‹ Guide populaire dans les Musées du LouvreChapitre 36 sur 37 · ANGLETERRE · texte numérisé non relu

ANGLETERRE

A la fin du dix-septième siècle et pendant le dix-huitième, TAngleterre compte des portraitistes, des paysagistes et des peintres de. genre remarquables; mais cette École n'étant pas représentée au Louvre, nous sommes obligés de n'en parler que pour mémoire.

Renseignements sur la partie teehnlqne de l*art de la Peinture.

A cette notice historique nous joindrons, comme compMment, quelques renseignements trè9-soihmaires sur la partie purement technique de la peinture.

Les anciens se servaient de deux procédés de peinture, TencauUiqne et la détrempe. Le premier de ces procédés ne nous est pas bien connu. Cependant nous savons qu*il consistait dans le délayement des couleurs au moyen de la cire fondue et dans leur application à chaud.

Quant au second, il se résume dans l'emploi de couleurs broyées à Teau et délayées avec de la colle. La détrempe a été en usage, non-seulement dans Tantiquité, mais encore pendant la plus granije partie du moyen âge.

A partir du quatorzième siècle, le procédé de peinture a été modifié par l'emploi de Thuile dans la préparation des couleurs. Van Eyck, qui a été considéré longtemps comme l'inventeur de la peinture à V huile,. y apporta au moins de grands perfectionnements et en fut le vulgvisateur.

Cependant ]orsqu*il s'agissait d'orner de vastes surfaces, le^ murs d'une église par exemple, on se servait le plus souvent de la peinture dite a fresque. Ce procédé consiste à peindre, à Taidede couleurs délayées à l'eau de chaux sur des murs frai-, chement enduits. Les couleurs ne pouvant être fixées d'une manière durable qu'autant qu'elles sont posées sur un enduit encore humide, il est indispensable que Tartiste ait la main sûre, la touche vive et rapide. Les plus grandes pages de la

peinture monumentale sont des fresques. Le Jugement dernier de Michel- Ange à la chapelle Sixline à Rome, les Loges du Vatican, de Raphaël, onl été faites de cetie manière. Ce procédé est pour ainsi dire abandonné de nos jours parce qu'il n'assure pas aux œuvres d'art une durée suffisante, l'existence des fresques étant surbondonnée à celle des édifices eux-mêmes. On lui a substitué l'emploi de grandes toiles peintes à Thuile que Ton adapte aux parois des monuments.

Si Ton est obligé de peindre d'un seul jet lorsqu'on se sert de la fresque, il n'en est pas de même pour la peinture à l'huile. L'artiste peut revenir indéfiniment sur son œuvre. Ainsi, s'il a' été amené à placer sur sa toile, à côté les uns des autres, divers tons éclatants, il les recouvre d'une couche de couleur transparentie imbibée de beaucoup d*huiie et fait tiinsi disparaître les contrastes trop violents. La couleur ainsi surajoutée porte le nom de glacis.

Enfin, pour terminer, disons quelques mots d'une opération curieuse se rapporlant à la conservation des tableaux. Lorsque la toile ou le panneau de bois sur lesquels un tableau a été peint sont vermoulus et menacent ruine, on enlève la couleur et on la reporte sur une toile neuve. Cette opération délicate s'appelle rentoilage.

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