ÉGLISE SAINT-MARTIN D’AINAY
Bollecour, à l’E. (do l'autre côté du Rhône), au quartier des Ecoles, et à l'O. au quartier Saint-Georges (de l'autre côté do la Saône).
En descendant de la gare! de Perrache, on se trouve sur le Cours du Midi en face de la place Carnot (PL F, 4), au centre de laquelle s’élève le Monument de la Révolution française (statue colossale de la République avec attributs, par Peynot, entourée de quatre fontaines en pierre, les Saisons).
Au N. de la place, la rue Victor-Hugo conduit à la place Bellecour (F. p. 23). A la place Ampère ( statue du célèbre physicien, par Textor), traverser en biais pour prendre à g. la rue des Remparts d'Ainay , qui aboutit à la place de l' Abbaye-d' Ainay.
L’église Saint-Martin d’Ainay (PI. 2; le tram Perrache- Croix Rousse passe à 50 m.) est la plus ancienne de Lyon, et la plus remarquable après la cathédrale. Construite au commenc. du vi* s., dans, un lieu appelé Atbanacum, où les martyrs chrétiens de l’an 177, ayant la qualité de citoyens romains, eurent la tête tranchée, cette église, jointe bientôt à une abbaye qui subsista jusqu’en 1700, fut rebâtie aux x" et xie s., et consacrée en 1106 par le pape Pascal H. Elle paraît avoir eu d’abord trois nefs, un transept et trois absides. Au xn* ou au xme s. furent ajoutés deux collatéraux qui donnèrent cinq nefs. Deux tours carrées, l’une sur le centre de la façade, l’autre entre la nef et le chœur, dominent le monument. La pyramide quadrangulaire trapue, en pierre, qui surmonte le clocher de la façade, est entourée à sa base de quatre acrotères triangulaires, rappelant par leur aspect les cornes qui décorent les angles des tombeaux antiques. Des incrustations rouges en losanges décorent l’extérieur des absides et la partie centrale de la façade. La basilique a été restaurée par Questel. A côté de l’entrée de g., se lit une inscription en vers rimés du xn° s.
A Tint. : — à l'entrée (après avoir franchi la porte de g.), contre la muraille, débris et inscriptions des époques -romano et ogivale. — Los quatre grosses colonnes tjui soutiennent la coupole centrale, portée sur des trompes, passent pour colles qui s'élevaient de chaque côte do l'autel d’Auguste. — Chœur : belle mosaïque de l’époque du pape Pascal II; maitre-autel en bronze doré, par Poussielgue, avant pour marchepied une magnifique mosaïque de Morat. — Absides et absidioles : remarquables peintures de H. Flandriu, sur fond d’or; au milieu, le Christ; à dr., ■S l Baitulfe; à g., St Benoît. — Bas-coté dr. : chap. do la Vierge : sur Y autel, sculpté par Fabisch, belle statue par Bonnassieux; bas-reliefs do Fabisch; confessionnal du stylo byzantin, chef-d’œuvre do menuiserie et de sculpture; — à dr. do l’abside, ancienne église remontant, dit-on, au ixe s., servant de sacristie ot sous laquelle s’étend une ci-ypte. — Bascoté o. : en faco d’un beau portail roman qui forme l’entrée de la chap. des fonts baptismaux, chap. Saint-Martin, construite par M. Pollet : voûto décorée do fresques; chap. Saint-Michel, du xv' s., à côté do l’abside de g.; à la voûto, traces d’anciennes peintures.
Or» reviendra par le même chemin sur la place Ampère et l'on continuera à remonter la rue Victor-Hugo.
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