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du Jura, couronnée <l'un fronton où se détachent en léger relief un croissant et une étoile; trouvée en 188H, lors des pre-
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inières fouilles du Pro Aventico, en amont de l'usine de lait condensé. Bulletin I, p. 22, avec frontispice, et IV, p. 9.
D(is) M(anibus) Mardi Alpini Virilis.
Aux dieux mânes de Marcus Alpini us Virilis.
Il est curieux de trouver ici, d'une part, le prénom Marcus écrit tout au long, alors qu'en général il s'abrège en M., et d'autre part l'inscription réduite à la seule mention du nom du défunt, le nom même du ou des auteurs de la dédicace n'étant pas donné.
A ce laconisme s'ajoute le fait que le monument, vu le caractère classique de la gravure, peut remonter à la fin du premier siècle ; la rareté du surnom Virilis, qui signifie valeureux, intrépide, et enfin une grande analogie entre le nom de Marcus Alpinius Virilis et celui de Julius Alpinus, connu par un passage de Tacite comme le principal fauteur de la résistance des Helvètes aux légions romaines conduites par les lieutenants de Vitellius. Cet ensemble de faits et de considérations a conduit M. Eugène Secretan à cette conclusion queMarcus Alpinius Virilis pourrait être un descendant, peut-être même un fils du héros helvète cité par Tacite, étant donné surtout le fait, déjà relevé dans notre Introduction, que les Helvètes ne se pliaient pas à la règle qui, dans la généralité des provinces romaines, exigeait que les membres d'une même famille eussent le même gentilice. Dans cette hypothèse Marcus Alpinius Virilis aurait pris comme gentilice le surnom de Julius Alpinus.
99. Epigraphe «l'un édifice élevé, par la corporation des batelier» «le l'Aar, à Avenehes.
Musée, n" 184, Salle I, mur G. Inscription trouvée en juin ou juillet 1804, dans un pré de M. Guisan aux Prés de Prillaz. Mommsen, I. H., n° 182; Hagen, n° 17. Réd. ' i0.
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MONUMENTS ÉPIGRAPHIQDBS 115
In honorent dormis divinœ, n<< utie aruranci aramici scholam de suo instruxerunt. [I/ocus)] d(atus) d(ecreto) diecurionum).
En l'honneur de la maison impériale, les bateliers aruranciens et aramiciens ont élevé cette schola à leurs frais ; l'emplacement a été donné par décret des décurions.
On s'accorde à traduire nantie aruranci par bateliers de l'Aar, le nom latin de cette rivière étant Arura. Quant à ara?nici, il faut y voir, par analogie avec le précédent, un dérivé du nom, à nous inconnu, des cours d'eau, alors déjà canalisés, qui relient les lacs de Neuchàtel, de Morat et de Bienne ; ce nom de rivière serait vraisemblablement Aramus, racine logique de aramicus, suivant l'hypothèse fort plausible d'Œchsli (Quellenbuch zur Schiceizergeschichte, t. II (1893), p. 28).