‹ Guide illustré du sylviculteur canadien [microforme] (volume 2)Chapitre 8 sur 93 · CHAPITRE I CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CHAPITRE I CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES

Après avoir démontré, dans les chapitres précédents, qu’il est du devoir de l’état et de tous les citoyens de veiller à la conservation des forêts, je vais maintenant tâcher de prouver qu’il n’est pas moins important de travailler à leur réparation.

Si une grande partie du domaine public est encore couverte de forêts à peu près intactes, une autre grande partie ne présente plus à l’œil que des bouquets de bois à moitié dévastés, des lisières de forêts rongées par l’incendie, des cantons entiers de terrains impropres à la culture, presque entièrement déboisés par les bûcherons, et qui bientôt n'auront plus d'utilité dans l’économie générale.

Les établissements voisins de ces endroits sont menacés d'une disette prochaine de bois de construction et de chauffage. Dans quelques années, ils seront dans la méme position que les régions entièrement déboisés de la Puissance. En effet, il est reconnu qu’un bois à demi déboisé et laissé à lui-même est voué à la destruction. Sur le penchant des montagnes, les eaux pluviales enlèvent le sol sur les parties déboisées, et laisse le roc à nu. Les terres se lavent et sont emportées ainsi de proche en proche, laissant à découvert les racines des arbres voisirs qui disparaissent aussi les uns après les autres.

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