FORT-LES-BAINS
Fort-les-Bains, qui domine Amélie à l'O., est construit sur une colline couverte de vignobles et qui est adossée au Serrai a" En Merle, il a remplacé une simple tour démolie en 1668. C'est un petit fort carré, bastionné, de 70 à 80 m. de côté à l'extérieur. Il pourrait inquiet* facilement un ennemi qui, ayant forcé les passages de Saint-Laurent-de-Cerdans et de Pratsde-Mollô , aurait pénétré dans la vallée du Tech. Au S.-E. un plateau, enveloppé d'un chemin couvert, permet de défendre les approches. Vauban. qui appelait un peu dédaigneusement cette position une gentilhommerie, n'y prescrivit que de légères améliorations aux ouvrages faits par M. de Saint-Hilaire, le même ingénieur que nous avons vu fortifier Bellegarde. En suivant la côte de la roche d'En Merle, on arrive à la gorge de Montalba.
D'AMÉLIE A BOULE-TERNÈRE,
dans la Vallée de la Tel.
Cette course est longue et pénible et exige quelques précautions de la part du touriste qui n'a pas de guide. Mais c'est une des excursions les plus pittoresques qu'il puisse faire dans nos contrées
On monte à Palâuda, puis à Montbolo d'où on aperçoit, a gauche, la cime majestueuse du Camgô. De Montbolo on se dirige vers Teulis par un chemin facile à suivre mais qui affecte des contours et des soubresauts très-prononcés.
*êM r.A^ fiiaïsst ■.;
Teuhs ou Taulis (174 hab.) est un pays pauvre qui
e produit guère que du seigle et des pommes de orî 'e. Le village est bâti sur le versant septentrional e la montagne qui s'étend, en s'affaissant de plus en Plus, de Bâtera à Palâuda.
u e Taulis nous descendons au moulin d'En Jusl Sllr l f! ruisseau de Calvell, puis nous remontons pour § a 8'ner Saint-Marsal.
Nous sommes ici dans les contreforts du Canigô ; e pays est donc bossue, montagneux, froid dès les P re miers jours de septembre.
Dans un diplôme de l'an 869, du roi Charles-le- ^"auve, on trouve le village de Saint-Marsal sous le ^om L \ e yniare c i e Manmld ; il était alors compris, aV(, c son territoire, dans la paroisse de Saint-Pierre <* e la Serra, aujourd'hui La Trinité. Plus tard, lorsqu'on éleva une église au Vittare Manmld, on la déuia à Saint-Martial, c'est-à-dire au saint dont le nom av ait le plus de rapport avec celui du lieu. C'était là u ue bien naïve confusion.
Saint-Marsal est encore aujourd'hui un tout petit "liage de 518 habitants qui cultivent du seigle, du ^aaïs, des pommes de terre et élèvent quelques trou- P e aux. Il est assis au-dessous de Bâtera, sur un. plaçai! à pente douce, couvert de moissons verdoyantes au mois de juin, et sillonné de ravins dont quelques bouquets d'arbres indiquent le cours. Ces arbres ravinent un peu l'aspect de cette nature morne et sil e ncieuse. « Tout annonce les mœurs féodales dans ce c oin de terre peu étudié jusqu'ici, dit M. B. Alart i 1 ).
(1) Saint-Marsal, dans les Notices historiques sur les communes ** Roussillon.
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Le peu d'importance des villages, la division ri ntoire et de la plupart des propriétés en masades, et, tout autour, les lieux d Oms, de Corlsavi. de Gastellnou, deBellpuig et de Tallet, donl s e »ls rappellent encore aujourd'hui, avec ce Samt-Marsal, les .
du Vallespir : tout indique le rè,
parages. En voyant ces petits centres de
si rapprochés les uns des autres, et p
fondement séparés
dents de terrain, on dirait les membres épars d'un''
même famille, entourés par une ceinl
gnes dont les sommets se couronnent d.
du haut desquels le seigneur suzerain régil
pendancesde son petit empire et gue!
prises des barons du vi isinage. »
C'est à Sain t-Marsal ^'est né notre excellent ami les t Gabriel Faraill. Perpignan pro,
peintres : nos petites villes produisent des sculpteurs. Rigaud, Guerra, Capdebos sont nés au chef-lieu du département; Boher à Villefranchc, Oliva à Salla,osa, FaradI a Saint-Marsaî.
A l'École des Beaux-Arts, Faraill fut l'élève de Farochon qui, de son côté, voulut être son ami. U même Ecole commanda au jeune artiste le buste de son professeur, et l'œuvre ligure aujourd'hui dans les galeries des Beaux-Arts du quaiMalaquais à a ues ouvrages signés des plus grands maîtres sculpture française.
Au salon de 1873, M. Gabriel Faraill obtint une médaille avec sa Jeune fille à l'Escargot, modèle de grâce, de (inesse et de légèreté. Cette œuvre, qui appartient au Musée de Perpignan, est revenue à Paris
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11 1878 pour figurer au salon de sculpture française ,ie l'Exposition universelle ( x ).
u o Saint-Marsal à Boule-Ternère, nous continuons rt suivre le Chemin d'intérêt commun n° 15. Nous ouvons les ruines du château de Bellpuig et, à le très-petite distance au-dessous, l'ermitage de "" Trinité (anciennement Saint- Pierre de la Serra). e 'à, si l'on porte ses regards clans la direction 11 Tech, on voit une suite de coteaux où se dresen t les ruines de Bellpuig et de la tour de Bâtera ;
loin ce sont des suites de mamel c ! l 'i s'élèvent et s'abaissent successivement et for- "tent, à la vue, comme une mer ondoyante tandis ÏU au-delà de Céret, l'œil se perd à l'horizon, apercevant confusément dans l'air les montagnes de Albera. Du même endroit, les villages que nous av 'ons nommés plus haut se montrent disséminés, et Surtout Saint-Marsal, qui relève d'une manière singulière la beauté de tout ce pays.
De Boule d'Amont , on descend la rivière du "Ulès, qu'on laisse bientôt à gauche pour monter a Casefabre et de là descendre facilement à Boule- *ernère. De Casefabre, on distingue, de l'autre côté uu Bulès, les ruines de l'ancien prieuré de Serra- ''°iia que nous irons visiter plus tard.
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(!) Voyez, au chapitre deuxième, de [a première parlie, l'artlele Wiisacré au Musée de sculpture et do peinture.
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