Une demoiselle ne doit se présenter dans un
DES SOIRÉES
bal qu'accompagnée de son père ou de sa mère, ou de ses grands-parents.
26. Si elle n'a pas sa mère ni sa grand'mère, elle doit s'asseoir à côté d'une dame de sa connaissance et d'un âge respectable.
27. La mode du carnet (toujours dans la bourgeoisie) a passé des dames aux messieurs. Chaque cavalier inscrit dès le commencement du bal toutes les dames qui veulent bien lui accorder une contredanse, fût-ce la vingtième.
28. Il en résulte que les dames et les messieurs qui viennent un peu tard n'ont plus qu'à regarder danser les autres.
29. Cette mode bizare s'est répandue dans les salons à peu près à la même époque que la polka : l'un vaut l'autre.
30. Les mamans sont tout étonnées devoir leurs filles, quoique changeant de cavaliers, danser dans des quadrilles toujours composés des mêmes jeunes gens. Dieu les bénisse, ainsi que l'honnête invention du carnet !
31. Une jeune personne ne doit jamais permettre qu'on la reconduise à un autre siège qu'à celui où elle était quand on l'a invitée.
32. Ne laissez jamais walser ni polker votre femme ni votre fille, si vous ne voulez pas ressembler à ce fou qui met lui-même le feu à sa maison et se plaint ensuite de ce qu'elle est brûlée.
33. Une fille qui danserait avec son père, ou une femme avec son mari, serait une chose assez bizarre dont on rirait.