Musée, n° 1488. Hagen, n
Le mot sacr(um) indique qu'il s'agit d'une dédicace ; mais le nom de la divinité honorée disparut avec la partie gauche du texte.
La pierre, d'après le fragment conservé, devait être taillée, sur les côtés, en queue d'aronde, et cette forme est fréquente sur les monuments votifs de pierre ou de bronze.
20. Musée, n° 952. Keller et Meyer, n° 22 ; Hagen, n° 62. C'est à tort que Hagen a classé cette inscription parmi les
pierres sépulcrales ; c'est un ex-voto, comme le prouve la formule viptum) s{plvit) l(ibens) m(erito), c'est-à-dire : a, de plein gré, élevé ce monument pour accomplir un vœu. Le nom du personnage qui a dédié ce monument est sans doute SER(vius) SVLPIGIVS, P(ublii) BLAVI, soit Servius Sulpicius, affranchi (?) de Publius Blavus. Rien n'indique pourtant d'une façon précise qu'il s'agisse d'un affranchi, car l'affranchi portait généralement le prénom et le gentilice de son patron, et faisait suivre son surnom de la mention : lib(ertus), affranchi de... un tel. D'autre part, l'esclave ne portait qu'un seul nom, ce qui n'est pas le cas ici.
Quant au nom de la divinité invoquée, on peut songer à Junon Moneta, d'après la première ligne où l'on lit encore... ETAE, suivi de deux adjetifs : AVGusta), Auguste etGAVAE, terme de la basse latinité signifiant joyeux, content.
Concluons donc en restituant, sous toutes réserves, le texte comme suit :
[Junoni monjetse aug(ustse) gavse [S]er(viusJ Sulpicius, P(ublii) Blavi (libertusj v(otum) sfolvitj l[ibens) m(eriio).
A Junon Moneta, auguste, dispensatrice de la joie, Servius Sulpicius, affranchi de Publius Blavus, a accompli son vœu de plein gré.
MONUMENTS KPIGKAPII IOI KS 113
£1. Ëpitaplie tle JVIarcus %l pi ni ut» lirilis.
Musée. n° 2015. Salle 1, mur B. Grande stèle en marbre
DM