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Petits Thermes nord
Le premier monument qu'on rencontre est un petit établissement de bains disposé sur la gauche de la voie.
On sait toute l'importance que les Romains attachaient à l'usage des bains qu'ils considéraient comme une nécessité pour la santé et qui devinrent par la suite des lieux de réunion, de véritables cercles où les rhéteurs, les philosophes venaient discourir, en même temps que les jeunes gens se livraient à des exercices du corps dans les grandes salles des thermes réservées à cet effet.
[8 GUIDK ILLUSTRÉ DE TIMGAD
Il faut croire qu'à Thamugadi on était bien persuadé de Futilité de ces établissements balnéaires puisqu'on en construisit un nombre fort respectable; nous en avons déjà trouvé treize destinés au public, sans compter les bains particuliers installés dans toutes les maisons de quelque importance; celui qui nous occupe est un des moindres, mais il contient tous les éléments nécessaires.
En général, à Timgad, les thermes complets se composent :
i° De salles plus ou moins vastes réservées aux exercices du corps (ephebeum) , à la promenade (ambulatio), à la conversation (exedra) ; 2° de piscines d'eau froide (baptisterium) ; 3° de chambres chauffées par en dessous (hypocaustum) et qui étaient de trois sortes : la chambre tiède [tepidarium], la chambre chaude {caldarium), avec baignoires chauffées (alveus), et l'étuve (laconicum) ; 40 de vestiaires [apodyterium] ; latrines ; dépôt pour les huiles et parfums (eœlothesium) ; cabinet du préposé aux bains (balneator) ; 5° de couloirs de service permettant aux esclaves de parvenir aux dépôts de combustibles et d'alimenter les fourneaux (fornax) des chambres chauffées. Nous retrouverons dans chacun des thermes de Timgad cette succession de pièces, disposées chaque fois différemment, mais avec cette règle invariable que le baigneur qui, on ne l'ignore pas, commençait toujours par le bain froid, pouvait parvenir à la chambre tiède, puis au caldarium, enfin à l'étuve et repasser par la pièce chaude, le tepidarium et la salle froide [frigidarium). C'est alors qu'il se faisait gratter avec le strigile et oindre de parfums par un esclave spécial (Alipta). Dans une chambre voisine du vestiaire, se tenait l'esclave chargé de la garde des vêtements des baigneurs [capsarius), qui souvent étaient volés par des malfaiteurs ayant cette spécialité [fur balnearius).
Les petits thermes installés près de la porte nord comprennent deux étages : l'inférieur était consacré en partie à des magasins, au nombre de cinq, dont quatre donnant sur une voie parallèle au Cardo Maximus, à l'est de ce