‹ Guide officiel du Klondike [microforme]Chapitre 30 sur 54 · HARRIS · texte numérisé non relu

HARRIS

D'après Photo. par W. Ogilvie.

Magasins de l'Alaska Commercial Company, en cours de construction À Dawson, au mois de juillet, 1895.

très profond, en sorte qu'il faut avoir soin de le séparer des terres inutiles afin de n'avoir à remonter à la surface que le ‘‘pay-dirt” seul.

Arrivé à 20 ou 30 pieds du fond du puits il faut en creuser un autre pour recommencer encore la même opération.

Remarquons que la plus grande partie de la chaleur érzise par les feux se perd dans ce procédé et qu'il est par conséquent fort à désirer qu'on puisse bientôt en trouver un qui soit plus avantageux.

En ce qui concerne la valeur des graviers, disons qu’une épaisseur de trois à quatre pieds qui fournit dix (10 ) cents à la pan, permet une exploitation excessivement profitable. En somme, s’il est vrai que l'exploitation devient plus on moins avantageuse suivant que la valeur à la ‘pan ” est plus ou moins forte, il n’en demeure pas moins établi que le chiffre cité plus haut représente un bénéfice très marqué, même dans les conditions actuelles. Une expérience de courte durée perst au novice d'apprendre à jauger la valeur d’un gravier avec assez de précision. Une valeur de 10 cents à. la ‘‘pan” ne représente à celui qui n’est pas initié, que quelques grains visibles dans un coin de la ‘* pan” ; cependant quand il se trouve en présence de ‘‘ flake-golc ” (l'or en flocons) il se peut que l'or soit tellement fin qu'il paraît couvrir tout ie fond de la ‘* pan” et porte le novice à croire qu'il vient de faire une trouvaille d'une richesse inouie. Il suffit de jeter un peu d’eau dans la ‘pan” pour établir la différence qui existe entre l'or fin et l'or en flocons, quoique cette différence ne soit pas perceptible tout d’abord. En agitant l’eau, l'or en flocons remonte à la surface et ne retombe que très lentement au fond, ce qui n’arrive pas avec l'or moins fin qui est plus lourd.

Les planches qu’on emploie pour fabriquer les dalles doivent être sciés à la main; c'est là un travail long, pénible et difficile. La scierie unique qui existât Cans le pays à l’époque où j'y passai était trop occupée à produire des bois

de sciage destinés à la construction pour pouvoir s'occuper de scier des bois de dalles. Il est fort ä désirer que sous peu on en établisse de nouvelles car les bois employés à la construction des dalles doivent être choisis avec le plus grand soin et ne doivent présenter ni noeuds ni autres défauts. (Ceux qui ont l'intention d'exploiter ces mines auront vite appris toutes les difficultés qu'ils ont à surmonter de ce côté et sans doute apprendront-ils aussi les divers moyens d'y arriver.

On a déjà pas mal prospecté sur les flancs des collines où l’on a découvert des ‘““ claims” passablement riches. Ce genre d’exploration se fait de la même façon que dans les coulées et sur le lit des rivières ; il est bon de remarquer cependant que le ‘‘pay-dirt”’ est beaucoup moins profond qu'ailleurs sur les claims de ce genre. Ils ne sont guère commodes à exploiter non plus; il faut emmener l’eau le long du flanc de la montagne en la prenant à une grand hauteur sur la rivière, ce qui exige quelquefois la construction de fossés longs et coûteux. L'exploitation de ces ‘‘ claims ” occasionne toujours des difficultés avec les propriétaires riverains du cours d’eau, en sorte qu’il est toujours préférable d'attendre pour les entamer que les propriétés riveraines aient été épuisées.

Le peu d'exploration qu’on a fait à la recherche de bancs de quartz aurifères a cependant révélé l'existence de nombreux gisements de minerais d’or de qualité inférieure ; dans certains cas leur valeur est même trop faible pour qu’on puisse songer à l'exploitation, du moins dans les conditions actuelles. Je ne doute pas que dans un avenir assez proche on ne découvre de nouveaux procédés qui permettront de combattre les difficultés et les désavantages spéciaux qui se rattachent à l'exploitation de ces minerais dans ce climat extracrdinaire et qui le rendront profitable. Les flancs des côteaux, jusqu’à une hauteur de 1,000 pieds au-dessus du niveau des eaux se trouvent partout recouverts d’une épaisse couche de mousse et de broussailles, de telle façon qu’il est presqu’impossible de ‘‘prospecter ” pour ses quartz, à moins que ce ne soit dans quelques endroits isolés. Les sommets des montagnes mêmes et les crêtes, quoique dénués de bois et de végétation sont recouverts d’une épaisse mousse arctique qui cache complèment le caractère du roc. Il est sans doute facile de surmonter cette difficulté :n détachant ça et là quelques specimens à coups de marteau, mais la recherche du quartz devient très difficile par ce procédé et exige, d’ailleurs, des connaissances techniques et géologiques beaucoup plus étendues que celles dont jouissent la plupart des mineurs. Il faut avoir aussi une acuité de perception qui est assez rare. Il me semble que l'exploration au foret à diamant serait le meilleur moyen de rechercher ces minerais aurifères. Quelle que soit la surface, il serait toujours facile d'utiliser ce procédé et je crois même que, modifié d’une certaine façon, il serait aussi plus convenable pour la recherche des ‘‘placers” d’or que le procédé actuellement en usage qui consiste à creuser res trous avec l’aide du feu. Je ne doute pas que dès le moment où l’on aura établi des machines propres au traitement des minerais, on ne découvre de nombreux et vastes gisements de roc aurifère qui seront d’une grande valeur. Il n’est guère probable que tout ce roc ait encore été désintégré par l’action de l'air extérieur ou qu'il ait été écrasé et moulu par l’action des glaces de façon à déposer son or dans les coulées ; il doit indubitablement en rester encore beaucoup dans les flancs des montagnes de cette région, La question est de savoir si l'or s'y trouve suffisamment concentré pour permettre une exploitation profitable, ou s’il s’y trouve tout simplement en filons ou en poches isolées, comme le disent les mineurs. Il est bon de remarquer ici que la plupart des gisements qu'on a déjà découverts, et sans doute ceux qu’on est appelé a découvrir plus tard, sont situés dans de telles conditions qu'il est impossible d'y faire parvenir de l'eau pendant 6 ou 7 mois de l’année.

Les petits cours d’eau sont gelés à fond depuis le mois de novembre jusqu'au mois de mai, et quelquefois pendant plus longtemps. Il sera donc absolument nécessaire de trouver un procédé de réduction autre que l’ancien, qui consiste à

écraser les minerais au moyen de pilons dans des boites remplies d’eau, et je crois

e 241puo|M

“agones P ‘uejd 1otwaud n

‘UOSMPSI DD 162 I P AU SpA Dr 2n à

[I 2P 21ny9noquJ

es bois de velles car rec le plus ux qui ont qu'ils ont noyens d'y

ouvert des 1ême façon cependant uims de ce nener l’eau à rivière, ce -xploitation es riverains les entamer

tz aurifères - de qualité u’on puisse e doute pas és qui per- > rattachent le rendront [s au-dessus couche de de ‘‘prosroits isolés.

e bois et de complèment ulté :n débcherche du nnaissances ssent la pluassez rare.

r moyen de ait toujours ine façon, il le procédé

du feu. Je propres au

ents de roc tout ce roc é écrasé et ées ; il doit es de cette

centré pour

en filons ou

er ici que la n est appelé impossible

bre jusqu’au absolument consiste à

, et je crois

“ayons + ‘uveid sotwaad ne axipuo]} UOSME(] 9P 159,] Y USEIUOU PJ 2p joues np ‘UOYN A NP 29/[UA À] JUEIUOUUII U9 NA ,

EI 2p s1ny9noqu'

y “vd ‘ojoyz said q

LE DISTRICT

Page 1