‹ Guide historique et pittoresque dans le département des Pyrénées-OrientalesChapitre 45 sur 95 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

DD VOLÔ A AMËLIE-LES-BAINS.

Viv <°' s - - Saint-Jean-Pla-de-Corts. - L'Ancien Château. - Le p °nt <ic Cèret. — Cèret. — Son histoire. — Les seigneurs de Céret. — sou gouvernement municipal au Moyen-Age. — Lo Castell Pirelhos. — La Font dels nou raigs. — L'église. — Lo Semj te "- - La Perellona. — Les environs de Céret, — Le Bolaric. — - Carrières de marbre. —Le Bois de la ville. — Le Pic de Raz- Mouchez. — Lo Pou de la Nëu,. — Du Raz-Mouchez au Pertus. — ,J e Céret à La Clusa. — La chapelle del Cartier. — Combat terrible de 1674. — L'ermitage de Saint-Ferréol. — De Céret à Thuir par Forques. — Palauda. — Etymologle de ce nom. — Amélie-les- B ain s . Les anC i ens Thermes. — Formation du village de ° a ins -d'Arles ou de Bains-sur-Teoh. — L'établissement Pereire 0u Thermes romains. — Source du Petit Escaldado. — Bassin de rét rigération. — Source Manjolet. — Source du Petit Manjolet. — Etablissement Pujade. — Le Mondoyn. — Lo Serrât d'En Merle. — établissement Pujade. — La source Amélie. — La source glaireuse. — La source Arago. — La source Anglada. — Les "QVettes. — Leur température. — Leur sulftiration. — Le mur d'Armibal. — Etablissement militaire. — La source du Grand E-Kaldado. — Les eaux d'Amélie. — Situation et climat de cette dation thermale. — Excursions dans les environs. — Le Pic de France. — Le Coll del Faig. — Fort-les-Bains. — D'Amélie à Boule -Ternëre. — Saint-Marsal. — Le sculpteur Faraill. — La Serr « ou la Trinité.

Au Volé, nous prenons la route nationale 115 qui ^monte la vallée du Tech. Nous laissons à droite ; IV Ès (9g hab.), situé sur la rivière du même nom et à gauche Saint-Jean-Pla-de-Corts (537 hab.) nommé aus si Saint-Jean-de-Pagès du nom d'un de ses anciens Sei gneurs. On voit encore les ruines du château élevé

en 1189 par Bérenger Castlan et l'abbé d'Arles Comme toutes les forteresses du Vallespir se vaient sous la dépendance féodale du vicom Castellnou l'abbé, après avoir obtenu d'Alphoi le privilège de bâtir le château de Saint-Jean-Pla-d^ Corts (Castrum Sancli Johannis de Piano de Curt, dut se munir d'une autorisation spéciale comte (').

Ce village est le lieu le plus important de plaine fertile, couverte d'arbres fruitiers et de n ries, et traversée par le Tech. Elle est borné quatre routes : la route du Volé à Maurellas par Martin-de-Fenollar ; la route du Volé à Amélie qu'au pont de Céret ; le tronçon qui va du pc Céret à Céret même ; celui qui va de cette \ : Maurellas. Aux quatre angles de ce quadrilatère gulier, sont : le Volé, Maurellas, Céret et le pi Céret.

Ce pont est une des curiosités du pays et il ( ' st classé parmi les monuments historiques. Il )' ;1 qu'une seule arche d'une hardiesse inouïe, le pont de Brioude, lequel n'existe plus, le pont <M Céret était le plus grand et le plus curieux de l'a^ cienne France. L'ouverture de l'arche a 44 m 80" ; si largeur est de S m 29° ; la distance de sa clef de \ au niveau des eaux ordinaires est de 2!) m 23 e . On ' il! peut guère lui comparer aujourd'hui que l'arche ,1 " pont jeté sur le Verdon, sous la ville de Castella» 8 (Alpes-Maritimes). Le peuple attribue la fondation de notre pont au Diable; mais il parait que c'e st le passant étranger qui a inventé cette origine, caT

(1) B. Alart, Privilèges et Titres, etc. p. 33 et 279.

SP

el]

late pas de longtemps et il n'en est point

P ai 'lé dans nos vieux documents.

Plusieurs archéologues ont prétendu que le pont

.'monte à l'époque romaine, à raison de sa

ftae en plein-cintre. Mais l'architecture gothique

e méconnut point ce genre d'arceau, témoins di-

•idices du Moyen-Age où ou le voit employé

l'ogive. Quelques-uns infèrent d'une quittance

• ! - que le pont fut construit à cette époque. Ce

porte, en effet, que 'Guillaume Eres et

( a utres maçons de Baixas ont perçu 59 1. 3 s. 6 d.

, c Barcelone per raho de la fabrica del pont. Il ne

l . lit peut-être voir ici que la preuve d'une réparation.

* 809 mètres du pont, nous entrons dans

CKRET 9 kil. du Volo, 31 kil. de Perpignan.

■■:■ (View Siricidum) est une ville de 3708 habi- • chef-lieu du deuxième arrondissement du décent des Pyrénées-Orientales.

Située dans le fond d'un vallon et assise au pied 11 Serrât de Garce, elle est dominée par le Bolaric, Montagne de 1035 mètres d'altitude.

Vers 1825 on a découvert, rue des Nobles, en Instruisant une cave, des tombeaux qui portaient es marques d'une très-haute antiquité. De plus on r °lve, dans le canton, le souvenir de traditions qui •«montent aux premiers siècles de l'ère chrétienne : e J s sont les contes fatidiques attachés à des fondes, la croyance à certaines guérisons merveilleu- Ses > notamment celle de la préparation de l'agaric à

un moment de la pleine lune (lo flamench). Le paysan vous montrera encore, sur la montagne, les traces gigantesques de l'Hippogrife, las ferraduras del ci vall de Motion.

Quoiqu'il en soit, Céret n'est nommé, dans les documents qui nous restent, qu'à partir du ix e siècle- Cette petite ville eut de tous temps des seigneurs particuliers et ses privilèges royaux ne datent q" e du xvn e siècle. A cette époque quelques villes seigneuriales profitèrent de la période agitée de l'occupation française, de 1641 à 1660, pour obtenir M sage des franchises et libertés dont les autres ville s du Roussillon jouissaient depuis des siècles : telles furent Ille et Céret.

En 1282, Guillaume et Ara ( 2 ), sa femme, concédèrent à la généralité de leurs vassaux de cette villereprésentés par dix-sept d'entre eux, la création * quatre consuls annuels au choix de la population pour la première fois et, pour la suite, à celui des consuls sortant de fonction à la Saint-Jean de juin- : Mais les élus dont il s'agit ne devaient recevoir H' 1 ' vestiture qu'après serment prêté entre les mains d« seigneur et de son bailli.

Guillaume suivit, l'année après (1285), le roi d'Aragon dans son expédition d'Afrique et il figure, avec son fils Jaczbert, Arnaud de Cortsavi et Bernard Hugues de Serrallonga, parmi les chevalier aragonais désignés pour tenants du combat singuli^ entre Pierre III et Charles d'Anjou.

(1) Ave avait hérité de la seigneurie de Céret, de son père, l'o» s de Vernet, qui Ja tenait en nef pour les comtes d'Empories. Guillaume était vicomte de Castellnou.

SilU»,

1301, Guillaume devait être absent de nouveau

^ s que nous voyons dame Ave, sa femme, donner,

n, ,!es Rendes de cette année, aux habitants de

ret . son droit d'ftosï et de chevauchée. Comme il

t conclure, de cet abandon, le privilège de main

ïïu ' 1 ', il s'ensuit que la Commune devait être défini-

U(, 'Uoîit installée en ce moment.

Quelques années après, en effet, on trouve à Géret

consuls, des conseillers, des clavaires, des sur-

Ses - des baniers avec toutes les prérogatives et les

v 'ueges dont les mêmes magistrats et fonction-

sont investis à Perpign;

AJ >' fief de Géret passa à Pierre de Queralt, mari de

i'ançoise, «lie de Guillaume et d'Ave (vers 1312).

* n 1348, Pierre de Querall " par testament,

,,'; ,i,,J ' à Gérard sou fils. Mais 0, nous voyons

r , re ^ an ( l m ' s ' ea qualifie seigneur et confirme, à

les libertés et les privilè Au xv siècle, la seigneurie de Géret appartenait aux comtes de Pcrellos, et il existe encore quelques ls fie murs du Casiell Perelhos.

■^u 16(50 de Marca, commissaire pour la France, et

rr oni, commissaire pour l'Espagne, tinrent à Géret

s conférences d'où sortit la délimitation définitive

6 'a frontière aux Pyrénées orientales. M. de Marca

" n °nta de sa mission pour faire des recherches pré-

' °uses dont il consigna le résultat dans le Marca

Pcinica, ouvrage qui contient beaucoup d'erreurs,

•lui n'en est pas moins indispensable à quicon-

que

Haise Ce

s occupe d'archéologie et d'histoire roussillon-

le

fet ne possède rien de bien remarquable. Dès Xlv ° siècle la ville avait, au centre de sa partie mu-

cm

rée, une place principale qui fut décorée d'une fontaine surmontée d'un lion acculé. Après l'annexio» du.Roussillon à la France on y inscrivit cette légende :

Léo foetus est Gallus, venite Cer denses!

Le Lion s'est fait Coq (ou Gaulois), venez, habitants de Céret !

Cette fontaine porte le nom de Font ciels non raid a cause des neuf issues qu'elle donne à son eau.

L'église est moderne, mais ses cloches datent du Moyen-Age. Lo Seny vell (>) fut fondu en 1318- Quant à la Perellona, elle fut fondue au xv" siècle, sous la domination féodale des sires de Perellos. Le maître-autel est une des œuvres les plus remarquables du sculpteur Boher, de Villefranche. L'ancien portail de l'église est fort curieux.

Les promenades de Céret sont tracées sur l'emplacement des anciens fossés, et les vieilles murailles, flanquées de tours, se montrent encore en plusieurs endroits. Le Barri est l'endroit le plus fréquenté de la ville.

Les environs de Céret sont des plus agréables. Depuis 1866, époque où on creusa le nouveau canal qui n'arrose pas moins de 1400 hectares de terrain, la production a presque doublé. Les vergers qui croissent sur la montagne voisine, en plein vent, produisent des fruits excellents qui mûrissent de très-bonne heure. Les cerises et les noisettes de cette région sont très-renommées. Notons ici que Céret est a 170 mètres au-dessus du niveau de la mer et que le climat y est doux et sain.

<«*"*. doche. En vieux français, sing a ia même signification. On dit encore aujourd'hui, les petits sings, battre le sing.

StMiUt.

Le naturaliste doit monter au Bolaric, où il trou-

a une flore intéressante et une grande quantité

©sectes et de mollusques. On passe d'abord au Mas

a) ol et de là, on gagne les belles carrières de mar-

e statuaire, malheureusement sans débouché, faute

chemin. A partir des carrières, on suit un sentier

I i traverse les terres cultivées, et on gagne le bois «ville, qui se compose de châtaigniers plantés,

Puis une quarantaine d'années, pour remplacer les 7 r es et les sapins que l'avidité des habitants de lp t avait coupés ou arrachés.

j E Bois de la Ville occupe une étendue considérae e t va jusqu'à la frontière, au Pic de Raz-Mouchez , ^ est à 1440 mètres d'altitude. Entre le Bolaric et 1 masse du Raz-Mouchez se trouvait autrefois une j> acière qui fournissait de la glace à Ceret pendant et e- De là le nom de Pou de la Néu qu'on donne à °et endroit.

u u Raz-Mouchez on peut facilement gagner le Pers par un chemin mal tracé, mais très-pittoresque.

II descend à N. S. de las Satinas, en Espagne, par le L °U del Pou de la Néu (Col du Puits de la Neige), et

n rentre en France demi-heure après pour gagner Llt * Illas, petit village de 237 habitants.

,Jl1 passe tant bien que mal la nuit à Las Illas et e lendemain on prend la crête des montagnes. On

a Hchh le Coll de Porlell, on laisse à gauche Biunol 'Es (61 i la jj ) avec ges f or êt s de lièges, et on ne arc |e pas à voir le fort de Bellegarde qui s'avance 11 forme de promontoire dans le territoire espagnol.

taut avoir effectué ce trajet pour se faire une idée u Magnifique aspect de ces montagnes d'où l'on

Htft'

porte ses regards tout ensemble sur la France et sur l'Espagne.

Le trajet de Céret à la Clusa est de 7 kilomèires et demi, en passant par Maubellas (1407 habitants). A moitié chemin environ de Céret à Mauréllas, If touriste apercevra, à gauche, l'ancienne cl del Carner, plus tard appelée de Saint-Georges, aujourd'hui à peu près délaissée.

Là se livra, en 1071, tin furieux combat do souvenir n'est pas encore effacé de la mémoire des habitants du Yallespir. Ils ignorent les détails de la lutte, mais ils vous diront que les cavaliers furent précipités du haut des berges du Tech et que, de Mauréllas, on vint en corvée ensevelir les héros décédés de la journée.

Le général espagnol, duc de San-Germa, était entré en Iioussillon par le Portas, après s'être emparé de Bellegarde. La conspiration de Villef ranci îe, qui avait pour but de lui livrer le Roussillon, ayant été découverte, il espéra se venger en prenant Fort-les- Bains. L'armée française était à Saint-Jean-Pla-de- Corts, sous les ordres de Schomberg, tandis que San- Germa occupait Mauréllas et Céret.

Schomberg avait pour lieutenant Le Bret. qui était plein d'ardeur et ne demandait que l'occasion de venger la perte de Bellegarde. Le Bret était en train de haranguer ses troupes lorsque l'aube du jour, si prompt à venir dans la belle saison, lui découvrit, dans les hauts tournants de la grande route d'Espagne, les mulets de l'armée ennemie troussés et chargés, emportant les bagages vers le Pertus. C'en fut assez pour croire à une retraite précipitée, et il s'imagina qu'il n'avait plus qu'à tomber sur l'arrière-

cm

JfrtSL"

ef ne voulant point partaf \ / l!0]; la victoire, iï se hâta d'agir. H n'en-

pas même une reconnaissance; il ne consulta snéral qui le désavoua plus tard. Il fit 1er le Tech à deux régiments de cavalerie, ^j "leur donna Tordre de gagner le plateau parla luents de la rivière. Or, au fond de ces ■ it, couchée à plat-ventre, l'infant qui nous attendait. Elle se montra soudain, . ■■'■'! nos soldats à coups do mousquets et les tua j " s que tous. Trois autres régiments de marche que e Bret se hâta de pousser aussitôt subirent le même rt - Ce fut un véritable carnage. Schomberg y mit * n en détachant des troupes à pied pour soutenir la a Valérie engagée, et San-Ger ma dut se retirer vers le Pertus.

^'ERMITAGE r>E! SAINT-FERRÉOli.

^e voyageur curieux doit faire un pèlerinage à

■ W-P erréol. Cet ermitage est situé sur une colline

e « rive gauche du Tech (300 m. d'alt.) à 5 kil.

^ddeCéret.

^amt-Ferréol fut, dit-on, un chef de voleurs. Il

l Phu un beau jour de se faire honnête homme, et,

Ur expier les crimes de sa vie passée et mettre sa

"science en repos, il imagina une mortification

^ ' vaut bien celle des coups de lannière métallique,

s Usage parmi les moines de l'ancien temps. Ferréol

" aisait enfermer dans un tonneau hérissé de clous

j nt érieur, et on le roulait du haut en bas de la

une. On le béatifia. 11 est aujourd'hui second

r °n de Céret, Saint-Pierre occupant le premier *an»

On assure que les gens de mauvaise compagnie le vénèrent comme leur patron. Cela peut ne pas être vrai; mais ce qui est certain, c'est que nous avons vu beaucoup de boiteux et d'estropiés accourir à son ermitage dans l'espoir d'une guérison radicale.

L'ermitage de Saint-Ferréol est un des plus fréquentés de notre pays qui en possède tant. Pendant la fête de Céret, on y vient en grand nombre et, le 18 septembre, l'un des jours de cette fête, il y a foire, danses et messe en musique. Le dimanche qui suit, ont lieu à la ville, dans un vaste enclos, des courses de taureaux qui ont la prétention de ressembler à celles qu'on donne en Espagne. Il est facile de voir que les habitants de nos montagnes, et même ceux de la plaine, prennent assez de plaisir à ce genre de spectacle dont les voyageurs français ont tant médit.

I>E OxbîVEiT A THUIR.

Si le touriste veut poursuivre la route qui nous a menés à Saint-Ferréol, nous irons à Llauro, petite commune dans les environs de laquelle M. Jaubert de Réart a signalé plusieurs monuments qu'il appelle druidiques ( x ). Une colline qui s'élève dans les environs porte le nom de Serrât de la cabana del Moro-

De cet endroit, qui est au cœur des Aspres, l'œil embrasse l'immense horizon du département borné à droite par les fraîches Albères, à gauche par les Corbières, et terminé en face par le bassin de la Méditerranée dont l'azur se confond avec le ciel.

Sur le Puig de las Costas, mamelon d'une forme

(1) Voyez la note de la page 103, Chapitre septième de la première partie.

<**&*&£ 4JAÏ

conique, se trouve encore une pierre mégalithique et s«r le Serrai de la Cadira (Colline de Ja Chaise), on remarquera plusieurs amas de rochers entourés ue pierres enfoncées dans le sol par la maiu de * homme.

Au sortir de Llauro, le chemin dévie fortement à woite pour éviter les sommets du col d'En Gazelles et laisse Tarderas à gauche. Au dessus de Forques, ° n franchit le ravin de Montauriol, puis la Cantarana, •nx minutes avant d'arriver à Terrats. De Terrats à L'upia, il y a vingt minutes environ. Tout près de Ce dernier village, on atteint la route qui va d'Elne a Thuir et que nous connaissons déjà.

De Géret à Thuir on traverse les Aspres dans une e leurs parties les plus commodes et les plus fertiles.

PALAUDA (1) 6 W. à l'E. d'Arles, 8 â l'O. de Céret, 36 au S-O. de Perpignan.

Nous reprenons la route nationale au pont de er et et, à partir de ce point nous pénétrons dans a haute et rude vallée du Tech : c'est le Vallespir (>alli s aspera).

Bientôt nous trouvons le ruisseau de Reynès qui arr ose la commune du même nom (849 hab.) et n °us entrons dans le canton d'Arles.

") C'est la seule orthographe régulière du nom de cette com-

Un e. Le nom latin Palatium s'est transformé en palad, palais et

Palaz dès le rx» siècle et en palau au commencement du ira-, La

er ivation régulièrement suivie dans la formation catalane n'a pu

Produj re la forme à&Palalda qui n'apparaît d'ailleurs qu'à la fin

du siècle dernier.

Pa ] ' :; »8 Lab.) s'étale en ;

base d'un coteau qui domine la vallée en cet endroit, et sa position rappelle celle du village d'Eus. • Prades.

Le nom de Palâuda dérive de Palatium Dan palais, le château de Dan, comme celui de Palafrugell, en Espagne, provient de Palatium Frugelli. Des couleurs de sornettes, ont dit que ait été

fondé par le roi Pal \ d avait l'ait ériger les deux

tours qu'on voit encore, laides et tronquées.

Peut-être Palâuda existait avant l'époque romain' 1 sous un autre nom : en tous cas, on y a trouvé des médailles celtib'ériennes à plusieurs reprises.

Ce village est relié à la route nationale, à l'en même d'Amélie, par un pont qui a peut-êtr construit par les Romains.

Le territoire renf IS bancs de gypse très

estimé qui, avec ceux de Reynès, de Céret et do Saint-Pau!, suffisent aux besoins du Roussillon.

Palâuda est la patrie de Camboliu, philologue distingué qui fut professeur à la Faculté des lettres de Montpellier. Né en 1820, il est mort en 1869; Tous les jeunes roussillonnais qui, comme nous, ont connu Camboliû, garderont de son haut enseignement et de son excellent cœur, un souvenir qui ne s'effacera pas.

Page 1