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théâtre de nombreux faits d’armes ; en 1702 clic fut assiégée par les Autrichiens , en 1734 par les Français, les Espagnols et les Sardes, en 1800 par les Français, et en 1815 par les Autrichiens. Dans le château U faut visiter le tombeau du célèbre connétable de Bourbon , tué en 1528 à la prise de Rome . La cathédrale de Gaéle , dédiée à St Érasme , possède dans son baptistère un monument antique et singulier tant par sa forme que par les bas-reliefs dont il est orné. On y remarque en outre un beau tableau de Paul Véronèsc , et l’étendard offert par Pie V à Don Juan d'Autriche , généralissime des armées chrétiennes contre les Turcs , qui furent défaits à Lépanle . Le port est encore aujourd’hui tel qu’il était anciennement.

On donne le nom de Golfe de Gaëte à cette portion de la mer Tyrrhénienne qu’il domine. Auprès de la ville il y a une église dite la Trinité , qui renferme une chapelle dont la situation est admirable.

En sortant de 71/o/a, et au delà des ruines que nous avons indiquées, s’étend le fleuve Garigliano (Liris) , qui sépare le ÎMtium de la Campanie . On traverse ce fleuve sur magnifique pont de fer de construction récente, le seul de cette matière et de ce style qu’il y ait jusqu’à présent en Italie, à l’exception de celui de Padoue . Là on quitte la voie Appicnne , qui se prolonge sur le rivage de la mer jusqu’à l’embouchure du Volturno ( Vulturnus). En s’avançant vers St-Agata , on remarque à gauche la ville de Sessa (Suessa Arunca) , la plaine de Carinolà (Calinium ), et le mont Massico, célèbre par ses vins si vantés par Horace.

S.-Agata est un village dans lequel on voit les restes d’un magnifique amphithéâtre qui appartenait à Miniurne . Avant d’arriver à la station suivante , on passe le Volturno sur un superbe pont.

Au pied du mont St-Nicolas, appartenant à la chaîne des monts Tiphatesy et dans le voisinage des fleuves Clanio ( Petria ) et Volturno , fut construite, dans le ixe siècle, la ville de

Capua (Capoue) , distante d’un mille environ de la célèbre Capoue , où Annibal alla chercher un funeste repos

SUIDE EN ITALIE*

après la mémorable bataille de Cannes . L'ancienne Capoue est transformée aujourd’hui en un village appelé Sainte- Marie- Majeure. Là aussi on remarque les restes d’un amphithéâtre qui a dû être magnifique. La moderne Capoue renferme aussi plusieurs anciens monuments qui ont été décrits par Æexis Symmaque Mazzochi . Les littérateurs Rinaldi , Granata et Pratilli ont donné une relation des vicissitudes civiles et politiques de cette ville. Elle contient aujourd’hui plus de 7,000 habitants. La Cathédrale est soutenue par des colonnes de granit tirées d’anciens éditices, de sorte qu’elles sont inégales entre elles et de forme et de grosseur; cette église est ornée de bons tableaux de Solimène et d’une magnifique sculpture du Bernin . Les fortifications modernes ont été dessinées et construites par le célèbre Vauban .

Plusieurs villages des environs de Capoue tirent leur nom de leurs anciens temples, comme Bellona, Giano, Ercole, Càsapulla ou Casolla (Casœ sJpollonis), etc.

Caserta ( Casa irta ) est une petite ville voisine de là, mais en dehors de la grande route. Elle est bâtie sur une colline fort agréable. Sur une autre appelée Torre, le roi Charles 111 éleva un château royal de plaisance, d’après les dessins de Vanviielli ; ce palais passe pour un des plus beaux qu’il y ait en Europe. Nous n’en donnerons point la description, afin de laisser au voyageur le plaisir de la surprise ; nous dirons seulement que la population de Caserta s’élève à peine à G00 hab., tandis que celle de la Torre monte presque à 5,000.

À une égale distance de Capoue et dQ Naples y on trouve la petite ville de Aversa (/ ldversa)y fondée en 1030 par le Normand Rainulfo (1). L’église de V sinnonciade et celle de Sainte - Marie - des-Anyes renferment chacune un beau tableau de Solimène. Mais ce qui donne de la réputation à cette petite ville, c’est son établissement appelé la Casa de' Pazzi ( maison des fous) , qui est devenu avec justice l’objet de l’admiration universelle et le modèle de

(t) Voyez l’iiistoirc écrite -par Ferdinand l’abozzi , imprimée en i7;o.

semblables institutions (1). L’abbé Linguetli a mérité par ia fondation de cet hospice Ja reconnaissance de tous les peuples.

Deux milles plus loin, on trouve le gros bourg de St-Elpidio, qui fut autrefois une ville très-ancienne de la Campanie, et qui se nommait Atella. Elle était habitée par les Osques , et avait quelque célébrité à cause de ses comédies, dites Atellane , qui se faisaient remarquer par leurs traits mordants et par leur licence. Pop. 3,400 hab.

St-julien est aussi un village considérable de ces environs.

Une route neuve et vaste nous conduit ensuite au bourg populeux deCAPO di Chino ( Caput Clivii ), et delà à Naples, dont nous donnerons plus tard la description.

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