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Guide historique et descriptif de la Cathédrale d'Angers

Malgré d’excellents travaux publiés sur diverses parties de l’église Saint-Maurice d’Angers, nous avons été frappé de l'utilité que présenterait un tout petit livret , de lecture facile, décrivant succintement l’ensemble et les détails de ce beau monument. Combien d’angevins, visitant leur cathédrale , ignorent les trésors qu’elle renferme , les souvenirs qu’elle rappelle !... Cette brochure a aussi pour objet de faire connaître mieux l’église Saint-Maurice aux passants , aux visiteurs pressés : c’est comme un très court extrait de notre Monographie de la cathédrale d’Angers (Inventaire général des richesses d’art de la P’rance), publié par le Ministère de l’Instruction publique et des Beaux-Arts.

SOMMAIRE : Histoire du monument. — Description : Extérieur ; Intérieur. — Nef (côté gauche, en entrant). — Chapelle Sainte- Anne ou du Calvaire. — Transept gauche (ou chapelle des Évêques). — Sanctuaire. — Chœur. — Trésor (sacristie). — Transept droit (ou Chapelle des Chevaliers). — Nef (côté droit). — Chapelle paroissiale du Crucifix. — Vitraux (Nef, côté gauche ; Transept gauche ; Chœur ; Transept droit ; Nef, côté droit). — Tapisseries.

Histoire du monument

L’édifice, dédié à Notre-Dame et à saint Maurice, a été construit aux xie, xne et xmc siècles. La partie inférieure des murs de la nef et l’absidiole du transept nord, aujourd’hui aveugle, datent de l’église construite par l’évéque Hubert de Vendôme, et incendiée le 27 septembre 1032. La partie supérieure a été élevée depuis cet incendie.

La façade, et les deux tours , — jusqu’aux flèches, — datent de l’épiscopat d’Ulger, mort en 1149.

Les voûtes sont antérieures à 1150.

Les vitraux les plus anciens de la nef ont été donnés par le chanoine Hugues de Semblançay, entre 1125 et 1119,

Le chœur, terminé à pans, entre 1177 et 1197, s’arrêtait au mur de la cité gallo-romaine (à la hauteur du mur oriental de la sacristie) ; il fut prolongé, après 1274, jusqu’au chevet.

Le transept droit (dit Chapelle des chevaliers , depuis que le roi René y institua l’ordre du Croissant, en 1448), date aussi de 1177 à 1197.

Le transept gauche (dit Chapelle des évêques , parce qu’ils y étaient enterrés, et Chapelle de Jean Michel ) fut construit de 1236 à 1240.

Devant la façade principale, on voit encore les traces d’un Vestibule extérieur, ou Porche , détruit en 1806, et datant du xne siècle. (Un projet de reconstruction a été étudié en 1884, mais n’eut pas de suite.)

Kn 1466, s’éleva, à gauche, à l’entrée de la nef, la Chapelle Sainte- Anne.

En 1617, le jour de la Fête-Dieu, la foudre causa de grands dommages au portail, aux vitraux, etc., et occasionna un incendie.

De 1518 à 1521, les flèches, jusqu’alors en charpente, furent relevées en pierre ; incendiées peu après, en 1532 et en 1533 ; restaurées en 1540; de nouveau ruinées, en grande partie, par la foudre, le 4 août 1831, et reprises alors telles qu’on les voit aujourd’hui : celle de gauche avait 74 mètres, celle de droite 70 mètres. Le lanternon en dôme, ou Tour centrale , qui s’écroula en 1831 (246 marches jusqu’à l'horloge), est dû à l’architecte angevin Jean de Lespine, et fut commencé en 1531, puis relevé vers 1840. Outre le carillon sonnant YInviolala, 5 cloches sont suspendues dans les tours : au milieu, la plus grosse, Maurice (1832), pèse 13,030 livres et mesure 1 mètre 07 de diamètre.

Le sol de la nef est à 47 mètres d’altitude.

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