‹ Guide historique et pittoresque dans le département des Pyrénées-OrientalesChapitre 46 sur 95 · AMÉLIE-LES-BAINS · texte numérisé non relu

AMÉLIE-LES-BAINS

S M. à PB. d'Arles, lo Ml. de Céret, 38 de Perpignan.

C'est une petite ville de 1,412 habitants qu'on appela longtemps Bains d'Arles ou Bains-sur-Tech. Ce lieu a été connu des Anciens; mais ou ignore

Q ent ils rappelaient. La partie la plus importante et la seule conservée des romains.

p°iîsiste dans la grande salle de l'établissement er eire, dit Thermes romain.';. C'est là que se trouvait wvacrum et la piscine où on pouvait se livrer à la dation.

■A côté de ce bâtiment, on a découvert des subsistions romaines, le fond d'une autre piscine sur J a été construite la piscine actuelle et la voûte j| U! faisait partie de la salle d'étuves ou sudaloriurn. ans le voisinage de l'établissement, on remarque .autres substructions, telles que les murs de Fan- ' église lesquels devaient appartenir aux ther- :; et les restes d'un aqueduc taillé en partie dans le °°vif de la montagne. Cet aqueduc amenait sans ° u te à l'établissement romain les eaux de la rivw e Mondoyn 0) où se voit encore le mur de barrage nait les eaux au niveau du canal. C'est à ce l'on donne fort bizarrement dans le pays <j nom de Mur d'AtinîM. Enfin on a découvert à '«érentes reprises, dans le sol dos environs, de "fibreuses médailles impériales, et, en dernier lii a, 6 four à briques, des meules à grains et des pptel! ' s romaines.

Ces thermes, délaissés à l'époque de l'invasion es Barbares, furent donnés par Charîëmagne

<* Viti" siècle) aux Bénédictins d'Arles. Cette dona- '° !1 fut ensuite confirmée par des diplômes de " lar! es-le-Chauve en 869, et de Louis II en 878.

thermes restèrent entre les mains dos Béné-

non pas Mondoni.

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dictins jusqu'à la Révolution, et ils devinrent alors la propriété de la commune d'Arles qui les vendit, en 1813, à M. Hermabessière père.

Pendant lontemps ces thermes étaient restés isolés ; il s'écoula bien des années avant que le village, q ul se composait de quelques maisons groupées à l'en* tour et de quelques fermes, fût érigé en paroisse sous le vocable de Saint-Quentin. L'abbé d'Arles, supérieur des Bénédictins, en était seigneur temporel et nommait deux consuls chargés de la police» plus un bailli.

En 1237 Nunyo Sanchez, qui voulait établir dans le Vallespir un lieutenant du viguier de Roussillonainsi qu'il l'avait l'ait pour la Cerdagne après la fondation de Bellver, acquit de l'abbé d'Arles toute M ville des Bains avec le puig gui la domine (villam nostram de Balneis cum podio super ipsam villam) (')> les hommes, les femmes et les droits que l'abbé y possédait, moins la cession de la dime, prémices et censives réservées à l'église du lieu sous l'invocation de Saint-Quentin. Le tout était cédé moyennant une rente de 380 sols de Malgone.

La population des Bains, quoique ceux-ci fussent devenus chef-lieu de Sous-Yiguerie, ne s'augmenta pas beaucoup.

Nunyo avait promis d'établir une forteresse sur le Podium (Puig, Hauteur) ; il est probable qu'il tint parole, car on signale une tour en cet endroit dans les siècles suivants.

Plus tard le village prit une nouvelle extension

(2) Acte sur parchemin du 22 avril 1237, des Archives départementales, publié par 11. 15. Alart, Privilèges el Titres etc. première

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