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gavons au juste où il est. Nous Tatteignons en une heure et demie, à partir de la porteille ; en tout, trois heures et demie ou quatre heuras, depuis la haraque de l'étang de Lanos.
Le Pic de Garlit est à 2.921 mètres au-dessus du niveau de la mer ; il est le plus élevé des Pyrénées orientales. Nous y trouvons un amas de pierres, qui, dit-on, a été élevé par M. Russel-Killough, un des premiers touristes qui aient gravi le géant ; dans une hoîte de sardines cachée sous les pierres, des touristes ont laissé leur carte de visite.
Nulle montagne de nos Pyrénées ne porte davantage les traces de la destruction opérée par les éléments. L'action des glaciers, des neiges et des intempéries, achève de ronger le côté de l'Est qui, nous le répétons, tomhe d'aplomb. En bas, près de l'Etang Rond, que nous distinguons très bien, les débris du travail d'érosion forment un immense chaos de blocs aux figures bizarres, à l'équilibre incertain.
Le coup d'œil dont on jouit du haut de Garlit est tout simplement merveilleux. Depuis les bords de la Méditerranée jusqu'aux glaciers de la Maladetta, depuis les montagnes d'Andorre jusqu'aux plaines du Languedoc, la vue se promène sur les spectacles grandioses qu'il n'est guère possible de décrire.
La descente n'est pas moins fatigante que l'ascension. Il faut près de quatre heures pour atteindre la baraque d'Estany llaty où il est prudent de s'arrêter pour passer la nuit après une si longue course. Néanmoins, des touristes intrépides peuvent aller dormir soit aux Escaldes soit à Font-Romeu.
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A SAILLAGOUSEp PAR « LA BAGA
PALAU
lo kil. de Saillagousc, 5/ kii Prades, loi kil. de Peq)ignan.
Le chemin d'intérêt commun n^ 30 relie Boui^- Madame aux villages de la vallée de la Llavanéra, qu'on écrit souvent La Vénéra. Ces villages sont : Palan, Osséjà et Vallcebollère. Les habitants de cette vallée sont renommés pour leur caractère paisible et hospitalier.
Palau est assis partie en plaine, partie sur une espèce de falaise qui forme la rive droite de la rivière. On remarquera dans l'église, à côté de la chaire à prêcher, un intéressant fragment d'un très vieux retable. Un chemin conduit au village espagnol de Vilalloben, sur la rive gauche. On trouve à Palau des éleveurs de bétail et de chevaux, propriétaires très aisés, très soigneux.
OSSEJA
9 kil. de Saillajgçouse, 56 kil. de Prades, loo kil de Perpignan.
Osséjà, comme Palau, est planté haut sur la rive gauche, à l'abri des fureurs de La Llavanéra. C'est un gros village, le plus important du canton, car il a plus d'habitants que le chef-lieu (885). L'église a été rema-
niée et réparée à plusieurs reprises. Le maître-autel (Saint -Pierre) fut construit par Antoine Domingo, sculpteur médiocre du XVIIIe siècle, alors domicilié à Ille. La Place publique présente quelque gaieté, avec ses hôtels et ses cafés ; le bureau des douanes, celui des diligences de « la Gerdagne ». L'arrivée de la voiture procure toujours un peu d'amusement aux désœuvrés; ils viennent faire leurs petites réflexions sur les voyageurs, causer avec le conducteur et le postillon, qui portent des nouvelles « de par en bas. »
VALGEBOLLÉRE
i4 kil. de Saillagouse, 6i kil. de Prades, io5 kil. de Perpignan, (i)
Le chemin, au sortir d'Osséja, s'engage dans la vallée ; les montagnes se dressent à gauche *et à droite. Le village est reculé, enfoncé dans le cœur même de la chaîne. « Pays perdu », disent bien des gens qui ont visité ce coin de la Gerdagne ; pays d'aspect triste, en eflet ; les maisons sont pauvres, très pauvres de façade. Le soleil dure peu dans ce trou, surtout en hiver.
La fête principale a lieu lejour de Saint-Félix (29juillet). Une autre se fait le jour de Saint-Barnabe (^11 juin). Gomme à Riunoguès, en Vallespir, on distribue de la hréna aux visiteurs qui ont entendu la messe. Ici, on joint le fromage au pain, ce qui peut, en somme, constituer un repas, avec adjonction d'un verre d'eau glacée de la fontaine, et ce n'est pas l'eau qui manque ! A tour de rôle chaque famille un peu aisée se charge de pourvoir aux dépenses On assure que la fête fut instituée pour remercier le ciel d'avoir délivré la commune des sauterelles qui, pendant quelques années, avaient détruit les maigres récoltes du village. Ge jour-là, les pabordessas jouent du pandero en venant quêter dans les familles ; elles s'accompagnent de cet espèce de tambour de basque
(i) On écrit aussi VallceboUére, Vall-ça-Bollera ou encore Vall- Salx>Uera.
carré et chanteDt les louanges des personnes présentes. Le village ne compte pas plus de 300 haoitants, y compris ceux de deux hameaux, appelés Moscarell et le Puig. Ce dernier possède une antique chapelle qui est la misère même.
NAHUJA
8 kil. de Saillagouse, 55 kil. de Prades, 99 kil. de Perpignan.
Nahuja (115 hab.) est isolé, triste. On y va d'Osséjà par un chemin qui est un torrent. Le nom se prononce Nahouje, Il est difficile de trouver quelque chose de plus pauvre que ce village, mais, comme il est planté un peu haut, il est bien éclairé. L'église et le presbytère, qui se tiennent, seraient un lieu délicieux pour un anachorète ; un prêtre vraiment chrétien et détaché de la vie de ce monde doit s'y plaire. A noter un retable de la Vierge de style gothique flamboyant, qui doit dater du commencement du XVI^ siècle.
SAINTE-LÉOGADIE
5 kil. de Saillagouse, 53 kil. de Prades, 95 kil. de Perpignan.
Un mauvais sentier fait communiquer Nahuja et les principales métairies qui forment le village de Sainte- Léocadie : Cal Montellay Cal Met et le hameau de Llus.
Cal Père Alart est plus bas, sur la route nationale. C'est à Cal Montella, du nom d'une vieille famille de la Cerdagne, que se trouve Téglise, qui possède quelques tableaux et des retables fort intéressants. La niasada de la famille Montella et l'église sont bâties sur des pentes gazonnées, entourées de champs très productifs.
ERR
a kil. de Saillagoase, 5o kil. de Prades, 98 kil. de Perpig'nan.
De Llus on va à Err par le Garni hurriu, quelquefois tracé à travers champs.
Le mieux est d'aller rejoindre la route, qui passe à un kilomètre au-dessous. A partir d'Hix, cette route monte sur le Pla de Médas (1250 m. d'alt.), où la rejoint le chemin qui vient d'Ossejà, puis traverse le torrent de Goncellabre et gravit une petite pente qui la conduit devant la masada de Cal Père Alart et à Tembranchement du chemin de Sainte-Léocadie.
La route court en ligne droite vers le Col de Llus et traverse la rivière d'Err, à 2 kil. de Saillagouse. Err est à droite, un peu éloigné. On peut l'atteindre par deux chemins ; celui de la Ribereia, qui remonte la rive de la gauche rivière, et celui du Pla^ qui passe un peu plus haut.
C'est un village important, mais escarpé, avec des rues montueuses et somnolentes : il compte 650 habitants. Les hommes sont maçons en général ; ils quittent le pays pendant l'hiver [X)ur venir travailler en Roussillon ; quelques-uns sont colporteurs et vont exercer leur industrie dans l'Aude, le Gard, l'Hérault et les Bouches-du- Rhône : ils vendent principalement de la bonneterie.
Le village est bâti sur la rive droite de « la rivière d'Err », qui, comme nous le verrons, descend des flancs du Puig Mal. Dans la haute vallée, elle est très rapide, très encaissée ; depuis Err jusqu'à son confluent avec le Sègre elle conserve, quoique en plaine, son caractère torrentueux ; elle est cachée par les aulnes et les saules qui la bordent : derrière s'étalent de luxuriantes prairies.
Err honore la Sainte Vierge locale, la Mare de Déu d'Err (Sseptembre), Saint-Jean (24 juin)etSaint-Genis(25 août). Ces deux dernières fêtes sont très fréquentées, très animées ; les danses, peut-être plus qu'ailleurs, en sont le principal élément. On danse ici lo ballet, sorte de menuet d'un caractère très gracieux et fort pittoresque.
Err a deux églises qui ne sont séparées que par le
cimetière. Le clocher, qui porte le timbre des heures est est appuyé contre l'éj^lise de la Vierge ou de Notre-Dame ; c'est une jolie tour carrée, construite en 1766. La cloche, qui a été fondue à Vich en 1806, provient du couvent des Dominicains de Puigcerda.
Dans Téglise Saint-Genis se trouve la plus ancienne inscription du moyen âge que nous possédions dans le département : elle date de 930 :
DOMINICE INGARNATIONIS ANNO DCCCCXXX INDICIONE IIII VENI • ENS VIR REVERENTISSIMVS DOMNVS RADVLFVS SANCTE VRGILI TANENSIS ECCLESIE PRESVL IN VILLA EZERRE PER INTERVENTVM HAC SE IN (DI)
gno hictore presbitero ibiqve consecravit ecglesias sanctue mari.e semper virginis et omnvim sanctorvm sancti petri apostoli et omnivm aposto-
[l,orvm vel sancti michaelis arghangeli ipso anno... obiit radvlfvs p. oddone 11 kalendas madii...
La dalle est brisée vers le fond et l'inscription se trouve tronquée.
L'évéque d'Urgell Radulfe, dont il est ici question, était fils de Wifred le Velu. 11 mourut entre le 4 mai 943 et le 6 septembre 945. Il y aurait donc une erreur de date sur notre dalle.
La Vierge d'Err fut trouvée — on ne sait à quelle époque — sur le bord de la rivière. Les habitants construisirent aussitôt une chapelle à l'endroit où s'était opérée la découverte, le long du Carnp fondai. Mais cette chapelle se trouva bientôt trop petite, et on se décida à en élever une plus grande. Malheureusement le terrain fut mal choisi, puisque, à mesure que les maçons travaillaient, leur travail était défait. Les habitants d'Err crurent comprendre que l'endroit ne convenait pas à la Vierge et la prièrent de vouloir bien indiquer un lieu elle-même. Le 25 mars - on a oublié Tannée — il neigea abondamment; un seul endroit resta sans neige. Il n'y avait pas à
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TltDEN FOUNDATION^
hésiter : c'est làquela Vierge voulait a voir sa demeure, et les maçons reprirent la truelle et le marteau. Ils construisirent la chapelle, c'est-à-dire la partie de Té^flise actuelle qui porte le nom de CamariL La grille qu'on voit aujourd'hui fut construite en 1591 : on en acheta le fer à la forge de La Cassanya, qui appartenait alors à Jean Vigo, étal)li à Err depuis quelques années seulement. Lorsque la statue fut installée sur son autel, on ferma la porte, comme de juste. Le lendemain matin on la trouva ouverte. L'un des ohrers ou marguilliers voulut s'obstiner à fermer la porte la nuit : ce fut en vain. II fut même sévèrement puni de son opiniâtreté : il perdit la vue et ne la recouvra qu'après avoir promis à la Vierge de lui offrir onze mesures de blé tous les ans, à |)erpétuité. Aujourd'hui, et depuis longtemps, on ferme la porte, et ni ohrers ni campaners n'ont eu à en patir.
L'église de la Vier'ge fut agrandie au XVIII" siècle par les soins du curé Jacques Girvès qui fil construire la nef actuelle, la sacristie et les cha[)elles du (christ et de Saint- Jean-Baptiste. Vn autre |)rétre, Ktienne Barla, fit élever le cl(x;her. Commencé en 1700, il fut terminé vers 1775.
Les biens de la chapelle furent vendus comme biens nationaux; ses papiers, ainsi cpie ceux de la commune d'Err, furent brûlés en 1810, lors de l'invasion espagnole de Gampoverdos.
Bonaventure Cotxet, qui fut longtem|)s curé d'Err, puljlia en 1853, en catalan, une brochure où il relate un fait que nous n'avons pu contrôler. Selon lui, au mois de juillet 1793, le général Fabra fit brûler sur la place publique tous les objets de l'éj^lise. Fabra était originaire de Thonon et était par conséfjuent Piémontais. Il mourut dans son village le 16 février 1830, à l'âge de 72 ans. Marsal Ramonatxo, qui avait juré la (Constitution civile du clergé, était alors curé d'Err; il cacha la statue de la Vierge qui fut ensuite portée chez le maire, où elle resta jusqu'en 1803.
Dans les temps de sécheresse les peuples de la Baga implorent la Vierge d'F^rr. Ils sont venus plusieurs fois en grande procession, en 1775, 1808, 1825 el 1847.
ENVIRONS D'ERR
i^ La Font de Vallosca. — C'est un petit filet d'eau ferrugineuse qui coule des parois escarpées d'une a sombre ï) fissure (Vallis Luscosa) où cascade un petit torrent, affluent de la rive gauche de la rivière d'Err. L'eau est d'une parfaite limpidité, sans odeur. Au passage elle dépose un sédiment jaunâtre sur la roche schisteuse. Dans son voisinage se remarquent des efflorescences salines d'un blanc verdàtre sale, contenant du sulfate d'alumine et du sulfate de fer. La gorge de Vallosca est située à un quart de lieue du village. La Font jouit d'un grand crédit dans la contrée.
2° La Forêt d'Err. — On monte à la forêt par le chemin de la Boscharona {Boscha rodona, a forêt ronde ») ou par le chemin de Gotzé. Certaines parties sont très peuplées de pins, comme Vall Pouada ; les endroits appelés Font Cerdana et Puig d'Estaca offrent des sites d'un charme inoubliable. Le dernier donne une vue absolument ravissante sur la Gerdagne tout entière. Le chemin qui traverse la forêt va rejoindre la rivière tout près de la baraque de Las Planas.
3® Excursion à « ÂYgua Neix. » -7- La rivière d'Err est essentiellement fille du Puig Mal. Elle jaillit bruyamment du cœur même des schistes durcis qui constituent la base de la grosse montagne. C'est un quartier caillouteux, froid et presque sans végétation. La rivière descend avec une pente effrayante, fait un grand coude et enfile la vallée, à la hauteur de la baraque de Prats de Tosa, assise sur une terrasse où pousse la réglisse sauvage. La forêt de pins, tapissée de gazon, de gentianes, de belladones et d aconits couvre tout le penchant de la rive gauche, jusqu'à la Serra de VArtigaei au Puig d'Estaca, Pays d'isards, de lièvres, pays de gras pâturages où les vaches gonflent leurs mamelles d'un lait excellent. Les crues de cette rivière sont terribles ; quelquefois elle emporte des pans
de prairies, qu'elle convertit en une boue noirâtre comme Veau du Gocyte : ses colères font pitié. — Nous remontons la rivière par le chemin de Gotzé, où il y a une (( jasse », en pleine forêt. Le chemin descend ensuite dans la rivière pour gagner la baraque de las Planas, assise sur la rive droite de la rivière, haut placée, à Tabri de ses crues fantasques. D'ici à la baraque de Prats de Tosa, le chemin est mauvais ; il faut repasser sur la rive ;(auche. La partie la plus difficile reste à faire. Un sentier très étroit, coupé par des ravins dangereux court le long de la rive fçauche. Tout ce pays reculé est livré aux troupeaux pendant Tété ; eux absents, la montagne est privée de vie, c'est le désert, car il n'y a pas un arbre.
4^ Excursion au Puig Mal. — Il faut quitter le village vers minuit ou une heure du matin, traverser la rivière d'Err sur le Pont del Vigo et prendre la rude montée de la Boscarona. Avant d'entrer dans la forêt, on respire un peu, sans s'asseoir ; puis on reprend le chemin qui monte toujours. La fraîcheur qui tombe de la voûte de la forêt entre dans les os; quelques oiseaux se réveillent et piaulent ; les arbres, humides de rosée, frémissent sous les premiers rayons du soleil, dont le disque se découpe sur la crête de la montagne, à notre gauche. Nous montons toujours : plus d'arbres : c'est la Serra de rArtiga, dont nous atteignons la crête. A notre droite s'ouvre la sombre et profonde vallée où dort Vallcebollère.
Bientôt le sentier arrive au'Pas dels Lladres ; il faut le quitter et obliquer à gauche tout en se dirigeant vers la crête de Prats de Tosa^ qui relie la Tosa au Puig Mal. Maintenant, il s'agit de grimper sur les épaules du géant ; son nom seul indique que l'entreprise n'est pas très commode. Il faut laisser le flanc Nord à gauche, avec le Clôt de la Pastera, ordinairement rempli de neige glacée, et on se tient sur le flanc Sud, d'où Ion domine la Coma de' Sept-Fons, couverte de beaux pâturages et très habitée par les isards. L'ascension devient bientôt très pénible ; rien que des éboulis schisteux, et cela dure ainsi pendant une heure et demie. Le Puig est un gros mamelon désolé, -ftti; oewiG d'oolats-de scliiste poiis par les neiges. On n§
saurait imaoiner rien de plus laid que cette montagne; mais quel grandiose spectacle se déroule autour de vous! Le soleil se lève, splendide, et balaie les vapeui-s étendues sur rhorizoo lointain et sur rassemblée des monts qui s'inclinent vei's la Méditerranée. Le paysage, surtout vers le Montserrat et Barcelone prend une vastitude qui remue les entrailles.
On peut aller coucher à Nuria distant de quatre lieues. Il faut descendre dans la Coma del Amhut (Combe de l'Entonnoir, à cause d'un énorme trou où Teau du torrent disparaît). C'est encore ici une des vallées les plus silencieuses et les plus sauvages de nos Pyrénées catalanes. Si l'on décide de rentrer à Saillagouse, il faut descendre dans la vallée d'Err, par le Clôt de la Pastera et Aygua Neix.
SAILLAGOUSE
47 kil. de Prades, 91 kil. de Perpignan.
Saillagouse [Sallagosa^ en catalan) est chef-lieu d'un canton qui comprend la vallée de Carol et toute la Gerdagne française, à l'exception de trois communes : Bolquère, Planés et Saint-Pierre-dels-Forcats, qui font partie du canton de Mont-Louis.
Il est bâti au pied d'une côte dite Lo Rigat, qui sert d'intermédiaire entre le plateau de la Perche et la plaine du Sègre. Avec ses annexes de Ro, Rohet et VedrinyanSy Saillagouse compte environ 600 habitants. (1)
Ce village fut le chef-lieu de la Viguerie de Cer- (lagne, siège du viguier et de son tribunal. Au XVIII« siècle , des mains barbares ont dégradé la vieille église romane pour construire le clocher fl757) et ouvrir la porte actuelle (1774). Le mur Sud a seul conservé des sculptures qui remontent peut-être au X^ siècle. — Un arrêté du ministre de l'agriculture du 13 février 1843 établit un marché hebdomadaire à Saillagouse,
(I) L'orthographe des actes du moyen âge donne Salagosa^ Sellagosa et Saliagom. En 1396, on trouve le Prat Salagos, le Rigat de Salagosa. 11 semble que Salagos est un adjectif dont Salagosa est le féminin. Le village^ est cité en 913 avec la villa Roseto (Rohet).
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