‹ Guide populaire dans les Musées du LouvreChapitre 26 sur 37 · MUSÉE ÉGYPTIEN · texte numérisé non relu

MUSÉE ÉGYPTIEN

Nous allons nous trouver en présence d'un art étrange i remonte à une antiquité extrêmemeat reculée, car D nombre des sculptures du musée égyptien datent de atre mille ans et plus. Ces'figures de dieux et de rois, as l'apparence d'hommes à têtes d'animaux et d'aniiux à tête humaine, ont l'attkude de la stabilité éternelle; les paraissent regarder avec étonnemenl les yeux, qui se figent sur elles. On s'apercevra facilement que toutes ts statues, bien que créées à des époques très-différentes, kt cependant les mêmes formes, le même caractère: c'est le les prêtres égyptiens, maîtres tout-puissants dans leur lys, avaient fixé les formes dont l'art ne devait pas écarter. Cette uniformité de types et d'attitudes n'a pas tipêcbé d'ailleurs les artistes de donner, aux différentes ^qaes, desj)hysionomies bien tranchées à leurs œuvres, l l'art de l'Egypte a eu, comme partout ailleurs, ses toments dé splendeur et de décadence. Toutefois, cet art ïre celte particularité remarquable qu'il est arrivé dès i début à sa plus haute perfection, et qu'à de courtes reiiissances près,il est ailé s'amoindrissant jusqu'à l'époque le la conquête de l'Egypte par les Romains.

Nous n'avons pas le temps de faire une longue station ians ce musée, mais si nous ne pouvons tout examiner m détail, parcourons la salle dans sa longueur, et après

avoir jeté uir coup (î'œil sur ces spécimens de l'art d*unc civilisation depuis si longtemps disparue, arrêtons-nous devant les deux admirables Sphinx placés du côté de h cour, au milieu de la longueur de la pièce. Ces deux tètes impassibles, au regard scrutateur et ironique, produisent une impression de trouble et de crainte dont il est difficile de se défendre.

En passant de nouveau par la porte qui nous a donné accès dans le musée égyptien, nous entrerons en face dans le

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