DE CADIX A ALGECIRAS
Ce trajet peut être fait par mer.
Par terre on suit deux directions, l’une par Médina Sidonia, l’autre par la côte. Les chemins sont carrossables et en assez bon état.
5 kil. 1/2. San Fernando (F. la route précédente, p. 1084). On rejoint, ali delà du canal de Santi Pétri , la route
ui vient de Puerto Real et qui conuit à
17 kil. (22 *il. 1/2) Chlclnn», V.
de 22 000 nab. ; c’est l’un des lieux de plaisance les plus 'aimés des habitants de Cadix. On y remarque un bel hospice ou casa de Misericordia . un joli théâtre, utf ancien couvent d’Augustins où siège l’ayuntamiento, deux églises et de belles caves où s’emmagasinent les vins du pays.
Ce qui ajoute à la réputation de Chiclana, c’est l’existence, à une petite distance de la ville, de deux sources minérales, sulfureuses, froides, assez fréquentées.
A- Pmr Médina Sidonia.
Là rodte, en quittant Chiclana, s’élève' par des côtes assez rudes jusqu’à
17 kil. (39 kil. 1/2) Médina Sidonia, V. de 11 000 hab. , placée en amphithéâtre sur les pentes d’une haute colline. On y remarque une jolie place, de forme trapézoïde. La casa consistorial, bel édifice construit en pierres de taille, occupe un des côtés de la place.
Des chemins rayonnent de Médina Sidonia vers Jerez, Arcos, Ronda, Alcala de los Gazules et Tarifa.
On traverse un- pays peu habité où l’on rencontre de grandes cultures, des fermes et quelques ventas.
11 kil. 1/2 (102 kil.) Aigeciras (F.
ci-après.)
B. Par Conil.
Par ce chemin, qui descend au S., on se rapproche de la' mer, pour atteindre
17 kil. (39 kil. 1/2) Conil, v. de 3600 hab., avec un port formé par l’embouchure de la petite rivière de Conilete. On traverse, avant d’y arriver, un village abandonné , encore entouré d’une enceinte fortifiée, au milieu duquel s’élèvent les ruines d’un palais du célèbre Guaman le Bon, dont il subsiste une belle tour qui a été restaurée. C’est à 6 kil. de Conil, en suivant au S. E. la côte rocheuse del’Océan, qu’on rencontre le célèbre cap TrafaJgar, qui vit la flotte française et l’escadre espagnole anéanties dans un combat désespéré.
ESPAGNE
Eti sortant de Conil, on monte, dans la direction de l’E. , veiÿ
11 kil. (50 kil. 1/2) Veger de la Frontera, v. de 9200 hab. Veger est la résidence de quelques autorités maritimes et d’agents consulaires de France, d’Angleterre et de Hollande.
Le chemin, après avoir traversé le Barbate, longe à gauche le lac de Janda, et se rapproche de la côté, dans la direction de Tarifa, car une contrée montagneuse, peu habitée.
On traverse le no Salado. sur les bords duquel, en 1340, l’armée chrétienne mit en déroute une armée arabe de 400 000 combattants.
50 kil. (100 kil. 1/2) Tarifa , V. de 8200 hab., place forte située à l’extrémité la plus méridionale de l’Espagne et à l’entrée du détroit de Gibraltar.
La ville est entourée d’une vieille enceinte fortifiée, flanquée de vingt-six tours et percée de quatre portes. Dans l’enceinte se trouve engagée cette célèbre forterosse du haut de laquelle Guzman le Bon, sommé de livrer la ville sous peine de voir massacrer son fils, envoya pour toute réponse son épée au milieu des rangs ennemis. En avant de la pointe de Tarifa, et séparée d’elle par un canal de 250 mèt. de largeur, existe une île ronde de 500 à 600 mèt. de diamètre. A l'extrémité S. O. de cette île s’élève une belle tour ancienne fort bien construite , au sommet de laquelle est placé le phare qui indique la nuit aux navigateurs rentrée du détroit:
,Un chemin de cavaliers, à peu près impraticable l'hiver, conduit a
19 kil. 1/2(120 kil.) Alsedra», V. de 11 200 hab, , située vers le milieu de la côte Ô. de la baie de ce nom.
Algeciras est une ville ouverte, dominée par des hauteurs; le port est bien défendu. La ville possède un petit théâtre, un hôpital civil, un hôpital militaire de 150 lits. L’église est sans intérêt. On remarque , hors de la ville , un aqueduc, dont la prise d’eau est dans les montagnes voisines, à 1 heure de distance.
On compte une lieue, par la côte, d’Algeciras à San Rpque, où l’on ren-'
contre la route qui vient de Malaga à Gibraltar.