‹ Guide historique & pittoresque dans le Département des Pyrénées-OrientalesChapitre 19 sur 71 · SAINT-ANDRÉ-DE-SORÈDE · texte numérisé non relu

SAINT-ANDRÉ-DE-SORÈDE

5 kil. d*ArgeIès, 22 kil. de Perpig^nan, 20 kil. de (îcpet.

Le village est agréablement situé : de vives et abondantes eaux l'arrosent et de nombreux micocouliers l'ombragent. Le pays est très gai, fertile : le vin, le blé, le maïs, les pommes de terre y viennent aisément.

Saint-André possédait un des plus anciens monastères de Bénédictins du midi de la France. Louis-le-Débon-

naire le prit sous sa protection et lui accorda une immunité pleine et entière (830). Charles-le-Chauve (869), confirma les actes rendus par le fils de Gharlemagne. Il nous reste peu de documents pour écrire l'histoire de cette abbaye qui, dès le XII^ siècle, fut donnée à celle de La Grasse. Au XVI« on la voit décliner rapidement et, en 1592, sur la demande de Philippe II, roi d'Kspa^çne, le pape Clément VIII Tunit à celle d'Arles en Vallespir qui, à son tour, fut unie à la cathédrale de Perpignan en 1722. — Le monastère de Saint-André provint primitivement des cellules de Saint-Martin-de-Montbram et de Saint-Vincent-de-Tatz6 : les cénobites le construisirent probablement sur les ruines d'un temple romain.

Le temps, puissamment aidé par les révolutions, a emporté le cloître de cette antique abbaye ; mais réjjjli.se, consacrée le 17 octobre 1121, est encore debout. Elle est à une nef, avec des chapelles latérales séparées entre elles par des murs épais qui contrebutenl la nef centrale. Son abside hémisphérique a été fortifiée au moyen àp:e.

C'est un de nos plus curieux monuments de l'époque romane.

Elle date très, probablement des premières années du XII^ siècle.

Le linteau de la porte, tout sculpté, en offre l)ien tous les caractères archi tectoniques. A coté du bénitier de droite, supporté par un chapiteau sculpté et une colonne tressée dans le style de certains fûts du cloître d'Elne, est la chapelle des fonts baptismaux qui renferme une très belle inscription romaine que nous reproduisons ci -contre.

Elle est gravée sur un cippe qui soutenait avant 1681 la table du maître-autel.

Cette inscription appartient à Cippe romain de saini-André. l'année 239 ap. J.-G. et SB rapporte à Gordien III, créé César par le Sénat de Rome

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