‹ Guide historique et pittoresque dans le département des Pyrénées-OrientalesChapitre 42 sur 95 · X.A. CLCSA · texte numérisé non relu

X.A. CLCSA

11 kil. E. de Caret, 28 kil. S, de Perpignan.

Nous reprenons la route nationale qui remonte la dallée de la rivière de Rom. Nous laissons à droite la r oute de Céret par Maurellas et, après trois quarts-

de marche depuis Sai^ K»oiis La Clusa-Basse ou l ■ ;. av eê

-£« C j% située un p eu ai

Cluw-Baute ou «wsa d'Amont, form muiie de La Clusa (>). L'or:

aujourd'hui, L'JScïiim, est ridi port avec le nom primi > \

«t évidemment le pïi a donné naissance à cette i

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Cto |, et au x- sic

dt * ■ vrai, non

mais les fortifications q

mit donc, à la rigueur, dit M

nom te Ctoie» pour désigner cette ]

Sfon ne préférait en revenir au nom histori

e seul qui ait été en u .

puis le x e U est fait mention pour la pr mrae en Fan 672, à propos d ,i,

duc ou commandant de la pr, ia .

nie, contre Wamha, rot des Un peut encore reconnaitn d Amont, l'enceinte ou le plan de trol un seul, celui de la rive droite, au attribué en toute certitude à l'époque i . Celui

du sud, Sll r la même rive, appartient à la P < ieodale... Quant à celui de la m

(l)-400hab. environ.

■X i)n verbe latin ileeuâere, fermer, barrer.

3 Li hua.OlwtoiiroUitiltito, . les communes *•

iiinissillon.

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au Jourd'hui sous le nom de Castâl dels Motor (Château des Mores), il suffit d'en voir les ruines actuelles Pour reconnaître que, soit par le pian, soit par la instruction, elles remontent à une époque diffère. Cependant, certaines parties de la l'ace Est, ass ' s es sur les rochers au-dessous desquels passait le chemin, ont toutes les apparences d'une construction Plis anciei . et nul doute qu'il n'y

ait eu là, dès les temps les plus reculés, une tour ou lll! « défense quelconque dont l'action se reliait à Ce 'ie du château bâti sur les escarpements qui se nt de l'autre côté de la rivière. C'est, croyonsll!JU s. cet ensemble de fortifications qui, sous les Rotins et sous les Wisigoths, était désigné sous le n o«i de Clausuras (les Clôtures), quoiqu'on t'ait, il a yeut qu'un seul château (Castrum) ■

La légende dit que Charlemagne s'empara de La ae par le roi Marsile; mais rien ne Pi'ouvo que Charlemagne ait jamais mis les pieds en ^oussilion.

Les logues qui, comme M. Ernest Desjar-

^ns («), persistent, avec de Marca, Henry e!

autres, à fair . la Via Domilia par le Volé,

Placent les Trophées de Pompée et le S Ptjre-

m au sommet de la vallée que nous remontons

moment. Mais nous croyons, avec M. Alart ("),

!!) U. Aiart, La Clam. — On Ht, en off< ! , dans le rèi il de Julien ^Tolède, le seul historien qui ait raconté avec détails i'oxpôditioii c Wamba... Castrwm quod vocal':,- Clausur ■•.

'Moriqm et timinis, la Gaule r «

''-nue l»r

n ■ , m ne le ■ cisn S ymsilloti.

qu'il ne passait dans la vallée du Rom, comme dans celle de la Massana, qu'un chemin secondaire, itefi L'existence de ce chemin est signalée dans un diplôme de l'an 844, à propos de l'église de Saint- Martin de Fenollar, laquelle est sur la voie qui va aux Cluses, in via quae discurrit, ad ipsas Clusas. Au xii 8 siècle, ce chemin a pris une très-grande importance et il remplace l'ancienne voie romaine qui devait passer sur le bord de la mer. laquelle voie est totalement délaissée, à ce qu'il semble. Dans un acte de 1150, le chemin des Cluses est appelé voie francesque, et nous voyons qu'il allait des Cluses à Banyuls-dels-Aspres et de là à Perpi- - gnan, Caminum franceschwn qui venil de Clusa et transit per Banyuls et vadit ad Perpiniatmm.

On ne gravit que lentement la côte de La Clusa au Pertus. La route semble construite en défi des précipices affreux qu'on voit au-dessous d'elle. La montagne est couverte de lièges dont les branches tourmentées projettent, jusque dans les plus profonds ravins, une ombre épaisse et bienfaisante. Le tronc, quand il n'est pas dépouillé de son écorce, est rugueux comme un rocher; autrement, il prend une teinte rougeàtre et on dirait que le sang coule des blessures qu'on lui a faites.

A mesure qu'on monte la pente de la route, l'œil découvre de plus en plus le fort de Bellegarde, bâti au sommet d'une colline en pain de sucre dont le pied forme deux passages par lesquels on pénètre en Espagne : le Col du Pertus, qui suit la route nationale et le Col de Panissas ou de Pamssars, pratiqué par les piétons, mais que, pour des motifs de défense de la frontière, le génie militaire s'est étudié à rendre infranchissable.

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Ces deux passages ont été fréquentés dès la plus haute antiquité. Ce n'est qu'après avoir franchi le défilé des Cluses, comme on le voit, qu'on pouvait le s atteindre, le premier en venant du Rom, le second en suivant le ravin dit del Fqig.

Quand on a dépassé le Château des Romains on continue à monter la côte, puis on traverse la rivière de Rom sur le pont du Pertus, en laissant à gauche ,e vieux pont.

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