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ville est entourée de murailles flanquées de hautes tours et garnie d’une place d’armes. Dans la ville moderne se trouvent des rues plus régulières et des habitations d’un style moins féodal. La place , qui est carrée , est entourée de portiques.

Une route conduit à Cacerès, situéeà 36 kil. à l’O.

En quittant Trujillo, on continue à parcourir une ligne de montagnes dont on franchit le point culminant (17 kil.) au Puerto de Santa Crus.

Dans la plaine, on rencontre successivement (7 kil.) Vülamegia , v. de 778 hab. ; puis (11 kil.) Miajadas, pauvre pet. V. de 4200 hab. On passe (16 kil.) à la Venta de la Guia et (15 kil.) à San Pedro ; (5 kil. 1/2) Trujillanos.

■ 9 kil. 1/2 (308 kil.) raérlda (hôt. : del Leon, de las Diligencias, de Badajos), V. de 3000 hab. Autrefois grande, peuplée et des plus Jlorissantes, Mérida u’oITre plus aujourd’hui qu’une faible image de ce qu’elle fut dans les temps anciens. Ce fut une des villes où les Romains s'efforcèrent le plu» à donner des preuves de leur grandeur et de leur magnificence, et c'est au-* jourd’hui l’une des plus pauvres et des plus négligées de la monarchie espagnole.

Méridane ne compte plus que 850 maisons, la plupart à un seul étage.

Elle est sans industrie et sans autre commerce que la vente des bestiaux élevés dans les vastes pâturages qui environnent la ville.

On traverse, en longeant la rive g.

du Guadiana, une grande plaine sablonneuse.

17 kil. (325 kil.) ta Posta de Peralès, auberge et relais.

9 kil. 1/2 (334 kil. 1/2) Lobon, bourg de 1130 hab. , situé sur une hauteur qui domine le cours du Guadiana.

13 kil. 1/2 (348 kil.) Talavera la

Beal, pet. V. de 2560 hab. On passe l’Albuera, et on suit une jolie vallée où se trouvent des fermes , des bois d’oliviers ; à g. s’élèvent quelques collines boisées, dont la dernière, nommée le Cerro Gnrdo , précède

17 kil. (365 kil.) Hndojoz (fonda de las Très Naciones ; El Caballn blanco; los Çaballeros) , V. de 22 000 hab., place forte ; chef-lieu de la capitainerie générale d’Estrémadure. La ville est entourée de fortes murailles, d’un large fossé et de défenses imposantes.

La place de la Constitution , nommée aussi Campo deSan Juan, est un yaste espace sur lequel se trouvent la cathédrale, le théâtre, des cafés, les principaux magasins, la maison de ville, et au milieu une promenade ou Salon planté d’arbres, lieu de réunion de la population élégante. La cathédrale est un monument solide, plutôt forteresse qu’église, construit à l’épreuve de la bombe, en vue de donner un asile sûr aux familles lorsque la ville est exposée au feu de l'ennemi. L’intérieur, divisé en trois nefs, offre un maître autel, surchargé d’ornements, deux belles statués de saint Jean-Baptiste et de N.-D. de la Conception,' un riche tombeau , iuu chœur avec une silleria artistiquement sculptée. Le cloître est grandiose et d’une belle exécution.

Des routes peu praticables conduisent de Badajoz à Séville, à Olivenza, à Cacerès.

ta frontière de Portugal se

trouve à 8 kil: à l’O. (373 kil.). On s’y rend par la carreterageneral, en sortant de la ville par la porte de Las Palmes. On traverse le Guadiana sur un beau pont de 28 arches. De l’autre côté du pont, on traverse une grande plaine, limitée par la petite rivière de Caya, qui forme la frontière entre les deux pays. Ou passe cette rivière à gué, et le plus souvent dans un bac.

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- PORTUGAL

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

i. Situation, limites, étendue. — 2. Rivières, lacs et eaux minérales. — 8. Climat.

— 4. Productions diverses S. Division politique. — 6. population. — 7. Gou-

vernement. — 8. Mouvement industriel. — 8. Ports et commerce. — 10. Revenus

publics et dépenses., — 11. Moyens de transport. — 12. Poids, mesures et monnaies. - ■

1. situation, limite», étendue. — Le Portugal est situé à l’extrémité occidentale et méridionale de l’Europe, entre les 36° 56' et 42° 7' latitude N., et entre les 8° 50' et 1 1° 50' de longitude E. du méridien de l’Ile de Fer. Il est borné au N. par la Çalice , à l’E. par le royaume de Léon, l’Estrémadure espagnole et l’Andalousie, au S. et à l’O. par l’Atlantique. Sa superficie est de 59 000 kil. carrés, 465 lui. sur 200.

Ses fleuves sont le Tage, le Douro, qui sert de frontière aux doux pays limitrophes pendant un parcours de 20 1., le Mondego, le Lima, l’Ave, le Sado et le Vouga. Ces derniers prennent leur source sur le territoire portugais. .

2. Klvlère», lac» c* eaux minérale». — Plus de 300 cours d’eau arrosent ce pays. Le lac Obidos, dans K Estrémadure, et surtout la Ria d’Aveiro, méritent d’être visitées: Quant aux eaux minérales ( C aidas ) , les principales sont celles da üainha , situées dans la province d’Estrémadure, et dont la température dépasse 30° centigrades. Une grande réputation est attachée à celle de Gerex, sur les frontières de la Gallicie. Celles de Lisbonne, sulfureuses thermales, sont nombreuses, et on y cite en première ligne les caldas de Alcaçarias. Le Portugal ne possède qu’une source salée, située à Rio-Maior, non loin de Santarem.

3. climat.— Peu de climats sont aussi heureux que celui du Portugal; cependant, en été, la température y est beaucoup plus élévée qu’en Espagne. Pendant l’hiver la neige tombe seulement sur le sommet des montagnes.

4. FroUuetloa» diverse». — Les montagnes sont pour la plupart boisées de châtaigniers, de chênes, de chênes-lièges et de sapins. Les vallées fournissent en abondance des vins excellents, des grenades, des oranges, des figues et des olives de la meilleure espèce. La région des plateaux abonde en céréales; la rareté des pâturages ne permet que très-imparfaitement l’élève du gros bétail. L’intérieur du sol portugais recela beaucoup de métaux et de pierreries ; l’exploitation de ces mines précieuses a pris une certaine activité.

Les vins rapportent au Portugal des sommes considérables. On cite en première ligne ceux de Porto, ceux de Bairrada, puis ceux de Bucellas et de Carcavellos, qui sont blancs, et les vins rouges de Barra-à-Barra , de Torres, de Lavradio et de Colares.

5. nivlalon politique. — Le Portugal était autrefois divisé en sept provinces continentales : Minho, Tras-os-Montès , Alemtejo , Haut-Beira , Bas- Beira, Estrémadure et Algarve, plus les A fores, et Madère. Aujourd’hui l’or-

RENSEIGNEMENTS GÉNÉRAUX

ganisation administrative compté 21 districts entre lesquels ces provindes ont été partagées, et dont les chefs ont à peu près les attributions des préfets français.

6. Population. — La population, évaluée par district, s’élève aux chiffres ci-après. — Mlnho s Brnga , 299 367; Porto , 373 295; fiana do Castello,

151 470. — Tra»-o*- Monté* : Bragance, 131741; Villarial, 186 442. — Alemtejo î Beja, 126 884; Evora , 91011; Portalègre, 89187.— Haut- Belra ; Aveiro , 69 314; COtmbre, 362 755; T»xeM,328 217. — Ba* Bclra ; Çuarda, 261 092 ; Castello-Branco , 149 881.— üstréniadure « LeirCa ' i 157 481 ; Lisbonne, 424 030; Santarem, 170 060. — Al(çarvc t Faro , 152 959.

— Acorc» i Angra, 69 314; Horta, 65 324 ; Ponta Dekgada , 107 008.— Madère i Funchal, 98 320. Soit 3 998 861.

Au total, la population entière du Portugal ne dépasse guère le chiffre de 6 260 000 habitants, en y comprenant celle des possessions d’Afrique, d’Asie et d’Océanie. La religion catholique domine; mais leé autres cultes y jouissent d’une tolérance garantie par les lois..

7. «ouvernement. — Le gouvernement est monarchique-constitutiünnel.

La presse, organisée d’une façon assez remarquable, jouit d’une liberté à peu près illimitée. .

8. Mou venicnt industriel. — Les Portugais ne brillent pas sous le rapport .

de l’industrie. Le nombre de leurs manufactures est très-petit, et ils demandent aii commerce étranger ce qui leur est nécessaire en étoffes, en quincaillerie et en objets de toilette et de luxe. A peine s’élève-t-il . dans les endroits les plus actifs, quelques filatures de laine et de coton et quelques usines. Néanmoins, à Guimaraens, ville située à 39 kilomètres N. E. de Porto, on fabrique des toiles remarquables, de la coutellerie, des papiers et du linge damassé; à Braga, l’orfèvrerie et la chapellerie sont devenues deux spécialités industrielles. Quelques manufactures d’armes se montrent avec succès ; la presse a développé l’art de l'imprimerie, et tes libraires de Lisbonne et de Coïmbre mettent en vente aujourd’hui des livres confectionnés avec' un grand soin typographique. - -

9. l*orts de commerce. — Le Portugal ne possède qu’un petit nombre de ports, parmi lesquels ceux de Lisbonne, de .Porto, de Figueira, de Setubal, de Faro, de Villanova, d’Aveiro, de Villà-de-Condé et de Viana, qui occupent la première place. Ces ports reçoivent annuellement environ 3000 bâtiments de commerce, parmi lesquels 1700 sont étrangers. •

10. Bevenu* public* «t dcpen*e*. — D’après les plus récentes statistiques, les dépenses annuelles s’élèvent à 66 millions de franos. Le chiffre des recettes ne dépasse pas la somme de 60 millions de francs.

11. Moyen* de tranaport. — Les communications les plus sûres entre

l’Europe et le Portugal se font par la voie de mer, et pour les voyageurs français il n’en est aucune qui soit plus facile et plus agréable que le service de paquebots à vapeur de la Compagnie générale établie à Saint-Nazaire, près Nantes. Les trois navires de cette compagnie partent régulièrement de Saint- Nazaire les 5, 15 et 25 de chaque mois, à midi précis, et arrivent à Lisbonne les 9, 19 et 29, d’où ils continuent leur traversée vers Cadix, Gibraltar et Malaga, point extrême de ce service. Ils reviennent régulièrement tous les dix jours à Lisbonne, pour en repartir les 4, 14 et 24 de chaque mois pour Vigo et Saint-Nazaire. '

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Le prix du voyage, avec lit et nourriture, est, de Saint-Nazaire à Lisbonne, en l1* chambre, 220 fr. ; en 2* chambre, 160 fr. ; sur le pont, saps lit et sans nourriture, 80 fr.

Les services anglais sont plus nombreux et par conséquent plus fréquents. Le Royal Mail Steam Racket company a de magnifiques paquebots allant de Southampton à Rio de Janeiro, partant le 9 de chaque mois, et touchant à Lisbonne en quatre jours. La Ligne-Péninsulaire part également de Southampton les 7, 17 et 27 de chaque mois, et s’arrête à Lis'bonne sans relâcher à Vigo.

Par la voie de terre les communications sont moins faciles. Il n’existe guère que deux voies qu’on puisse recommander pour franchir la frontière entre l’Espagne et le Portugal : la grande route de Madrid à Badajoz et celle de Vigo à Porto.

Dans l’intérieur du Portugal, les chemins sont rarement bons; les voitures commodes , mais mal menées ; les auberges sans confort. Les diligences vont de Lisbonne à Badajoz, de Lisbonne à Porto, de Porto à Braga, de Porto à Rigoa et à la frontière de Galice. Là où il n’y a pas de routes, les gens du pays se servent de litières , sortes de chaises à porteurs, conduites par deux mulets placés l’un devant l’autre : ces litières peuvent contenir deux personnes. On place les bagages sur des mulets de charge.

La seconde façon de voyager consiste à parcourir les routes à cheval, accompagné d’un muletier qui porte les bagages en croupe.

11 n’y a pour ainsi dire pas de postes régulièrement établies en Portugal, et par conséquent les routes y sont la plupart du temps impraticables.

Le Portugal possède en ce moment (janvier 1860) deux petites voies ferrées : l’une de 68 kil., allant de Lisbonne à Ponte de Aseca, auprès de Santarem, le long de la rive droite du Tage ; l’autre de 56 kil. , entre Barreiro , en face de Lisbonne , sur la rive gauche du fleuve , et Vendas Novat (route de Lisbonne à Badajoz); enfin une troisième, de 20 à 22 kil., est . en projet de Lisbonne à Cintra. .

Les projets définitivement adoptés, et dont l’exécution paraît devoir être rapidement conduite , comprennent ;'l* Une ligne du Nord, allant de Lisbonne à Porto par Colmbre, avec prolongement sur Valança, pour se souder à une ligne espagnole qui viendrait de Vigo à Tuy. — 2° Une ligne de l’Est, comprenant la ligne actuelle de Lisbonne à Ponte de Aseca, prolongée jusqu’à Barquinha ou jusqu’à Constança, où elle franchira le Tage, puis vers Aviz, Estremoz et Elvas, d’où elle ira rejoindre, à Badajoz, la ligne espagnole de l’Estrémadure. — 3° Une ligne du Sud, continuation de la voie de Barreiro à Vendas Novas par Evora, descendant d’Evora à Beja, où se rattachera la route des Algarves. Enfin la ligne du Nord aurait un embranchement -qui , partant de Coïmbre en remontant la vallée du Mondego, irait rejoindre à la frontière, vers Almeida, une ligne espagnole venant de Vailadolid.

. 12. PoldM, meHure* et monnaie*. — La livre ou arrafel se .divise en 2 marcs; le marc, en, 8 onces; l’once, en 8 gros ou oitavès; Voitave , en 72 grains. Ainsi le marc portugais comprend 4608 grains. L’arratel équivaut à 459 grammes.

L ’arrobe a la valeur de 32 arrcUeis ou 14 kil. 688 gr.j et 4 arrobes forment 1 quintal.

Le pied portugais comprend 32 cent. 85 ; la uara vaut 1 mèt. 10 c. ; le covado

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