ROUTE 523 DE VALENCE A BARCELONE. H
des murs est suspendue une grosse chaîne que les galères valenciennes. au temps d’Alfonse V d’Aragon, allèrent enlever au milieu du port de Marseille. La cathédrale de Valence, possède une immense quantité de reliques et d’objets précieux, de beaux ornements, des archives riches en curieux documents.
Nous citerons parmi lçs quatorze antres églises de Valence : SanMartii i, où l’on remarque au-dessus du maître autel un Christ mort, de Ribalta ; San Andrès, sans aucune apparence à l’extérieur, mais dont l’entrée principale est un chef-d’œuvre d’architecture et de sculpture de la Renaissance; Sdnta CcUalina , ancienne mosquée; Santos Juanes; on y signale les fresques de Palomino et une Conception de Juan de Joanès; San Esteban, ancienne mosquée. dont on cite le maître autèl et les fonts baptismaux ; San Bartolomé :
l’autel du Saint-Sépulcre date, dit-on, du règne de Constantin le Grand ; San Juan del Hospital : oti conserve , dans l’une de ses chapelles , les restes mortels d’une impératrice de Constantinople.'
Etablissements de bienfaisance.
Uhôpital général est richement doté, et dirigé par les sœurs de Saint-Vincent de Paul: l’hôpital de En Conil ; L’hôpital de En Bou , fondé par don Pedro Bou , en 1839 , est spécialement affecté aux pêcheurs pauvres, l’hôpital de pobrer sacerdntes recueille , ainsi que son titre l’indique, les prêtres malades ou Agés qui ne peuvent plus exercer le saint ministère.
L’instruction pubùque compte une Université qui comprend une faculté de jurisprudence, une faculté de médecine et une faculté de philosophie.
Bibliothèques publiques. Celle de l’Université possède 40 000 volumes, une remarquable collection de Bibles, la réunion presque complète des Saints-Pères, les meilleurs ouvrages de théologie, d’édônomie politique, un choix précieux d'historiens et de chroniqueurs, des traités importants de sciences naturelles, une très-précieuse collection de romans de chevalerie, et surtout 300 volumes d’éditions du xv* siècle. La bibliothèque du
palais archiépiscopal est également publique; elle compte 10 500 volumes.
On cite en tête des collections particulières celle créée par don Vicente Salva.
Le Musée provincial possède un grand nombre de peintures recueillies dans les couvents supprimés.
Hors de la ville nous devons recommander quelques jardins. Le jardin botanique est un établissement trèsimportant et très-remarquable, possédant de rares collections, et de Déliés serres renfermant des plantes de tous les pays.
Le Turia ou Guadalaviar passe au pied de la partie N. et N. E. de la ville , et lasépare d’un faubourg important où conduisent six beaux pont?
d’une longueur moyenne de 130 mèt.
Le Turia est un beau fleuve, souvent impétueux pendant la saison des pluies ; il est contenu dans tout son parcours auprès de la ville par deux quais dont la construction date du xiv* siècle.
On ne peut dire que le Grao soit un port; c’est une plage peu sûre, dont le fond est peu à peu cûijiblé par les alluvions du Turia et par les sables.
L’Industrie valencienne compte une quinzaine de filatures de soie, des fabriques de tissus de chanvre, de lputre, de peluches pour chapeaux, de gants, d’éventails, deut telles fonderies de fer et de bronze, des faïenceries produisant des asulejos très- renommés. " ' •
La fabrique de tabacs occupe 3500 femmes et une cinquantaine d’hommes.
Des routes conduisent de Valence' à Dénia, à Teruel, et de là à Saragosse, à Tarragone, et de là à Barcelone, à Cuença.
Il existe des communications suivies de Valence aux Baléares.