en trois branches, celles de K ilia, de la Soulina et de Saint-Georges. La Soulina , que parcourent les vapeurs du Lloyd , est la plus courte, la plus navigable et la plus ennuyeuse des trois branches.

La ville de Soulina, à l’embouchure du fleuve, est toute moderne.

Un peu au delà de la bouche de Soulina, 6’élève en mer la petite f le des SernetUs. De la Soulina qu Bosphore, le paquebot ne fait escale qu’à

Varna, ville de 20 000 âmes, située entre des coteaux boisés, des marrais et la mer. Elle a des fortifications assez médiocres. Le voyageur peut visiter, auprès du village" d'Aladin, la théâtre de la bataille du 10 novembre 1544 , où les forces coalisées de la chrétienté furent écrasées parles Turcs.

De Varna à Choumla et Routschouck , R, 4SI.

Après Varna., on laisse à l’O. le cap Êmmèh, dernier eontrp-fort du Balkan, les villes de Missivriah . Ahiolou, Bourgaz, Sizéboli , Iniada, Midiâh. Le navire se rapproche enfin de la côte et de l'entrée septentrionale du Bosphore (K. p. 1002), qu’il traverse dans toute sa longueur pour mouiller dans le port de Constantinople (F. p. 9&6).

DE ROUTSCHOUCK A VARNA.

Cette route est fort ennuyeuse pendant les quatre premières heures, c’est-à-dire jusqu’au passage du Lom blanc, après lequel apparaît le gros bourg turc de Tourlak. De petits bois de chênes couvrent par-ci par-là leg hauteurs des villages bulgares ; Iou sentcha , Dranovitza et Maschanlasont les noms de trois de ces villagesr

ituMgrnti (12 heures) est une ville; ouverte, qui contient plus de 15 000 âmes. Il y a sept mosquées à minarets et une horloge. Après avoir passé quelques villages turcs, on arrive au plateau qui précède lebourgdeVeteschlar, d'où on a déjà une belle vue sur l’amphithéâtre de collines qui supporte (8 h.)

Choumla. — Ville peu attrayante à parcourir, bien qu’elle fasse de loin un fort bel effet avec ses 50 minarets,

ses grandes mosquées et ses casernes spacieuses. Ce qui jast Je principal intérêt de Choumia , c'est sa formidable position militaire. ....

Après Choumia, la route serpente à travers une plaine onduleuse oü l’ori remarque de ces innombrables ttimuli que les Turcs nomment Upès. A la plaine .succèdent les collines et Jes bois, à la sortie, desquels on traverse un plateau nu ; on laisse à droite le village de Kirtciiéna pour descendre dans la vallée de la l’ra, à la ville ancienne de l>r»VMll (7 h.), où il n’y a rien d’intéressant, sauf des environs extrêmement pittoresques, surtout 4 1% «t au N.-È. — Remontant la vallée du Déré Keui, on passe par un col au bord de la lievna, et , par Je grand et le petit Aladin, on gagne 4 (9 heures) Varna (K p. 1005).

DE BELGRADE A CONSTANTIliOPLE ,

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