ROUTE XLV
de MILAN a VIENNE ,
Par Brescia et Innspruck, 129 1., G4 p. 'f.
De Milan à Castel nuovo
Bolzano ,
[voyez route 41),
Deutschen ,
Volargine ,
Ut
Kolmann,
Perri,
Brixen,
Aia,
Mittwald ,
Roveredo,
Sterzingen ,
Trente ,
Brenner ,
Lavis ,
Steinach ,
Salurn ,
Schœnberg,
Neumarkt,
D’innspruck à Vienne
Brandsol ,
(v. route ci dessus),
Entre Ma ou Ilalla et Perri on trouve Borghietto , dernier village du territoire de Trente. C'était anciennement la limite entre le Tyrol et le Véronais.
Ossenigo est le premier village du Véronais où l’on arrive par un chemin peu agréable au milieu des rochers. Entre Ossenigo et le fort Guardara, qu’on laisse de côté , on voit la forêt de Vergara , qui était autrefois dangereuse. Au-delà de l’Adige, sur la droite, on voit le Monte-Baldo.
Entre Berri et Volarni on passe à côté du fort de la Chiusa, près d’un précipice dans le fond duquel coule l’Adige. On laisse Rivoli sur la droite de l’autre côté du fleuve.
A Volarni ou Valargine on descend dans une plaine bien cultivée , couverte de blés , de vignes et de mûriers , et qui s’étend jusqu’à Vdrone .
GUIDE EN ITALIE
Avant d'arriver à liovcredo , on passe par ^ 4la , petite ville située sur la rive gauche de PAdige. Pop. 3,800 liab.
Roveredo [hôtel : la Rose), Roboretum, petite ville qui a une population de 7,000 habitants et qui est très-commerçante. Les maisons y sont bâties en pierres. Il y règne beaucoup de luxe dans les meubles, les habillements et les équipages. C/est dans cette ville qu’en 1750, et par les soins de Mme Blanche- Laure S ai b anti , fut établie la célèbre académie des Agiali , qui n'aiment point la gène. Les ateliers de teinture de cette ville sont fort estimés, de même que les filatures desoie, qui sont mises en mouvement par le moyen de Peau. Fabriques de tabac, tanneries estimées, vins trèsrenommés. Cette petite ville possède deux églises, trois couvents, une bibliothèque et un gymnase. — De Roveredo une route conduit à Riva , sur le lac de Garda ; cette route est fort pittoresque.
Trente [hôtels : PAigle-d’Or, la Couronne, la Rose, de l’Europe ) est située dans une vallée délicieuse au pied des Alpes, entre l’Italie et l’Allemagne, mais faisant partie du Tyrol italien. Elle est baignée au nord par PAdige. Dans un mille de circuit elle renferme de beaux édifices et des églises qui méritent d’être vus. La Cathédrale , d’architecture gothique, est un temple magnifique composé de trois nefs, et qui possède des orgues très- renommées. Elle est célèbre par le concile de Trente, qui y acheva ses séances, s’étant précédemment réuni à Sainte-Marie-Majeure . Dans l’église des anciens Ermites on voit le tombeau du cardinal Scripandot célèbre par sa doctrine. Les palais les plus remarquables sont celui que Bernard Closio , évêque de cette ville, a fait réparer, et celui des Madruccx i, qui renferme de bonnes peintures et des inscriptions anciennes. Les rues de cette ville sont larges et bien pavées. Les eaux de la rivière, détournées dans différents canaux, parviennent presque à toutes les maisons de la ville. Hors de la porte Saint- Laurent, est un pont magnifique sur PAdige. Les Alpes des environs de Trente, couvertes de neige presque toute l’année, sont si hautes et si escarpées, qu’elles semblent inaccessibles et paraissent toucher au% cieux. Les campagnes adjacentes sont fertiles en grains, et les collines pro-
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duisent un vin fort estimé. L’air y est très-bon; mais dans l’été , et surtout dans les jours caniculaires , on y éprouve une chaleur excessive, et dans l’hiver un froid très-rigoureux. Les habitants sont robustes , industrieux et endurcis au travail. La ville ne renferme pas plus de 10,500 h.
Course a faire dans la vallée de Naunie ou Anaunie , de Non et du Soleil : une série de châteaux du moyen-âge s’élèvent çà et là; une centaine de beaux villages ayant leurs dialectes particuliers sont répandus dans de belles plaines ; vingt torrents roulent leurs ondes turbulentes au milieu de cette nature pittoresque.
Après Trente , on arrive à Lavis ( Avisium ) , puis à Falerno , 1,100 h. ; à JVeumarkt ( Endideium en latin, Egna en ital. ) , petite ville ; à Bronzolo , enfin à
Bolzàno (ou Botzen) , sur les bords de YEysach , qui est une jolie ville , très-commerçante à cause des quatre foires qu’on y tient tous les ans. Les vins qu’on récolte dans les environs sont assez estimés , mais ils ont un goût douceâtre qui , en général , déplaît aux étrangers. En entrant dans la vallée de Bolzano , on est tout étonné de la douce température qui y règne. Les arbres fruitiers ou de pur agrément y croissent de toutes parts : c’est un véritable printemps au milieu -de l’hiver.
De Bolzano à Innspruck , voyez Guide du voyageur dans le Tyrol, chez L. Maison , rue Christine, 3, Paris.