D'ARGELÈS AU VOLO PAR LA ROUTE DÉPARTEMENTALE N
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23 kil. de Perpignan ; 22 kil. de Cèrel.
Ce village est agréablement situé : de vives et abondantes eaux l'arrosent, et de nombreux micocouliers l'ombragent.
Sa population est de 707 habitants. Elle récolte du Vln > de Fliuile, du blé, du maïs, des pommes de terre.
^ Saint- André possédait un des plus anciens monastères du midi de la France. Louis-le-Débonnaire le P r 't sous sa protection et lui accorda une immunité Pleine et entière (830). Charles-le-Chauve (869), c °nfirma les actes rendus par le fils de Charlemagne.
Il nous reste peu de documents pour écrire l'histoire de cette abbaye qui, dès le xn e siècle, fut donnée à celle de La Grasse. Au xvr siècle elle déclina rapidement et, en 1592, sur la demande de "«ilippe II roi d'Espagne, le pape Clément VIII l'unit a celle d'Arles en Vallespir qui, à son tour, fut unie a la cathédrale de Perpignan en 1722.
Le monastère bénédictin de Saint-André, provint Primitivement des cellules de Saint-Martin-de-Mont- «l'am et de Saint- Vincent-de-Tatzô" : les cénobites le construisirent probablement sur les ruines d'un temple romain.
Le temps, puissamment aidé par les révolutions, a emporté le cloître de cette antique abbaye ; mais ' église est encore debout. Elle est à trois nefs avec ^e abside hémisphérique qui a été fortifiée au tooyen-Age.
C'est un de nos beaux monuments de l'époque r °mane. Le linteau de la porte, tout sculpté, en °lfre bien tous les caractères archi tectoniques.
A côté du bénitier de droite couvert de sculptures émanes, est la chapelle des fonts baptismaux qui enferme une très belle inscription romaine. Voici le t(; xte de cette inscription gravée sur un cippe déterré
dans les environs de Saint-André et porté dans l'église, il y a environ deux cent cinquante ans.
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