‹ Guide manuel de la bonne compagnie du bon ton et de la politesseChapitre 14 sur 161 · en est de même du mari à l'égard de sa femme · texte numérisé non relu

en est de même du mari à l'égard de sa femme

60. Ni l'un ni l'autre ne doivent se blesser dans leur amour-propre, car ces blessures-là sont les plus douloureuses et les plus difficiles à cicatriser.

61. Telle femme très élégante et très gracieuse avant son mariage, se néglige jusqu'à la malpropreté

et devient maussade, quand elle est mariée : si son mari cesse de Taimer , elle a perdu le droit de se plaindre.

62. Ceci doit s'appliquer au mari comme à la femme. Il est clair que lorsque Ton quitte les charmes séduisants qui nous ont fait plaire, on doit s'attendre à cesser de plaire.

63. Il est rare de posséder une vertu assez ferme pour nous faire aimer, par devoir, ce qui a cessé d'être aimable.

64. Quand, entre deux époux, il ne reste plus que le lien de l'estime, ce lien est bien près de se rompre, et adieu les douces joies du ménage.

65. La franchise que se doivent les époux ne doit jamais aller jusqu'à se reprocher les défauts physiques que Ton doit à la nature ou à un accident irréparable.

66. Les époux, même dans les moments de la plus grande intimité, doivent conserver la pudeur.

67. La pudeur, a dit un sage, est le plus beau fleuron de la couronne d'une femme vertueuse.

68. Sous le rapport de la décence, jamais un mot hasardé ne doit sortir de la bouche d'une honnête femme, n'y eût-il même que son mari pour l'entendre.

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