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DEUXIÈME PARTIE

Notice historique sur les Palais du Louvre et des Tuileries. ~ Abrégé de l'histoire de la peinture. — Renseignements sur la partie technique de cet art.

Notice historique snr les Palais du Louvre et des Tuileries.

Le touvre était autrefois un château fort au-dessus duquel

s'élevait une tour dont relevaient tous les fiefs de la couronne.

prançois I®"" fit raser ces constructions et, en 154i , trois grands

s, Tarchitecte Pierre Lescot, les sculpteurs Jean Goujon et

ai|l Ponce, commencèrent le palais qui existe aujourd'hui.

►'après le plan de Lescot, le Louvre ne devait avoir que le

art de sa grandeur actuelle. Sous François !«•• et sous Henri li

jPon n'exécuta que la moitié de ce plan. Ainsi, le bâtiment qui,

artant du grand pavillon de l'Horloge, se dirige vers la Seine,

jet la moitié de celui qui est parallèle au quai, ont seuls été

onstruits à cette époque. Plus tard, on a dû modifier et élever

second bâtiment pour le mettre en rapport avec les autres

||Mirties de l'édifice. La hauteur avait été proportionnée par

JLescot à l'étendue qu'il voulait donner au Louvre. Aussi l'aile

du pavillon de THorloge, commencée par lui et terminée au siècle

suivant par Lemercier, est trop peu élevée eu égard air reste du palais. Lemercier relia son œuvre à celle de Lescot par U grand pavillon de l'Horloge auquel sont adossées les belles cariai ides de Pierre Sarfazin. En môme temps, cet architecte qiu venait 3e terminer pour le cardinal de Richelieu, le palais désigné aujourd'hui sous le nom de Palais-Royal, bâtissaivies trois autres ailes du Louvre, qu'on acheva seulement sous Louis XIV. C'est aussi sous le règne de ce dernier roi que Perrault éleva, en face Téglise Saint-Germain-l'Auxerrois, la magnifique colonnade qui fait l'admiration du monde entier.

Ainsi de ces diverses parties se trouva composée ce qu oa appelle la caur du Louvre.

Quant au palais des Tuileries, il fut commencé par Philibert de Lorme qui, à la mort de Calherine de Médicis, n'avait fait que les trois pavillons du milieu et les deux bâtiments qui les séparent. Sous Henri IV, Ducerceau y ajouta les consiructions^ qui se terminent à la Seine par le «Pavillon de Flore, et un peu pins tard Lemercier achevaft le palais du côté de la rue de Rivoli.

Il me reste à parler des galeries qui réunissent le Louvre et les Tuileries.

La galerie dite du bord de l'eau a été élevée à deux époques différentes. La première moitié, à partir du Louvre jusqu'aux constructions nouvelles, remonte à Henri II. Cet édifice présente du côté de la Seine une façade ^des plus élég[antes. L'autre moitié de la galerie avait été construite sous Henri IV. Mais comme elle menaçait ruine, on Ta démolie ainsi que le pavilloa de Flore, il y a quelques années, et les travaux entrepris pour remplacer celte partie du palais sont Sur le point d'être termiminés. Nos artistes rivalisent d'efforts pour orner la nouvelM galerie^ de sculptures dignes de celles des maîtres du temps de

Uenri II. Je citerai, parmi les morceaux les mieux réussis, une Wïre en haut relief duc^au ciseau de M. Carpeaux qui a élé chargé d'un des côtés du pavillon porlant ie nom de cette déesse 4e la Fable. Les sculptures de la belle façade en regard du jardin sont l'œuvre de M. Oavelier.

Quant à la galerie qui, parlant des Tuileries, longe la rue de Rivoli et va rejoindre le nouveau Louvre, clic a élé construite sous l'Empire par MM. Percier et Fontaine.

C'est aussi sous l'Empire, en I8O61, qu'a été élevé par les mêmes architectes, en l'honneur de la grande aniiée, l*arc de triomphe du Carrousel.

Nous voici arrivés à l'époque actuelle; mais avant d'y parvenir, que de points d'arrêt, que de vicissitudes eut à traverser le palais qui nous occupe. Mal entretenu et, pour ainsi dire, abandonné pendant plus d'un siècle, il fut, envahi par unefoule de gens qui en firent leur habitation. De tou« côtés, dfis maisons s'élevaient dans son enceinte, et les choses en vinrent à ce point que, dans les premières années du règne de Louis XV, le cardinal Fleury proposa d'abattre le Louvre et d'en vendre les matériaux. Les travaux de restauration entrepris sous l'Empire [et sous les gouvernements suivants, sauvèrent ce palais de la ruine et lui rendirent son éclat.

Toutefois, jusqu en 1852, l'aile qui longe la rue de Rivoh n'atteignait pas le Louvre. A cette époque, des rues nombreuses encombraient encore la place du Carrousel. Quel parisien ne se rappelle ce fameux hôtel de Nantes, c(ui élevait fièrement ses ^ix étages au beau milieu de cette place et paraissait défier la piocl\^ des démolisseurs ? Mais toutes ces constructions pa* rasites disparurent bientôt et, en 1853, fut posée la première pierre des bâtiments qui devaient faire du Louyre ce qu'il est aujourd'hui.

Les nouveaux édifices élevés sur les plans de Viscoûti, par M. Lefuel, sont d^une architecture somptueuse. Les sculptures dont on les a ornés avec prodigalité, sont souvent d'un goût irréprochable, et quelques parties méritent des éloges sans réserve. II faut citer particulièrement le splendide portique qui aboutit ii la place du Palais-Royal.

Tel qu'il est aujourd'hui, le palais du Louvre et des Tuileries (car les deux palais n'en forment plus qu'un) peut être regardé comme l'un des plus beau^ édifices de l'Europe. Ses dimensions sont énormes. Il mesure près de deux kilomètres de tour. L'espace qu'il enserre, s'il était couvert de maisons semblables à celles .des autres parties de Paris, pourrait contenir une population de 25,000 habitants.

Je termine cette notice par quelques renseignements sur le

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