SALLE DE LESUE^UR
(Sujets mythologiques.)
Cette salle renferme de charmantes compositions my*
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thôlogiques, provenant de Thôtel Lambert, dans l'île Samt- Louls. Ces déesses et ces muses ont une grâce décente qui les rend adorables. Il semble qu'eu les créant, Lesueur avait encore sous les yeux l'idéal particulier à l'art chrétien.
En sortant de cette pièce, nous entrons dans une salle consacrée aux œuvres de Joseph Vernet — (1744-1789), — l'aïeul de notre peintre populaire , Horace Vernet.
3ALIpE DE JOSEPH VERNET.
Examinons particulièrement les vues des principaux ports de France que le roi Louis XV avait commandées à Vernet en 1753. Sans avoir Télévation du style et la ri* chesse de couleur des œuvres de Claude le Lorrain, ces peintures, très-remarquables par l'entente de la composition et par la netteté et la facilité de l'exécution, classent Vernet parmi les meilleurs peintres de marine de TÉcole française. Après qu'on a jeté un coup d'œil sur l'ensemble de chacun de ces tableaux, il est très-amusant de regarder les nombreuses figures que Vernet y a placées. Prenons par exemple: -
La Vue du port de Marseille -— n® fkB9 — exposée à ci\té de la porte de sortie.
D*abord la mer eit couverte d'une grande quantité de
navires, de canots, d'embarcations, chargés de matdQts, de pécheurs et de promeneurs. A terre, au premier plan à gauche, des baigneurs prennent leurs ébats h côté d'un groupe de pêcheurs. A côté, Vernet dessine entouré de sa famille. Près de lui se trouve un centenaire dont le nom et rage sont indiqués sur le tableau. Un peu au-dessus, sur une petite éminence, une élégante société assise sur le rivage prend des rafraîchissements. Ce groupe est dominé par deux personnes dont Tune regarde dans une longuevue. A droite, des paysans dansent au son du tambourin ; enfin, du même côté, tout à fait dans ce coin du tableau, un sage assis au pied d'un rocher est plongé dans la lecture.
- Nous pénétrons ensuite dans un couloir où se trouvent encore des marines de Vernet et au bout duquel on a mis récemment un portrait bien vivant et d'une bonne exécu-. tion de madame Haubecourt Lescot.
Ce couloir donne accès dans un grand salon où sont réu^ nies les peintures des. artistes français du dix-septième siècle, c'est-à-dire du plus beau moment de notre École nationale.