‹ Guide du voyageur en ItalieChapitre 56 sur 218 · GÊNES · texte numérisé non relu

GÊNES

Ecco! vedlain la maeslosa, lin me nsa Città, cbe al mar le spondc, il dorso al monti,

Occupa tutta, et tutta a cerchio adorna.

Gênes ( hôtels : la Croix-de-Malte, table d’hôte à 4 heures; Feder sur le port, table d’hôte à 4 ou 5 heures, selon la saison; prix, 3 fr.; chambres depuis 2 fr. jusqu’à 5 et plus; de Londres, prix modérés; les Quatre-Nations, d’York, de l’Europe, d’Italie, l’Albergo-Reale, la Pension suisse, l’Aquila- Nera, etc. ), surnommée la Superbe à cause de lajmagnilicence de ses palais. Elle est bâtie en forme de croissant , sur le penchant d’une montagne qui fait partie des Apennins. Vue de la mer à une certaine distance, elle offre un spectacle aussi magnifique qu’imposant , parce qu’une multitude de belles maisons de campagne , disséminées sur les hauteurs et aux environs, semblent se confondre avec la ville même. Quo si l’on arrive par terre de la Lombardie, en entrant dans le vaste faubourg de Saint-Pierre-d’Arena , bâti presque au bord de la mer, on ne peut qu’être frappé à l’aspect de tant de palais somptueux qui annoncent le goût et l’opulence des habitants. Après avoir parcouru ce faubourg dans toute sa longueur, on arrive au pied de la tour du grand fanal, élevée sur le même emplacement où était la citadelle que Louis XII avait fait construire pour s’assurer de Gênes. Do là on

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découvre le port et la ville qui Penvironne : cet ensemble forme un coup d’œil vraiment admirable.

La ville de Gènes a des fortifications très-considérables. Son enceinte extérieure s’étend jusqu’au sommet de la montagne, et forme un circuit d’environ 4 lieues (16 kil. ). L’enceinte intérieure a environ la moitié de cette étendue. Nous allons visiter cette belle ville en nous servant du Guide de Gênes et de ses environs (I).

Palais.

Palais ducal. Cet immense bâtiment, qui était anciennement la résidence des doges de la république, sert maintenant aux séances du sénat royal de Gênes. Ce palais vraiment royal est un des plus vastes et des plus étendus de la ville. C’est au Génois Simon Cantoni qu’on doit l’architecture du palais actuel, qui réunit à la plus rare élégance des formes la plus grande solidité et l’incombustibilité. La façade extérieure présente un ensemble majestueux ; elle est décorée de corniches et de balustrades en marbre. Les grandes voûtes de cet édifice, ainsi que la toiture, qui est sans aucune charpente ni ferrements , comme l’indiquait son projet, méritent l’attention des connaisseurs. La grande salle où siégeait le sénat a 40 mètres de longueur sur 17 de largeur et 20 de hauteur. Ce somptueux édifice est occupé aujourd’hui par les bureaux des justices de paix, par l’intendance générale , par la trésorerie et la police. Il est fortement question de débarrasser ce palais des sombres murailles qui le masquent en grande partie.

Archevêché. Le palais de l’archevêché a une très-belle salie peinte à fresque par le peintre Cambiaso; on y voit à la voûte la tenue d’un synode provincial.

Palais royal , rue Balbi . Ce palais, l’un des beaux de cette ville, appartenait à la famille Durazzo . Sa majesté en a fait l’acquisition. Il a tous les agréments qu’il est possible

(i) Chez M. Beuf, libraire , rue Neuve, à Gênes.

de désirer : une vaste cour , des jardins et des écuries ; tous ces objets sont réunis dans cet immense édifice, qui présente une perspective de 94 mètres le long de la rue Balbi. Il fut bâti sur les dessins de deux architectes, Pierre-François Cantone et Jean-André Falcone ; mais les beaux escaliers en marbre ont été dirigés par le chevalier Charles Fonlana .

Parmi les précieux tableaux qui décorent ce palais , on admire surtout : Olinde et Sophronie , par Luc Giordiano; — Adam et Ève , de Procaccino ; — un portrait, parle Tintoret ; — un portrait , par Van-Dyck , — un portrait de femme , par le meme; — une Vierge , du Guide; — une Arthémise , du Tintoret; — une Crèche, par le Titien un Jésus- Christ y du même; — une Madeleine , par le Tintoret ; — une Vierge , de Carlo Dolci ; — le Sauveur , par le même; — une Descente de Croix , de Caravage; — Jésus crucifié , une tète de femme , du Titien ; — une tète de femme , par le Tintoret ; — une Sainte Famille , par Albert Durer ; . — Saint Jean , V Enfant Jésus et plusieurs Chérubins , par le Titien; — Susanne , par Rubens ; — Quatre fleuves y de Giordano.

Dans le salon dit di Paolo est un des plus beaux ouvrages de Paul Véronèse : la Madeleine aux pieds de J.-C. La statue de Vile llius, capable à elle seule d’orner une galerie, est le plus bel ornement de ce palais.

Palais de V Université. Ce vaste palais a deux façades ; la principale se déploie sur la rue, et l’autre donne sur la place de Saint-François- Xavier. Son architecture est d’un beau style; elle est due aux dessins de Barthélemi Bianco. 11 y a trois ordres de croisées avec des balcons en marbre d’ordre toscan. On entre dans le vestibule, qui est trop petit en raison de la grandeur de l’édifice; mais l’architecte a si adroitement placé deux grands lions en marbre sur le troisième degré, que l’on ne s’occupe en entrant que d’admirer ces beaux morceaux de sculpture. Tout dans ce riche palais est digne de la curiosité du voyageur ; la salle des examens , dont la voûte est ornée d’une fresque d’une grande beauté , exécutée par Carloni, renferme six statues en bronze de Jean de Bologne , représentant la Justice, la Foi, la Charité, l’Espérance, la Force et la Tempérance. — Les cabinets

d'histoire naturelle et de physique , la bibliothèque , contenant environ 50,000 vol. , et le jardin botanique , sont fort remarquables.

Palais Balbi-Piovera, rueBalbi, dont l’architecture est de Barthélemi Bianco et d'Antoine Corradi . Ce palais possède une nombreuse collection de belles toiles, dont les plus précieuses sont, dans le salon, six portraits par Van- Dyck , dont un représente Francese Balbi à cheval ; l'Interprétation des songes par Joseph , de Slrozzi; dans une salle à gauche, cinq autres portraits du même maître; dans la salle à droite , Andromède sur un rocher, par le Guerchin ; un Marché, par Bassano; sainte Catherine, par le Titien ; Jésus au jardin des Oliviers, de Michel- Ange ; saint Jérôme, du Titien, dans une autre pièce, un Philosophe et un Mathématicien, par YEspagnolet; saint Jérôme, par le Guide ; la Conversion de saint Paul , par Michel-Ange ; une Vénus, par Annibal Carrache ; dans une autre salle , une Cène , par Paul Véronèse ; une Lucrèce , par le Guide ; un Guerrier antique, par le Corrège ; une Vierge et l’Enfant Jésus, par Procaccini; deux portraits, par le Titien; deux portraits, par Van-Dyck; la Présentation au temple, par le Parmésan ; une Cléopâtre , par le Guide; une Madeleine, par Annibal Carrache; l’Innocence, par Rubens ; la Vierge, l’Enfant Jésus et sainte Catherine, par le Corrège; saint Marc, par le Guide; une Vierge, de Sal vator Rosa; une Foire et des Bergers, par Valerio Castelli.

Palais Durazzo. Ce palais termine la rue Balbi avec ses galeries jusqu’à l’église de Y Annonciade. Il a, au milieu des angles, un grand corps de bâtiment, duquel partent deux galeries couvertes , ornées de colonnes en marbre ; la façade de ce palais a 38 mètres de longueur, sans y compter les galeries et les jardins. On y admire la Madeleine du Titien : les connaisseurs , quoique instruits qu’il en existe une dans le palais Barbarigo à Venise , n’en considéreront pas moins celle-ci comme un original ; les Pharisiens montrant au Seigneur la monnaie de César, par le Guercino; l’Adultère , du Procaccino : ce tableau ferait honneur au premier des peintres. On cite encore comme dignes d’admiration une Charité

romaine, de Guido Jieni ; saint Eustache, un Enfant qui dort, du même; le Mariage de sainte Catherine, de Paul Véronèse ; le Seigneur qui apparaît à Jean , du Dominiquin ; saint Sébastien , du même ; le portrait de Philippe IV , par Rubens; Heraclite et Démocrite, de Jiibera ; une Femme et deux Enfants, de Van-Dyck ; une Vierge, de Strozzi ; les neufs portraits de la famille Durazzo , par Van-Dyck ; deux morceaux de Bassan; le Festin chez le Pharisien , de Paul Véronèse , belle copie de David ; une Suzanne, par Rubens ; la Mort de Sénèque, par Ferrari; un Vieillard, par Rembrandt ; Oîinde et Sophronie , par Jordaens ,

Palais Brignole , dit le Palais Rouge , dans la rue Neuve . Le grand Palais Rouge, situé dans la belle rue Neuve, 49, dont nous avons déjà eu occasion de parler, appartient à M. le comte Antoine de Brignole-S ale. Ce palais possède une des plus riches collections de tableaux qu'il y ait à Gènes. Nous citerons Jésus-Christ chassant les vendeurs du temple, du Guerchin; Judith, de Paul Véronèse; plusieurs Rubens; Jésus au jardin des Olives , de Carlo-Dolci , admirable ; la Résurrection , par YAlbane; sainte Catherine, par Baroccio ; la Vierge, l'Enfant Jésus et plusieurs saints , par Paris Bordonc; saint Laurent, par Annibal Carrache; la Résurrection de Lazare, par Michel- Ange; une Assomption, par le Corrège; saint Jean-Baptiste, par Léonard de Vinci ; la Vierge, l'Enfant Jésus et plusieurs saints, par le Guerchin ; même sujet , par André-del^Sarto ; le Père Éternel, par le Guerchin ; Cléopâtre, par le Guide ; Tobie , par le Poussin; une Sainte Famille, la Vierge, l’Enfant Jésus , quatre Apôtres , par Procaccino ; un portrait , par Rubens; deux tableaux de famille, par David Teniers; un portrait , par le Titien ; deux Marines , par Vernet ; Jésus et les Pharisiens , le Sauveur , une Escarmouche de soldats et plusieurs portraits, par Van-Dyck; Jésus chassant du temple les marchands, du Guerchin; sainte Véronique, du même; une Suzanne, par Annibal Carrache,

Palais Serra , dans la rue Neuve , 19. Ce palais, de' feu Dominique Serra, fut bâti en 1652 par l'architecte Galeazzi Alescio , et décoré à la moderne par Tagliafichi , irchitecte génois.

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Ce noble édifice ne le cède en rien à ceux que nous venons de visiter, tant pour les décors intérieurs que pour quelques riches peintures qu’il renferme.

Le salon de ce palais, un des plus beaux qu’il y ait en Italie, est de l’invention de Wailly, architecte français, et a été exécuté par Ta g lia fie hi ; on peut voir, dans le supplément de l’Encyclopédie, le dessin de chaque face de la voûte, ainsi que les éloges qu’on donne à cet ouvrage qui surpasse tous les autres du même genre, soit par l’élégance des proportions, soit par la richesse des ornements, des dorures, des glaces, des flambeaux, des meubles et des broderies. Les quatre bas-reliefs de marbre blanc qui sont sur les portes sont l’ouvrage des sculpteurs génois Traverso et Ravaschio . Les portes sont plaquées en lapis— lazzuli ; le pavé est en mosaïque. Enfin ce salon mérite à juste titre le nom de palais du Soleil , que lui a donné M. le président Dupaty, dans ses Lettres sur l’Italie; tout le reste est conforme à la richesse qui se voit dans tous les coins de ce salon; la dorure y est avec profusion , et a coûté, dit-on, un million au propriétaire.

Palais Spinola, rue Neuve, n° 44. Ce palais, qui est en face de celui ci-dessus, est très* vaste; la façade extérieure est toute peinte à fresque par Lazare Tavarone , avec les portraits des douze Césars. Dans l’intérieur de ce palais il y a de très-beaux tableaux, dont les plus remarquables sont : la Nativité, un portrait, l’Hiver, l’Automne, par Bassano ; La Vierge, l’Enfant Jésus et plusieurs saints, le roi David, par le Guide ; Bacchus , par Rubens ; la Vierge , l’Enfant Jésus , par Luc de Hollande ; un portrait, par Sébastien del Piombo ; trois autres portraits, d'André del Sarto ; une •Vierge et un Enfant Jésus, de Luino ; Jésus rencontrant Véronique, du Tintoret ; un portrait, par le même; Jésus couronné d’épines, un portrait, parle Titien ; un crucifix, deux portraits, de V an- Dyck , etc.

Palais de M . Nicolas Grillo Cataneo. Ce palais possède une riche et belle collection de tableaux; il est tout près de la porte du Portello , ou de la rue Neuve, n° 31 , comme on l’appelait anciennement. Nous citerons saint Joseph et saint Jean, de Raphaël ; la Lapidation de saint Étienne, de Louis

Carrache; le portrait d’un sénateur, du Titien ; Samson, de Paul Véronèse ; saint Antoine, de Lanfranc ; le Martyre de saint Laurent , de Pierre de Cortone ; un portrait , de Jean Bellini; sainte Agnès, d'André del Sarto; un portrait de femme, de Van-Dyck ; une sainte Famille, de YEspagnolel; la Modestie, de Paul Véronèse ; un portrait, par le Titien ; Samson , de Gherardo délie Notti ; un portrait de femme, de Rubens ; une bataille, de Borgognone ; un paysage, par l'empesta ; etc.

Palais de M. le duc Vivaldi Pasqua . Ce palais , en face de la rue Neuve, sur la place des Fontane Amorose , a la façade peinte représentant les Vertus; le vestibule a de belles peintures représentant des batailles ainsi que les histoires du roi Salomon. Une sainte Famille, par Léonard de Vinci ; un tableau représentant des jongleurs faisant des tours d’adresse, du Caravaggio ; tableau représentant les Heures, de Raphaël ; les Amours qui dansent, de Raphaël : ces deux tableaux sont d’une beauté admirable; un Christ mort, la Sainte Vierge, et d’autres figures, de Rubens .

Palais du prince Doria Panfili} hors la porte Saint- Thomas. Ce palais très-vaste se déploie sur une large avenue ayant 150 mètres de longeur; sa façade principale regarde le nord. Son architecture est de Montorsoli , Florentin; la porte , ornée de deux colonnes d’ordre dorique en marbre blanc, est d’après les dessins du célèbre Pierrin del Valga. En entrant dans le vestibule on voit la voûte couverte de stucs, de peintures grotesques et de différentes histoires, tant dans les lunettes que dans les compartiments. Quatre médaillons, où le triomphe de Scipion, en de très-jolies petites figures, est exprimé avec beaucoup de grâce. 11 faut entrer dans les appartements pour y admirer les grands travaux du célèbre Pierre Bonacorsi , dit Pierrin del Vaga, le second disciple, après Jules Romain, de l’école du grand Raphaël, et grand maître lui-méme.

Le palais Doria Tursi, rue Neuve, 2, appartient aujourd’hui à l’Etat ; il renferme de très-bonnes peintures , dont les plus remarquables sont : deux Musiciens, par le Guerchin ; — Vénus et l’Amour, par Lanfranc ; — le Songe de l’échanson, de Carravaggio ; Diane et Endymion, de*$o-

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limène; — Hercule couronné par la Gloire, de Lanfranc ;

— l’Aurore réveillant Morphée, de Solimcne ; — deux paysages , de Claude Romain ; — Alexandre dans le royaume des Amazones , par Solimène , etc.

Palais Cambiaso , 27 , rue Neuve. Gomme la plupart de tous ces palais , la façade en marbre est d’une grande richesse ; mais malheureusement le peu de largeur de la rue en détruit l’elfet; il possède aussi une belle collection de tableaux . dont les plus estimés sont : Ste Marie-Madeleine, de Gucrchin ; — une Sainte Famille, par Innocent; — la Vierge , l’Enfant Jésus et saint Jean-Baptiste, de Raphaël ;

— une Crèche, de Bassano; — une Madeleine, qu’on croit du Corrège ; — deux Vues de Venise, de Canaletlo ; — une Vierge et l’Enfant Jésus , de Procaccini; — l’Adoration des Bergers, d e Bassano; — un portrait, du Titien; — un portrait de femme, du Guide; — un portrait, de Paul Véronèse ; — sainte Lucie, par le Guerchin ; — une tête de femme, de Van-Dyck; — l’Adoration des Mages, de Luc de Hollande; — le David de Michel-Ange, par Caravage , etc.

Palais Pallavicini, rue Charles-Félix, no 327. La façade de ce palais est neuve et fort belle , mais la cour est petite et ne répond en rien à l’élégance de l’extérieur. Le salon est magnifique ; parmi les nombreuses peintures on remarque surtout une Madeleine , par Annibal Carrache; — un portrait, de Van Dyck ; — l’Ivresse de Silène, de Rubens ; — une Sainte Famille , (XAlbert Durer ; — l’Adultère, de Y Espagnole ; — la Musique, du Guerchin; — Mutius Scevola , par le même; — saint Pierre aux fers, de Hubens ; — saint François, saint Jérôme, par le Guerchin; — une Déposition , d'Albert Durer; — Diane au bain , du Guide .

Palais del Vecchio, muro di San-Stephano , n° SGG. Cet édilice se distingue par l’élégance de sa construction et la belle vue dont on y jouit. Les tableaux qu’il renferme, au nombre de six cents environ, sont presque tous de l’école ancienne.

Palais et villetta ï>i Negro, près de l’Acquasola. La situation de ce palais est magnifique, ainsi que la vue dont on y jouit. On y remarque une collection de gravures.

tant anciennes que modernes, dont plusieurs sont fort curieuses. Attenant à cet édifice, se trouve le Jardin botanique, ou Villetia , contenant une assez grande quantité déplantés exotiques très-rares et cultivées avec un grand soin. On remarque aussi dans ce jardin une grotte tout à fait pittoresque d'où la vue commande un vaste horizon, s’étendant sur le golfe, sur la ville et ses environs.

Palais Sauli, dans le faubourg de St- Vincent , près de la porte Bomainc . Ce palais, qui appartenait anciennement à la famille Grimaldi , est sans contredit l’un des plus magnifiques non-seulement de la ville de Gènes, mais de toute l'Italie.

Ancien palais, dit des Pères du commun . On voit dans ce local un des plus précieux monuments de l’antiquité qu’il y ait peut-être en Italie. C’est une table en bronze qui fut trouvée en 1606 dans la Polcevera , près de Gènes, par un paysan, en piochant la terre : l’inscription qui y est gravée est très-bien conservée; elle a pour objet une sentence rendue, l’an G33 de la fondation de Rome, par deux jurisconsultes romains, à l’occasion de quelques différends survenus entre les peuples de Gènes et ceux de Langasco , de Voltaggio et de Polcevera , appelés dans ce temps-là Genuates , et les Génois Genuenses . Un autre monument antique que l’on conserve dans cette salle , est le plan topographique de la ville de Gènes, telle qu’elle était en 1164, avec les murailles anciennes et les tours du palais et maisons particulières, d’où combattaient les factions civiles des Guelfes et des Gibelins.

Ces splendides palais, que nous venons de visiter, ne sont pas les seuls que renferme Gènes ; mais notre cadre ne nous permettant pas de les décrire tous , nous indiquerons sommairement les plus remarquables.

Le Palais Durazzo (autre que celui déjà cité), près du Zerbino,473; un autre du même nom, place di Negro; palais Brignole , place du même nom, 808; palais Spinola , rue dell’Acquasola , n° 13; palais JYegroni, sur la place du même nom, n° 24; palais Pallavtcinit montée de St- Bartolomméo , n° 421 ; palais Faragiana , place Acquaverde, etc.

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Monuments religieux.

Église de St-Laurent. Cette église est toute revêtue de marbre à l'extérieur; sur la grande porte il y a en relief le Martyre de St Laurent . On voit aussi à l’angle la statue en marbre du Fourbisscur, faite par ses propres mains en 1100. Outre les quatre piliers, la grande nef est décorée de seize colonnes d'ordre composite formées par des pièces de marbre blanc et noir de Paros. Dans la frise on lit que l'ouvrage de cette basilique fut renouvelé en 1300, et Ja belle inscription latine qui rappelle son origine. Voici la disposition des autels et chapelles qu’on y trouve. A droite, à la deuxième chapelle est un tableau de l'Ascension de Notre- Seigneur, de Jérôme Piola; les trois autels qui suivent ont quelques bons tableaux. On doit la belle chapelle qui est en tète de la nef, à droite, à la piété du doge Mathieu Sena rega , qui en ordonna la construction en 1596. Elle est toute incrustée en marbre blanc, le médaillon principal représente le martyre de St Laurent. Le chœur mérite d’être observé par la superbe marqueterie de François Zabello , Bergamasque. La chapelle en tête de la nef, à gauche, est toute revêtue en marbre ; on l'appelle l’autel du St-Sacrement : cet autel, fait en 1821 , sous la direction du chevalier Charles Barabino , Génois , est orné de deux anges adorant le St-Sacrement, faits par Joseph Gaggini , Génois. On conserve , dans la sacristie de cette métropolitaine , un monument des plus précieux que Ton connaisse; c’est le vase d'émeraude connu dans toute la chrétienté sous le nom de Sacro Gatino, trouvé à la prise de Césarée en Palestine, en 1 101. Le gouvernement français s'en empara en 1809, et il fut transporté à Paris, où il resta jusqu’à la paix de 1815.11 est gardé soigneusement : la grandeur de ce Gatino est de 40 centimètres, son pourtour a 1 mètre Vs , et il est de forme hexagone, ayant deux anses, dont l’une est polie et l’autre ébauchée. On prétend que c'est dans ce vase que Notre-Seigneur mangea l’agneau pascal avec ses disciples. On conserve aussi dans la même sacristie un beau bassin ou plat ( Disco ) d'a-

gâte ou chalcédoiue , avec la représentation de la tête de saint Jean-Baptiste ; c’est un présent du pape Innocent VIII. On prétend même que c’est le plat sur lequel on apporta à Hérodiade la tête du saint. On garde aussi dans le trésor de la métropolitaine deux châsses, dont Tune en vermeil sert à la procession des cendres de saint Jean-Baptiste. L'autre châsse, qui est en argent , est aussi digne d’être admirée* par les ornements qui sont d’un fini admirable, et par le nombre de petites statues en vermeil représentant les prophètes et saints de l’Ancien et du Nouveau-Testament : elle sert à la procession de la Fête-Dieu. La chapelle de St Jean- Baptiste , dessinée par Jacques Délia Porta , oncle du frère Guillaume, est d’un genre gothique très-soigné. .

Eglise de Saint-Cyr. Cette église est une des plus anciennes, elle existait déjà sous le titre de Basilique des douze Apôtres, lorsque Salomon , premier évêque de Gènes, y eut fixé son siège en l’an 250. Cette église, l’une des plus belles, des plus riches en marbres et des plus grandes de la ville , est soutenue par 16 colonnes accouplées d’ordre composite de beau marbre blanc, d’une seule pièce, d’une grosseur et d’une hauteur dont on ne trouve pas de pareilles à Gênes. La voûte est peinte par Carlone, peinture d’un grand mérite. Les grisailles et la perspective sont de Paul Brozzi , Bolonais. Le grand autel , qui est très-beau, est orné de figures d’anges et de jeunes garçons en bronze doré , du célèbre Puget. On distingue dans cette église le tableau de St André Avellina , peint par Sarzana. Dans la chapelle, sous les orgues, il y a un beau tableau d e\' Adoration des bergers , du Pomerancio .

La Sacristie, qui est la plus grande des églises de Gênes , renferme quelques tableaux qui méritent d’être observés.

Église de N.-D.-des-yignes. La grande oef est soutenue par seize belles colonnes d’une seule pièce en marbre granitelle fin ; elles sont accouplées en huit groupes ; la coupole de cette église a été peinte en 1815, par Paganelto , peintre génois ; les quatre évangélistes sont de Tagliafico ; la voûte du chœur est peinte par Taveroni ; on y voit trois beaux tableaux : l° l’Annonciation, par liatli; 2° la Présentation au Temple, par David; 3° la Naissance du Seigneur,

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par un peintre romain. Le maître-autel est du Puget ; on y voit l’ange, le lion , l’aigle et le bœuf qui sont les symboles des évangélistes. L’autel à droite du maître-autel est celui de la Ste-Vierge , en grande vénération à Gênes. Cette chapelle est richement ornée par la piété des fidèles; on y admire aussi de bons tableaux de Paggi. Dans la chapelle à gauche du sanctuaire, on voit Jésus-Christ en croix , chefd’œuvre de Marogliano , célèbre sculpteur en bois , ainsi que les deux statues , aux côtés, de la Ste Vierge et de saint Jean. Au troisième autel, est une demi-figure de la sainte Vierge avec l’enfant Jésus, enchâssée dans un grand relief en marbre , ayant les figures de saint Jean-Baptiste et de saint Roclravec les âmes du purgatoire au fond; ouvrage très-beau de Solaro , élève de Puget ; cet autel a deux belles colonnes imitant le porphyre.

Église de l’Annonciation. La magnificence et la splendeur de cette église est due à la famille de Lomellini . Sa façade, supportée par des colonnes cannelées, vient d’être revêtue de marbre blanc d’une grande beauté. La coupole a été retouchée par Ferrari , les peintures du chœur sont de Jules Benzo ; à côté du sanctuaire, on voit deux peintures par Jean-Baptiste Carlone ; il y a une belle représentation d’architecture. Au-dessus de la porte, il y a une belle Cène de JSfotre-Seigneur , chef-d’œuvre de Procaccino ; ce tableau est de grande manière, d’une couleur belle et forte. Dans la première chapelle à gauche, on voit un tableau du martyre de saint Clément , un des meilleurs ouvrages de Carlone . La quatrième chapelle à droite , dédiée à saint Louis , roi de France , est alléctée à la nation française ; il y a un beau tableau représentant ce saint adorant la Croix , peint par Bernard Carlone , Génois. Dans cette chapelle est le tombeau du duc de Boufflers , mort à Gênes en 1747. Dominique Piola a peint les tableaux qui ornent plusieurs chapelles ; nous ne citerons que Y Annonciation , ia Prédication de Si Jean , la Conception , et quelques miracles de St Diego. 11 faut admirer les beaux albâtres qui décorent le grand autel, à la croisée à gauche. Dans la chapelle en lete de la nef à gauche , il y a un beau tableau , la Sainte Vierge évanouie, Si Jean et Sainte

nOUTE 8. — 1>E MARSEILLE A GÈNES PAR TERRE. 2 I I

Marie- Madeleine ; ce tableau est frappant, il est de ScoUo.

Eglise de St-Ambroise , rue des Selliers ( Sellaj ). La façade de cette église est d’une architecture noble et majestueuse. Au maître-autel , on voit un tableau de la Circoncis iion de Notre-Seigneur , de Rubens . L’architecture de cet autel est magnifique et imposante; il a quatre grosses colonnes de 8 mètres de hauteur, en marbre noir ou basdiglio de Porto- Venere. Dans la croisée à droite , Y Assomption de la Vierge , grand tableau de Guido lieni , en 2G figures tant grandes que petites; c’est un tableau admirable. A la croisée à gauche on voit St Ignace qui guérit une possédée et ressuscite des enfants; c’est un grand tableau de Rubens, admirable. La chapelle en tête de la nef, à répitre, a un très-joli tableau de St Pierre ès-liens, du célèbre Cornélius Wael, peintre flamand.

Sainte-Marie-de-Carignàn ou Y église de V Assomption, située à une des extrémités du beau pont de Carignan . Le portail est orné de trois belles statues; d’un côté on admire celle de St Pierre , de l’autre celle de St Paul, et au centre celle de la Vierge. L’intérieur de ce pieux édifice a quelque analogie avec celui de St-Pierre de Rome ; il y a trois nefs, une chapelle à chaque bout de la croix , et trois coupoles dont une grande et deux petites. Les quatre piliers qui soutiennent la grande coupole sont ornés de quatre statues en marbre de 4 mètres de hauteur ; les deux plus belles sont du fameux Puget : celle qui passe pour un chef-d’œuvre est Saint Sébastien , la seconde représente le bienheureux Alexandre Sauli . Le grand autel est orné de bas reliefs en bronze, faits par Maximilien Soldant, Florentin; il est en marbre jaune : les plus beaux marbres ont été employés pour faire cet autel. On voit dans cette belle église plusieurs bons tableaux, savoir : lo Saint Pierre et Saint Jean qui guérissent le paralytique, chef-d’œuvre de Dominique Piola ; 2° le Martyre de Saint Biaise, attaché à un poteau ; c’est un des premiers grands tableaux de Charles Maratta ; 3° la Sainte Vierge et V enfant Jésus, et Saints Dominique , Hyacinthe et Catherine, très-beau tableau, chef-d’œuvre de Jérôme Piola, fils de Dominique;. 4° la Sainte Vierge , Saint François et Saint Charles; c’est un des plus beaux

tableaux du Procaccino , mais il a souffert des injures du temps; 5° Saint François recevant les stigmates; c’est un des meilleurs tableaux du Guercino . Les orgues de cette église sont des premières d’Italie. On monte à la coupole par un escalier fort commode : de là on jouit du plus beau coup d’œil qu’on puisse imaginer; toute la ville et le port se déx>loient sous les yeux. Tout près de cette magnillque église est le pont , non moins surprenant , qui porte le même nom, et qui joint les deux collines de Sarzano et de Carignan.

Eglise de St-Etienne , près la porte de l'Arc . L’église paroissiale de St-Etienne est très-ancienne , son architecture est gothique; on voit dans cette église un des plus beaux tableaux que l’on connaisse; le sujet est la lapidation de Saint Étienne, contemplant le ciel ouvert. La partie inférieure de ce tableau est de Jules Romain , la partie supérieure de Raphaël . Il formait un buffet d’orgues à Rome , et Léon X en fit présent à l’ancienne république. Ce tableau fut porté à Paris ; il a été restauré par David .

Sàinte-Marie-des-écoles-pies. Le plus bel ornement de cette église consiste en neuf superbes bas-reliefs, en marbre blanc, qui avaient été détachés pour être envoyés à Paris, mais ils y ont été replacés. Les trois premiers ont été faits par François Schiafjino , célèbre sculpteur; les six autres par Charles Caccialore , son digne élève. La statue du maître-autel est de Donatello; l’Ange Gardien est de P. Oderico , et le tableau de la Passion , du Guide .

Sainte-Marie-de-Castello. Cette église est fort ancienne; la famille Castelli , dont elle conserve encore le nom , la fit agrandir dans le xie siècle; son style est gothique, et l’intérieur se compose de trois nefs, soutenues par des colonnes de granit. Au premier autel à droite , il y a un tableau de tous les Saints , et un autre de l'Annonciation : ces tableaux peints sur bois et dorés, par Louis Brea> sont très-anciens et méritent d’être examinés en détail. Un autre morceau de peinture qui mérite une attention particulière est la Sainte Vierge au milieu de Sainte Catherine et de

Sainte Madeleine , peint par Greghelto ; c’est un tableau de toute beauté. Mais le plus précieux est le Saint Sébastien, du Titien , qui orne la sacristie.

Saint - Charles. La statue de la Sainte Vierge , en beau marbre, est un des chefs-d’œuvre de Dominique Pa rodi .

Saint-Philippe-de-Nerï. Dans l’oratoire attenant à cette église, on ne doit pas oublier une belle statue en marbre, de la Sainte Vierge , du célèbre Pugel , ouvrage de la dernière perfection.

Eglise de Saint-François-de-Paulef hors la porte Saint Thomas. Les amateurs ne seront pas fâchés d’y monter; ils y auront la satisfaction devoir toute l'étendue du port et de la ville : l’église mérite aussi d’ëtre vue; il y a quelques bonnes peintures à fresque et de jolies colonnes en marbre rare de différentes couleurs ; il y a aussi quelques bons tableaux à l’huile : l’Adoration des bergers, par Luc Camàiaso ; c’est un beau tableau , qui avait été porté à Paris et qui a été rendu depuis. Le tableau de l’Annonciation , du même auteur, mérite d’ètre examiné.

Eglise de Sainte-Marie delà Consolation . La plus belle église située dans ce quartier, et une des mieux ornées de Gènes, est celle de N.-D. de la Consolation. Elle est grande et a trois nefs divisées par huit piliers , deux desquels portent une coupole fort élevée. Elle a huit chapelles latérales , deux grands autels à la croisée et le maître-autel dans la tribune. 11 faut considérer dans la croisée le grand autel de Saint Augustin , formé par quatre colonnes torses de marbre noir basdiglio , très-poli , posées sur doubles piédestaux d’albâtre et de marbre noir veiné d’or.

Eglise de Saint-Stëphano (Saint-Etienne), située près de la porte de l’Arno, est fort ancienne , d'un style gothique et dans une belle position; on y distingue surtout quatre colonnes torses enrichies d’ornements, et soutenant une superbe coupole; ony admire aussi le tableau si renommé qui représente le martyre de St Etienne, par Raphaël et Jules Romain ; cette magnifique toile fut donnée à la république de Gènes par le pape Léon X. Sous Napoléon, ce tableau fut transporté à Paris et restauré par David. Parmi les huit cha-

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pelles que renferme cette église, celle de Notre-Dame de la Carde est la plus élégante.

Gênes possède encore plusieurs églises que nous indiquerons au touriste et que nous lui conseillons de visiter.

ËTABLISSEMNTS PUBLICS.

VAlbergo dei poveri (hôpital des pauvres). Jamais, dit M. Valéry, la douleur physique n’eut un plus magnifique séjour. Cet établissement fut fondé en 1564 par Emmanuel Brignole. On compte dans ce pieux asile près de 200 infortunés plus ou moins infirmes , tant hommes que femmes, vieillards , orphelins et enfants trouvés; toute cette population est divisée en diverses classes et employée à des travaux manufacturiers. Tous les ans une exposition publique. a lieu, et des prix sont accordés à ceux qui ont montré le plus de zèle et d’intelligence. L’église de cet hospice renferme une belle toile de Piola , représentant l’Ascension ; on y admire aussi la Piété, bas-relief de Michel- Ange ; une statue de la Vierge, soutenue par des anges, groupe magnifique du Puget.

Ce vaste hôpital sert aussi de maison de correction ; les hommes en sortent sachant un métier, et les filles avec une dot ; les revenus en sont considérables.

L'Hôpital de Pammatone , passe pour un des plus beaux édifices de Gênes ; il fut fondé par Barthélemy Bosco , en 1420, sur les plans d'André Orsolino ; on y reçoit les malades , quelle que soit leur nation , les femmes en couche et les enfants trouvés ; on y remarque plusieurs statues représentant les bienfaiteurs de ce pieux asile.

Casa di Recovero dcl Pazzi (maison d’aliénés), située hors de la porte Arco. Cette noble institution a été fondée en 1838 et peut contenir 300 personnes.

Hôpital des Incurables , rue Giula; établissement fort intéressant à visiter : on y entre par un péristyle orné de statues en marbre. La distribution des quatre salles est parfaite; elles contiennent chacune cinquante lits, et au bout

fie chaque salle s’élève un autel : on y admire un superbe tableau delà Cène, par Cambiaso , peintre génois.

Conservatorio delle Fieschine , pieux établissement fondé par Dominique Fieschi, en 1703, pour servir d’asile aux jeunes Génoises orphelines ; on leur apprend à travailler en linge, la broderie, et à fabriquer des fleurs artificielles, genre d’industrie dans lequel elles ont acquis une grande réputation.

Gênes renferme encore d’autres établissements de charité publique, tous tenus par des religieuses de l’ordre de Sainte- Catherine.

Institution royale des sourds-muets , montée de St-Bnrtolommeo, n° 419. Ce philanthropique établissement fut fondé en 1801 par le révérend père Octave Assarotti. Il y a onze places gratuites pour les garçons et sept pour les filles .on leur apprend divers genres de métiers.

Academia di belle arli (académie des beaux-arts), place St-I)omenico ; cet établissement renferme une bonne collée tion de tableaux antiques , de dessins, de modèles, etc., avec une bibliothèque d’environ 25,000 volumes.

Gènes possède une université, un collège royal, séminaire, école royale de marine , hôpital de marine , académie de peinture , bibliothèque publique où l’on trouvera quelques beaux manuscrits (l) et beaucoup d’établissements industriels.

Théâtres.

Théâtre Charles - Félix. Ce théâtre est dû au plan habilement tracé par le chevalier Charles Baradino , architecte génois; il peut rivaliser en ce genre avec les plus beaux d’Italie, jjar sa décoration extérieure qui est â la fois noble et simple, par la richesse des marbres, l’élégante beauté de

(i) Silvestre de Sacy, dans ses Recherches faites dans les archives de Gênes (Millin, Magasin, encyclopédique, 1807. — Juillet, pag. 137-147). cite une Bible hébraïque, en 7 gros in-fol., les Annales de Caffari. — Voyez tter Italicum , Friedrich Blum, tom. i, page «3 et suiv.

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