‹ Guide officiel du Klondike [microforme]Chapitre 10 sur 54 · A HE · texte numérisé non relu

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delà des sources de la Lewes River (lac Lindeman), pour être utilisés plus tard en faisant le relevé de la Lewes et du Yukon. Au cours de ce travail nous fimes 630 débarquements. Les canots furent ensuite transportés en traineau depuis la frontière sur le Yukon, jusqu'aux eaux navigables de la Porcupine.

Au printemps de 1888 je m'en servis pour redescendre ce dernier fleuve ; ils étaient lourdement chargés pendant ce trajet et passèrent dans des eaux fort dangereuses, en remontant depuis l'embouchure de la Bell River jusqu’au défilé McDougall. Arrivé là, je les transportai au-delà du défilé jusqu'à la Poplar River ct m'en servis ensuite pour redescendre ce fleuve jusqu'à son confluent avec la Peel River, d'où je remontai le cours de la Mackenzie River à 1,400 milles. Sans compter le transport par chemin de fer et par vapeur, ces deux canots furent donc portés à bras une distance de 170 milles et firent un trajet de 2,500 milles par eau, au service Outre cela, ils eurent à subir les avaries possibles de 1,700 débar-

de l'expédition.

Je les aban-

quements fort difficiles et À passer par des endroits fort dangereux. donnai enfin au fort Chipewyan où ils arrivèrent en si bon état qu’une bonne couche de peinture les aurait remis à neuf.

Arrivé avec mes bagages au bas du lac Lindeman, je mis quelques-uns de mes hommes à les transporter jusqu’au sommet du lac Bennett. Le cours d'eau qui relie ces deux lacs est beaucoup trop rapide et n’est pas assez profond pour qu'on puisse le naviguer en canot. Je me vis donc forcé de tout faire porter à bras pendant la plupart du trajet.

En attendant, j'occupai le reste de mes hommes à la recherche de bois de construction destinés à construire un bateau dans lequel j'avais l'intention de descendre le fleuve jusqu’à la frontière américaine, à 700 milles de là. 11 nous fallut plusieurs jours pour trouver des arbres suffisamment épais pour fournir des planches de la dimension voulue, car les bois que nous trouvâmes dans ces parages étaient tous chétifs et de petites dimensions. Nous achevâmes le bateau dans la soirée du 11 juillet et le 12 au matin je commençai le chargement. J'envoyai alors une partie de l’équipe en avant dans le bateau, avec ordre de se rendre à l’entrée du cañon. Arrivés à ce point, ils avaient ordre d'explorer le cañon et s’il le fallait, de transporter tous les bagages jusqu’à sa sortie—ou en tout cas, d’y transporter assez de provisions pour suffire aux besoins de l’équipe pendant un voyage de retour jusqu’à la côte, si par un accident quelconque, la nécessité d’un tel voyage se pré- Avec le reste de mon monde, je m’occupai alors de continuer à faire le

sentait.

Ce travail fut très pénible à cause des

relevé du pays sur tout le parcours des lacs,

mauvais temps continuels.

En été le vent souffle presque toujours en venant de la côte et produit une 4

houle très marquée et fort désagréable sur les lacs. Ceci n'empêche pas précisé- # ment les canots pontés de naviguer, mais comme nous étions obligés de mettre # pied à terre pour ainsi dire à chaque mille, nous ne pouvions débarquer qu'avec k grande difficulté. Il nous fut donc impossible d'avancer de plus de dix milles

par jour, tandis que sur les

moyennes Je complétai le relevé jusqu’à l’entrée du cañon le 20 juillet. Là, je trouvai

l’équipe que j'avais envoyée en avance et qui était arrivée le 18. Ils avaient déjà # transporté une partie des bagages jusqu’à la sortie du cañon et m’attendaient pour # transr orter le reste et effectuer le passage du cañon dans le bateau, avec moi.

Av: de faire ce trajet, cependant, je fis un examen du cañon. suit {+ mon examen, qu'il serait dangereux d'essayer de filer en canot les rapides | qui se trouvent à sa sortie, surtout les derniers, que les mineurs appellent les White Horse Rapids. J'envoyai donc deux hommes en avant pour effectuer le Ils devaient attendre notre arrivée dans le bateau à la

passage du cañon en canot.

Nous étions tous munis de cein-!

sortie et nous porter secours en cas d’accident.

tures de sauvetage de façon à pouvoir flotter dans le ca où nous aurions chaviré. À Les deux hommes envoyés dans le canot arrivèrent à bon port, mais ils m'as-|

surèrént qu’ils ne tenaient pas à répéter l'expérience.

Le canot, me dirent-ils, sautah

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