ROUTE SI 1 : [)E CORDOUE A SÉVILLE
tretient un parc nombreux de taureaux de course. '
15 kil. (90 kil.) Guadajoz, v. abandonné où l’on a établi la station correspondante avec la ville de Garmona (15 000 hab.), qui est à 10 kil. a*t S,,
5 kil. 1/2 (95 kil. 1/2) Tocina , bourg de 1000 hab., sur la rive gauche du Guadalquivir ; la voie ne peut l’atteindre, et la station reste à 2 kil.
14 kil. (109 kil'. 1/2) Brenès, bourg de 1250 hab., à 1 kil. de la voie, on n’apercolt que ses toits et le clocher carré de son 'église.
9 kil. 1/2 (119 kil.) La Rinconada, v. de 550 hab. A peu de distance, on découvre, droit en face, la fameuse Giralda de Séville.
Dans la plaine, à droite, au derl^du Guadalquivir, se trouve la place où fut Hatica , la patrie de Trajan, d’Adrien et de Théodose; puis plus loin’, Sanli- Ponee, où s’élève un couvent de repenties; le monastère de San Geronimo, et enfin, la célèbre Cartaja de Triana, ancienne chartreuse, où est depuis longtemps établie une fabrique de faïence renommée dans tout le pays.
A gauche on longe les vieux remparts de Séville , entourant le quartier ae la Macarena.
La gare est dans l’axe du centre de la ville auprès de la pmrta Real et de la porte Triana.
11 kil. (130 kil.) Séville, ancienne capitale de l’un des- quatre royaumes d’Andalousie, résidence de la capitainerie générale d’Andaluüsie , siège d’un évêché.
Hôtels ; Fonda de Paris; Fonda de Madrid, tous deux pla/.a de la Magdalena;— 30 réaux par jour, chambre, déjeuner et dîner; café après le repas, 1 real. — Fonda de Londres, sur la place Neuve; Fonda de Eurnpa, calle de las Sierpes.— On trouve facilement à Séville, lorsqu’on veut y faire, un long séjour, des casas de pupilos ou casas de huespedes , où l’on est convenablement logé et nourri pour 20 à 25 réaux par jour. — Chemin de fer pour Xérès et Cadix , sur le champ de foire, hors de la porte de San Fernando.
—Bateaux a vapeur : De Séville à Cadix , embarcadère au pied de In
Torre def Qrô; Âdriano, Theodosin.
Rapido, font alternativement le service en six ou sept heures.
Séville, V. de 102000 hab., situte au centre d’une immense plaine, sur la rive droite du Guadalquivir, qui la sépare du vaste faubourg de Triana.
Son altitude àu-dessns du niveau de la mer est de l'IO mèt. .
Séville a conservé ses anciennes murailles ; elles ont 7 kil. 1/2 de tour, et quinze portes. Rien n’a encore altéré son caractère ancien ; ses rues sont étroites et tortueuses, et de belles maisons présentent tout le type arabe.
Les maisons hiodernes, à deux et trois étages, sont d’un bel aspect.
Le caractère le plus Intéressant de la physionomie des rues de Séville , ce sont les patios ou cours intérieures. Ils sont généralement séparés de la rue par des vestibules dallés en marbre blanc et noir, et fermés sur ces vestibules par des grilles en fer. C’est l’habitation d’été des Sévillans. La fraîcheur y est entretenue par des fontaines a’eau vive.
La place Neuve, ou plaxa de la In * fanta Isabel, est ua grand espace carré , garni de bancs de marbre à dossiers de fèr. De grandes maisons symétriques à quatre étages forment trois des côtés. Le quatrième côté dei la place est oocupé par les ruines de l’ancien couvent de Franciscains, et par les derrières de l’hôtel de ville.
La plaxa San Francisco Ou de la Oonstitucion se trouve 5 l'extrémité de la calle de las Sierpes, la plus animée, la plus curieuse des rues de Séville.
•Sur cette place, s’élève le magnifique édifice de la Casa de Cindad. Parmi les autres places on signale ; la plan r del Duque, laplaia delailagdalena; la plaxa del Triunfo, bornée par les treis monuments les plus remarquables de la ville, la cathédrale . l'Alcazaret la Lonja; et la place de la Encarnacion, occupée par le marché public.
Edifices relioieux.— Séville compte, ou a compté, une oathédrale, une église collégiale, vingt-six paroisses, soixante-onze couvents de moines, de religieuses et de béates.
De la cathédrale citons d’abord la magnifique tour, la Giralda, construite
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ESPAGNE
toute en briques, vers l’an 1000, avec j une telle régularité que, aujourd’hui | encore , les arêtes en sont aussi vives qu’au premier jour. Ses murs, à la base, ont 9 à JO pieds d’épaisseur, ils sont régulièrement percés d’élégantes fenêtres à double arc trilobé; une rampe à pentes douces, pavée en briques et formant vingt-huit paliers, s’élève en spirale sur une largeur qui donnerait passage à deux cavaliers marchant de front, et conduit jusqu’à la plate-forme. Au-dessus de cette plate-, forme, la tour fut exhaussée de 100 pieds, en. 15681 et se termine par un élégant beffroi à trois corps, autour duquel on lit cette inscription en lettres colossales : Nomen Damini fortissimo turris. Ce beau monument est couronné par une statue en bronze de la Foi. Au pied de la tour se trouve la belle cour mauresque de l’ancienne mosquée, le Patio de los Naranjos, au milieu de lamelle s’élève la fontaine où les Arabes pratiuaient leurs ablutions avaût d’entrer ans la mosquée. Les constructions qui entourent le patio sont les plus anciennes et portent le caractère intéressant de la vieille architecture arabe.
Au S. s’étend une vieille muraille couronnée de créneaux triangulaires, semblables à ceux de la mosquée de Cordoue, et au milieu de laquelle ouvre la porte du Pardon , l’un des plus beaux restes de l'élégante architecture des Arabes.
L’intérieur de la câthédrale est partagé en cinq nefs, l’aspéct en est saisissant et majestueux. Aucune église d’Espagne n’a ces imposantes proportions. Tout y est grand ; le cierge pascal, haut comme un mât de vaisseau, èse 2050 livres, le chandelier de ronze qui le supporte est une espèce de colonne de la plage Vendôme. On ne saurait essayer de décrire les richesses de cette cathédrale, il n’est possible d’en faire ici qu’une rapide énonciation.
La Capilla maiior est digne de la majesté de la basilique, le retable est > le plus grand que l’on connaisse, et aussi l'œuvre la plus délicate et la plus finement achevée.
Le Coro est placé au milieu de la
nef centrale. La silleria comprend cent vingt-sept stalles, de style gothique. Les orgues attirent les regards par l’exagération et la lourdeur de leurs ornements. Le trascoro est orné d'un riche fronton dorique et de marbres précieux. A quelques pas en avant, on remarque sur le sol une pierre tombale portant ces mots :
A Castilla y à Leon Nuevo Mundo diô' Colon.
Sous cette pierre a été inhumé le corps de Fernando Colomb, -fils de Christophe, mort riche en léguant une partie de ses biens et principalement sa bibliothèque à la cathédrale.
On compte autour de l’église 37 chapelles qui recèlent toutes de merveilleuses richesses artistiques. C’est dans celle du baptistère qu’on; va admirer cette merveilleuse toile de Murillo, le saint Antoine de Padoue. La chapelle de San Pedro contient neuf toiles excellentes de Francisco Zurbaran. Sur l’autel principal de la chapelle de Santiago, on remarque un tableau de Juan de las Roetas, représentant saint Jacues combattant les Maures. Dans celle e San Francisco , une grande image du saint et un saint Ildefonse de Valdés Leal. Dans la chapelle de Ntra Sra de Belen, est une peinture.d’Alonso Cano, représentant la Vierge avec l’Enfant- Dieu dans ses bras.
La Capilla real est un grand vaisseau fermé par une belle grille que couronne l’image de saint Ferdinand Achevai, recevant les clefs de Séville.
La chapelle renferme les tombeaux du roi AlfonseX. delà reine doua Beatrix, femme de saint Ferdinand, et celui de la célèbre .Maria Padilla, favorite de dou Pedro le Cruel. Devant l’autel, et au delà d’une balustrade de bronze , est placé.dans une riche châsse le corps du roi saint Ferdinand.
La Sacristia mayor appartient au style plateresque, et dans certaines parties à l’ordre composite. On y remarque deux admirables toiles de Murillo. San Isùlro et San Leandro, et sur l’autel du chevet une Descente de [croix peinte par Campana, en 1548- Cette sacristie possède de nombreu- J ses reliques et un trésor de richesses
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Digiti;
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d’or et d’argent d’une grande valeur intrinsèque et artistique.
La Sala 'capitular est une belle salle elliptique ornée de deux seules peintures, un saint Ferdinand sur cuivre de Francisco Pacheco, et un portrait du cardinal infant don Luis-de Bourbon. Dans la sacristie de los calices et de la Antigua, on remarque un christ célèbre du fameux sculpteur Martinez Montanez, et des tableaux de Zurbaran ; de Goya, de Murillo et de Moralès.
Le Sagrario se rattache du côté du S. -à la cathédrale; et forme, à l’E. , l’un des côtés du patio de los N'aranjos.
Après ces renseignements, bien incomplets encore, sur la magnifique cathédrale de Séville, nous saurions à peine mentionner les nombreux édifices religieux de la ville, ses paroisses , ses chapelles et ses couvents,* et cependant tous possèdent, soit par l’arChitecture, Soit par les beaux-arts, quelques éléments d’intérêt pour le tou-> riste.
Nous signalerons toutefois ; l'Église de l’Université, la paroisse de Santa Ana, San André, San Bernardo, La Magdalena, San Marcos, etc.
Après les paroisses, il est juste de citer les chapelles des couvents, et surtout le plus intéressant des établissements hospitaliers de Séville, la Caridad, dont la chapelle possède deux magnifiques toiles de Murillo. La Caridad, qui occupe hors des murs de la ville un édifice enclavé dans le groupe des anciennes ataratcnas ; n’est pas seulement uû hospice richement doté et parfaitement tenu , c’est aussi le centre et-le siège d’une confrérie fondée, depuis un temps fort ancien, dans le but principal de recueillir les cadavres des suppliciés et de leur donner la sépulture. On visite avec un grand intérêt l’hospice, et surtout la chapelle dans laquellé sont deux admirables tableaux.de Murillo, Moïse frappant le rocket et la Multiplication des pains et des poissons.
Au pied de la chapelle , sous la tribune de l’orgue, on remarque, aussi ce célèbre tableau de Valdès qui représente un archevêque mort dans son cercueil enlr’ouvert, revêtu de toute la' pompe
pontificale , et déjà envahi par une légion de vers.
Edifices biy ils. Nous mentionnerons rapidement l’Audiencia, où résidele tribunal du territoire : la Casa de Moneda, très-vaste édifice dont la façade est en marbre; les Atarazanas dêl Asogue, ou se dépose le vif-argent des mines d’Almaden ; la Douane, grand-bâtiment voisin de la Caridad; la Fabrique de tabacs, située hors des murs ; le Pala cio A rsobispal, situé auprès de la cathédrale; la casa Lonja ou consulado, bel édifice isolé formant un carré parfait qui occupe l’un des côtés de la place del Triunfo. La porte principale est à l’occident, et conduit à un magnifique patio entouré de vingt arcades plein cintre soutenues par des colonnes d’ordre dorique; de Déliés salles occupées par le tribunal de commerce et par ses dépendances ouvrent sur ce patio qui est dallé en marbre blanc et noir, et au milieu duquel s’élève une fontaine également en marbre. Un magnifique , escafierconduit aux parties supérieures de l’édifice, où se trouvent les célèbres archives des Indes (el archiva de Indias .)
Les Casas Capitulâtes ont été construites vers le milieu du xvi" siècle.
Les deux façades sont ornées de colonnes corinthiennes, de riches pilastres, de médaillons d’un dessin et d’un travail exquis, d’une rare profusion de fleurs, ne feuillages, d’arabesques, de figures d’enfauts et de grotesques. Leé appartements intérieurs sort richemént ornés ; on y remarque quelques sujets allégoriques , des statues de saint Léandre, de saint Isidore, de saint Ferdinand, et un portrait de ce rgi peint par Murillo.
La Allwndiga ou halle au blé est un bel édifice arabe formé d’un vaste patio entouré de magasins.
Le Matade.ro ou abattoir est placé hors de la ville, à la sortie de la porté de; la Carne. L’édifice est considérable, et son organisation digne d’attention.
ÉtriFiCES militaires. La Fundicion de artilleria. op fonderie de canons, est l’un des plus importants des établissements de ce genre en Espagne. 11 date du règne de Charles 111, qill l’avait installé sur des bases grandioses.
ESPAUWE.
On y emploie , pour la fabrication des canons, le cuivre magnifique qui s’extrait des mines importantes de Rio Tlnto, dans la province de Huelva.
Édifices particuliers. Le plus important de ces édifices, monument remarquable de l’époque arabe et du moyen âge espagnol, est' VAlcasar. 11 occupe le côté S. E. de la place del .Triunfo. Les'Arabes en avaient fait à la fois une forteresse et la demeure de leurs rois ; saint Ferdinand s’y installa lors de la conquête ; le roi don Pedro I" l’augmenta, le répara et le modifia.
D’autres travaux d’agrandissement y u rent exécutés sous Charles-Quint, sous Philippe II, sous Philippe 111, et Philippe V.
La porte principale ouvre sur la cour de la Monteria; une porte latérale conduit au magnifique patio de las Doncellas , cour carrée de 70piedssur 54, formée par 52 colonnes de marbre blanc appariées- Une galerie entoure le patio, et ses murs, couverts d’arabesques, sont lambrissés de carreaux de faïence vernissée. Le sol est dallé en marbre, au centre s’élève une fontaine. Le salon des ambassadeurs, dont la haute coupole domine toutes les autres parties de l’édlfiee, présente toutes les richesses de décoration et d’ornementation de l’art mauresque ; la voûte est ornée de- riches soffites dorés et peinte de vives couleurs. Sur les dalles de marbre delà salle, au pied de l’entrée qui communique avec le patio de las Doncellas , on remarque une tache rouge indélébile. La tradition assure que c’est là que tomba l’infant don Fadrique, tué par les gardes du roi don Pedro, son frère, qui l'accusait de conspirer contre lui. L’entrée opposée conduit au patio de las Munecas , ainsi nommé en raison des petites figures •qui le décorent. Les salles qui ouvrent à la suite ont relativement moins d’intérêt ; mais Néanmoins les faïences aux vives couleurs, vraies ou imitées, les arabesques, les plafonds sculptés y méritent l’attention du visiteur. L’étage supérieur est moins remarquable; il est d’ailleurs, en partie, postérieur à l'époque arabe et à la rééaification de don Pedro. On y remarque toutefois,
dans la partiela plusancienne , un oratoire gothique élevé par les rois Catholiques Ferdinand et Isabelle. Du môme côté se trouve la chambre du roi don Pedro.
On se rerfd au jardin en passant auprès du réservoir où sont retenues les eaux destinées aux bassins et aux irrigations. •
De la terrasse voisine de ce résërvbir, bn descend par un bel escalier de marbre et on rencontre des galeries voûtées, obscures, soutenues par des arcs en briques, où l’eau circule dans de vastes bassins de marbre. Ce sont là les bains des Sultanes, qui furent plus tard ceux de Marie de Padilla.
Les allées des jardins où se promenait la belle Marie Padilla, sont pavées en briques posées à plat et assemblées en point de Hongrie. Dans certaines allées, la plupart de ces briques sont percées de trous garnis de viroles en métal qui semblent destinés à les assujettir au sol. Tops ces petits trous laissent jaillir un filet imperceptible d’eau ascendante; l'eau vient de partout, s’élance tout droit, ou obliquement du milieu de l’allée, des bordures de toutes les pierres en un instant le sol est inondé.
11 s’est fait dans ces derniers temps des travaux considérables pour la restauration de l’Alcazar.
Le palaisde San Telmo,- situé hors de la porte de Jerez , est la Résidence de M. le duc de Montpensier.. L'entrée principale, au milieu du côté nord, est presque entièrement construite en marbres d’un grand prix. Le prince en a fait une délicieuse demeure, en arrière de laquelle s’étendent de magnifiques jardins.
Casa dePilatos. Ce palais qui appartient au duc de Medinaceli , est considéré comme le plus remarquable des édifices particuliers de Séville. On prétend qu’il reproduit dans ses dimensions exactes l’habitation de Pilate à Jérusalem. Le portail de la Casa de Pilatos est en marbre et d’ordre corinthien. Le patio est magnifique; les galeries, formées par vingt-quatre arcs d’une grande légèreté, sont ornées de vingt-quatre bustes desCésarset d’autres personnages illustres de l’anti-.
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qui té , la chapelle a été érigée en église par une bulle pontificale. Au milieu de cette chapelle on remarque une colonne de jaspe précieux, haute d’un mètre environ , et qui a été faite à Jérusalem, sur le modèle de celle sur laquelle Jésus avait été placé pour subir sa passion.
On s'est efforcé d’appliquer à toutes les parties de la Casa de Pilatos des noms qui pussent rappeler les épisodes de la passion du Christ : le prétoire , le cabinet de Pilate, le balcon de Pilate, etc.
La casa de los Tareras , dans la rue de ce nom, a été occupée par le tribunal de l’Inquisition. Son patio est magnifique, et La fontaine de marbre blanc qui en occupe le centre est remarquable. Ou trouve dans les parties supérieures de l’habitation une collection considérable de portraits de famille.
Nous citerons encore la Casa de C as tr ornante, la Casa de las Solices, la Casa de Torreblanca, remarquable ar son magnifique escalier de marre.
Théâtres. Le théâtre principal n’est maintenant que le second.
Le théâtre de San Fernando est un bel édifice, d’une capacité de 2200 à 2300 personnes, construit en 1847 par des architectes français.
La plasa de Toros, construite en 1660, avec une belle façade extérieure, est inachevée intérieurement, ou, du moins, tout un côté en a été abattu par un violent ouragan, en 1805, et n’a jamais été rétabli.
Les bibliothèques et les archives sont d’une grande richesse , et nous devons surtout citer el archivo de Tndias, qui occupe les salles supérieures de la Casa Lonja; c’est la plus riche et la plus remarquable collection de cette nature, installée du reste avec un grand luxe'. Elle possède plus de trente mille liasses de documents de toute nature . remontant à la découverte de l’Amérique et aux conquêtes de Fernand Cortès, de Pizarre, de Magellan. En second lieu vient la bibliothèque Colombinc . fondée par Fernand Colomb, le fils de Christophe Colomb, et léguée par lui au chapitre ecclésiastique; puis, la bibliothèque provinciale et de VUnixer-
sité, qui comprend soixante mille volumes.
Le magnifique musée de la Merced a été formé par la réunion des tableaux provenant des couvents supprimés.Une salle tout entière, le salon deMurillo, a été affectée aux œuvres du grand peintre; on y remarque San Leandro y San Buenaventura, le Nacimiento, San Félix de Cantalicio, Santo Tomas de VillaHueva donnant l’aumône aux pauvres ; Murillo considérait ce tableau comme son chef-d’œuvre. Nous citerons parmi les autres maîtres, Zurbaran, Roelas, Valdès Leal, Herrera le vieux, Pablo Cespedès, Alonso Cano, Juan del Castillo, Juan Varela. L’école italienne y est uniquement représentée par Francesco Frutet, et l’école flamande par Martin de Vos. Les sculptures sont en petit nombre, mais d’un grand mérite.
Parmi les collections particulières , nous citerons celle de don Pedro Garcia de Leanitz,la collection de don Manuel Lopez Cepero, doyen de la cathédrale, et la galerie de don Francisco Romero Balmaseda.
Promenades. La plus ancienne est VA lameda de Hercules , au N. 0. de la ville. Elle forme quatre avenues de beaux arbres, la plupart séculaires.
A l’une des entrées de la promenade s’élèvent deux immenses colonnes de granit fort anciennes, fort maltraitées parle temps,- surmontées des statues d’Hercule et de Jules César. On préfère à cette promenade les deux jolies places plantées de! Üuque et de la Magdalena. La promenade aujourd’hui favorite du inonde élégant de Séville, nommée Delicias de Cristina, occupe l’espace compris entre la Tour de l’Or, le palais de San Telmo et la porte neuve de Jerez.
L’important faubourg de Triana, sur la rive droite du Guadalquivir, est rattaché à SéviHe par un beau pont à piles de pierre et à arches en fer, construit sur le système du pont du Carrousel de Paris. C’est au milieu du faubourg de Triana que se trouve l’importante fabrique de faïence, surnomméela carluja, parce qu’elle est établie dans un ancien couvent de chartreux.
Elle occupe de 400 à 500 ouvriers.
ESPAGNE. w *• • '