‹ Guide historique et pittoresque dans le département des Pyrénées-OrientalesChapitre 41 sur 95 · Partie de l'année, jamais on n'y voit descendre le · texte numérisé non relu

Partie de l'année, jamais on n'y voit descendre le

lerrnomètre plus bas que dans les Pyrénées occiden-

es - Nous ne savons pas même si Le Boulou n'est

Pas plus abrité qu'Amélie, la seule station thermale

Per manente de l'Europe.

w . Les eaux du Boulou sont acidulés alcalino-ferru-

bUieuses et froides. Elles ont, depuis longtemps, at.

J e l'attention des chimistes et des médecins.

' a rrèr e signala un des premiers (1759) la vertu

t es eaux du Correch de Sanl-MarU. En 1810 les doc-

eui 's Jones et Bergman en firent l'analyse. Puis vint

n glada (1833) qui n'hésita pas à les comparer aux

aux de Spa, si célèbres par les services qu'elles ont

e «dus aux malades des deux mondes. M. Bérard,

Professeur à la Faculté de médecine de Montpellier,

B e f analysa en 1840. En 1863, ce fut le professeur

e cha m p qui conclut, non seulement à l'analogie,

a 's encore à l'identité à peu près absolue de ces

Ux et de celles des sources les plus importantes

, Yichy. Bien plus, le savant chimiste n'hésite pas a affi

pas rmer la supériorité de nos eaux, d'abord à cause

de leur composition chimique, ensuite à cause de ce fait capital qu'il a pu constater lui-même bien des l'ois, savoir que les malades supportent plus facilement les eaux du Boulon que celles de Vichy. N'oublions pas encore la présence de l'oxyde de cuivre et de la baryte, éléments d'une grande activité que ces dernières ne contiennent pas.

Ces conclusions acquièrent aujourd'hui un nouveau degré de force par suite des résultats presque inespérés de deux nouvelles analyses du savant professeur de Montpellier. Dans un mémoire publié par le Montpellier médical (juin 1869), M. Béchamp donne comme il suit, les quantités de bicarbonates réels qu'il faut inscrire dans le tableau de la composition des sources Clémentine et de Saint-Martin.

Clémentine.

Bicarbonate de soude,

— de potasse, — . do chaux ,

— de magnésie,

Protoxvdo de fer,

Saint-Martin.

5 gr. 978.

On voit combien ces deux sources sont puissamment mi. ;. Vichy, sous ce rapport, n'en a point de pareilles, puisque les plus riches en carbonate de soude, dans ce riche établissement, les sources Lucas, Hôpital, Célestine n'en contiennent, à l'état supposé anhydre, que S gr. 0004 — o gr. 029 — 5 gr. 103.

Le Boulon, possède aujourd'hui quatre sources principales : du Boulon, de St-Martm-de-Feiwitillar, Clémentine et du Milieu.

Les trois premières sont exclusivement employées en boisson; la dernière est presqu' exclusivement ré-

' aux bains, aux douches, aux allusions. A ; e de sa plus grande richesse en

i est encore employée avec sucament avec celle des trois autres.

aitement de la chlorose, de l'anén c °rrhée, etc.

La source de Saint-Martin, quoique sensible] de la route que celle e située au fond d'une gorge étroite, sierte jusqu'à ces dernières années de -"lissons épineux, de flaques d'eau stagnante, était •^Pendant presque exclusivement fréquentée par les 'Malades du il était encore ainsi en 1833,

0l 'sque Anglada fn l'analyse des eaux de cette | i «es Pyrénées.

u y a trente ans environ quelques personnes s'as- °cièrent pour exploiter ces sources. Elles se bornè- !e nt à capter et à utiliser l'eau du Boulou on raison ' b sa proximité de la route, méconnaissant ainsi la ioiïté incontestable de la source de Sl-Martiu . iétaires actuels ont réparé cotte faute cède ; ils ont capté la source Saint-Martin et, ce c l !u n'est pas moins heureux, ils ont découvert la source Clémentine.

amp donne aux Bains du Boulon le nom jfë Vichy-du-Midi qui est suffisamment autorisé par

lu;

essemblance que nous avons indiquée entre lès

de ces deux stations de bains.

SAIKT-MAETIN-DE-PENOLLAR.

La chapelle de Sabvt-Mahtin-de-Fenollar, qu'on

me faible distance de l'établissement du

o]| J, est vulgairement appelée Eglise de la Mahul

(prononcez Maoul). 11 est probable que cette dénomination n'est pas ancienne. Mahul, Mahaut et Mactut est l'ancien nom de Malhilde, féminin de Mathieu. Une des vicomtesses de Castellnou est appelée Maaut dans une charte de 1157. Près delà chapelle était une ferme dite Mas de la Mahul. On doit présumer que cette ferme a été bâtie ou possédée par quelque dame Mahul qui lui a laissé son nom et que ce nom, s' étant communiqué par abus à l'église voisine, a remplacé, dans le langage ordinaire, celui de Saint-Martin qu'on n'a jamais cessé d'y vénérer cependant ( 1 ).

M. Henry (-) rapporte la dénomination de La Mû' hut au temps des Sarrasins, persuadé que c'est le mot arabe hamahoul, lequel signifie enceinte fortifiée près d'une eau thermale. Hanta exprime bien en effet une eau chaude et thermale; mais le malheur est que les eaux du Volé sont froides.

L'église (') de Saint Martin de Fenouillar po ssédait des peintures murales du xn c siècle d'un excellei) 1 caractère et d'une bonne composition : ce qui en reste le fait du moins comprendre. On voit aussi suf les murs des traces d'inscriptions latines.

Au-dessus de la porte d'entrée on distingue l a Sainte- Vierge assise dans une auréole en losange, le s mains élevées et la tête couverte d'une coiffure cyltoi drique. Au-dessous étaient d'autres figures qui on' disparu lorsqu'on a ouvert la porte, car la porte pW*

(1) Piiblicateur des Pyrénées -Orientales.

(2) Guide en Boussillon, p. 174-172.

(3) Voyez pour la description do celte église, de Bonnefoï" Epigraphie roussilloiinaise.

mitlve était au raidi de la nef. La représentation de Dieu le Fils, avec son cortège ordinaire, occupe un 8 r ancl tiers de la voûte. 11 est assis au milieu d'une auréole elliptique, la tête couronnée du nimbe crucifère, les pieds nus, bénissant de la main droite et te nant la main gauche appuyée sur un livre que Porte le genou ; les quatre évangélistes l'accompagnent; Saint Mathieu, Saint Marc et Saint Luc tienn ent dans leurs bras l'animal qui les symbolise. Chacun d'eux est, en outre, désigné par son nom dans Un e inscription de quatre vers, écrits sur les deux. Plus longues bandes du cadre rectangulaire qui embrasse tout le sujet.

A gauche et à droite de ce tableau central, dans ' espace compris entre les longs côtés du cadre et la %ne de naissance de la voûte, se voient quatorze Personnages couverts d'amples vêtements et les yeux tournés en haut, vers l'image du Sauveur. De la main gauche ils tiennent élevée une coupe à pied ou calice, et de la main droite une sorte de violon à trois cordes percé de deux ouïes. La coiffure est un bonnet cylindrique terminé quelquefois par un cône aplati et ressemblant alors à une mitre.

Ces peintures murales procèdent du même genre que celles de l'église de Saint-Savin (Vienne) qui furent copiées et publiées par ordre du roi en 1844.

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