‹ Guide historique & pittoresque dans le Département des Pyrénées-OrientalesChapitre 61 sur 71 · AU · texte numérisé non relu

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de hauts escarpements, les mines de c la Tour Cerdane ». appelée aussi « Tour de Pimorent o, forte et vieille citadelle qui fermait la vallée(l). Au pie<l de la montagne, la route passe dans la fissuœ <le la Foh^ à quelque^ mètres au-dessus du niveau des eaux. Un |)eu plus loin, Porté est assis au pied d'une jçrosse monta;;ne rou^eàtre, à <leux pas de la rivière de Fontvive, qui n'est autre que le cours supérieur de TAravo.

Un vrai trou que Porté : |)eu ou [K)int d'horizon. Le villajçe, de physionomie renfro«/née, est emprisonné par de hautes montagnes qui lui ravissent les levons du soleil, source de vie et <le joie. Ajoutez à cela que nous sommes ici à 1.62ÎÎ mètres au-dessus du niveau de la mer, plus haut, par conséquent, quVi Mont- Louis, dont on ne parle qu'en grelotant. I^ seule distraction est de se promener à travers la mis<»re du villa<re. On monte au fX)rt de Pimorent par la route nationale dont les lacets, très élégamment tracés, sont une véritable curiosité 2 . Le touriste quelque peu robuste suivra le vieux chemin, plus court, montant à pic. Du sommet du cdi, près de la cantine des ponts et chaus^^es, les regards [)lon^ent dans la vallée de rAriè«/e jusqu'à Mérens, où finissait le domaine des Comtes de Gerda«pie, car cette portion de TAriè^ie a été une terre catalane, quoirju'on n'y ait jamais parlé la langue d'Ausias Marcli et de Jacinto Verdâj^uer.

Garol, Gortvassill et Porta comptent 400 habitants environ; Porté en possède à peu près autant. Ce sont, en général, des gens de caractère assez doux, de mine inoffensive. On ne s'explique guère comment leurs ancêtres inspirèrent tant de terreur aux Français. En 1744, le maréchal de Noailles, qui voyagea dans la vallée de Garol pour en lever le plan, écri vait ces 1 ignés pti.ssablement désobligeantes : «Le curé m'a assuré (pi'il ne connoissoit qu'un seul honneste homme dans sa }>aroisse ; je pense que c'est de lui dont il parloit »î!

(i) Elle est mentionnée pour la première fois dans un acte de iî>88.

(a) Les deux formes les plus plausibles sont Pimorent ou Puit/morent qm', d'ailleurs, se renronlrenf frnpiemment daiis les vieux documents : Pi murent (pin mourant), ou Paiff morent (sommet à pentes douces).

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