‹ Guide manuel de la bonne compagnie du bon ton et de la politesseChapitre 156 sur 161 · Nulle personne ne doit danser sans être gan · texte numérisé non relu

Nulle personne ne doit danser sans être gan

DES SOIRÉES

tée. Les gants doivent être blancs, pour ne pas déteindre sur les robes.

35. Jamais des dames ne peuvent se présenter à la buvette ou au buffet sans être accompagnées d'un cavalier.

36. Pour inviter une danseuse, n'attendez pas que l'orchestre ait commencé à jouer.

37. Si une dame vous refuse, n'invitez pas celle qui est à côté, car celle-ci serait en droit de penser que vous la prenez pour un pis-aller.

38. Si la maîtresse de la maison danse, et qu'elle ait des demoiselles, des nièces et des cousines, c'est par la maîtresse que doivent commencer vos invitations, puis sa famille, et enfin vos connaissances.

39. On offre le bras et non la main à sa danseuse, pour la conduire au quadrille et la ramener à sa place.

40. Si une dame, en dansant, est embarrassée de son éventail et de son mouchoir^ laissez-la dans l'embarras, car ce serait un manque d'usage qui vous ferait les lui demander à porter.

/jl. Retirez-vous d'un bal avant le jour, si vous ne voulez perdre les plus douces illusions sur la fraîcheur de la figure et de la toilette des dames.

42. Je conseille aux jeunes dames, même aux plus jolies, de ne jamais se montrer à la lumière du jour en sortant d'un bal.

43. Quant au concert, s'il n'y a pas bal après, les dames peuvent y aller en toilette de simple soirée.

44. La moitié des gens va au concert pour voir et être vue, l'autre moitié pour entendre.

CÉRÉMONIES DE l'ÉTAT CIVIL. 467

k5. Si c'est un concert d'amateurs, allez-y pour le premier motif, mais non pour le second.

46. Ne battez pas la mesure si vous ne voulez pas passer pour un paysan, et gardez le plus profond silence pendant que Ton exécute chaque morceau.

kl. Soyez très sobre d'applaudissements.

48. Si vous tenez le piano pour accompagner quand une dame ou un amateur chante, ne vous inquiétez nullement de la mesure.

Ces cérémonies sont au nombre de trois, savoir : le baptême, le mariage et l'enterrement. Sous le rapport de ces cérémonies, chaque pays et même chaque province a des usages particuliers, auxquels l'homme poU doit se soumettre ; s'il les ignore, il lui est facile de s'en informer. Mais, presque généralement, les provinces ont adopté les habitudes de la capitale, d'où il résulte qu'en traitant ici des usages de Paris, mes conseils seront également utiles dans toutes les villes de France, en y faisant les légères modifications que les localités nécessiteront.

RÉSUMÉ

Le Baptême.

1. Le parrainage est toujours une corvée désagréable, parce que l'usage en a fait une sorte d'impôt.

2. A moins que vous ne soyez très riche, ou pro- i che parent, ou qu'il y ait quelques circonslances qui vous obligent, refusez net ceux qui vous feront une telle proposition.

3. Il y a tels pères à Paris qui ne choisissent des gens riches pour être parrains de leurs enfants, qu'afin d'assurer une ressource pour l'avenir à leur progéniture. C'est une spéculation souvent irompeuse.

h. Si votre fortune est bornée, refusez, car si vous acceptez vous passerez pour un ladre ou pour un vaniteux qui dépense plus qu'il ne peut, quoi que .| vous fassiez.

5. Dans tous les cas, si vous avez accepté, tirezvous-en aussi honorablement que possible, et dépensez, s'il le faut, le quart de votre revenu, ou même la moitié.

6. Vous devez d'abord un cadeau à l'accouchée ; informez-vous sous main de ce qui pourrait lui être agréable, un bracelet, ou autre bijou. Dans la bourgeoisie économe, ce cadeau peut ne consister qu'en une boîte de dragées et bonbons assortis.

7. A votre commère vous devez six à douze paires de gants blancs, des boîtes de dragées en suffisante quantité pour qu'elle puisse faire ses honneurs à ses amies.

8. Si elle est jeune, vous y joindrez le bouquet de | fleurs d'oranger ou autres fleurs blanches, et si ^ vous y ajoutez quelque brimborion à la mode, le tout sera parfaitement reçu.

9. Une miarraine peut refuser tout autre chose que les dragées et le bouqueL Si elle accepte autre chose elle s'engage.

10. Si la marraine envoie quelque cadeau au parrain, après avoir accepté ses dons, c'est un engagement décidé.

11. La marraine fait ordinairement cadeau à la mère, d'une élégante layette pour l'enfant.

, 12. Le parrain est le grand distributeur de dragées, il lui en faut au moins vingt boîtes.

13. Les dragées ne s'offrent jamais en sac de papier, mais en boîte ou au moins en cornets élégants et dorés.

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