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SALLE DES PLUS ANCIENS PEINTRES DE L'ÉCOLE FRANÇAISE

(Glodet, etc.)

On a réuni dans cette salle les plus anciennes peintares françaises que possède le musée.

Regardons d'abord, sur le mur en face la fenêtre, un Christ descendu de la croix — n*» «Ml — dans un paysage oit Ton aperçoit^la Seine, Saint-Germaindes-Prés, le Louvre et Montmartre. Ce tableau qui. a plus de cinq siècles d'existence, provient de Saint-Denis. .

Dans le — n® •&! .-~ 9^^^^ au-dessus, un peintre inconnu a représenté les Portraits delà famille de Juvénal de$ Vrsins, président au parlement pendant la première

utoitié du quinzième siècle. Cette composition était placée autrefois à Notre-Dame, où la famille des Ursins avait une i chapelle.

A gauche de ces peintures se trouvent deux Portraits de François 1". — n*** lOO et tlO — attribués à Clouet ou à des artisteâ de son École (1). La naïveté et le soin ayec lequel ces deux portraits, le premier surtout, s »nt exécutes, permettent de croire qu'ils sont ressemblai ts. En tous cas, ils nous donnent certainement sur les traits et la physionomie de François!*" des indications beaucoup plus exactes que le portrait de ce roi par le Titien, que nous avons vu dans la petite galerie des maîtres italiens.

^ Du même côté sont exposées deux compositions (iirieuses, — u®* •&• et •&* — représentant un Bal à la cour du roi Henri III. Dans chacune d'elles Ton v( -t, à gauche le roi Henri III, près de sa mère Catherine de Médicis. Il me semble que la vue de ces deux tableaux donne sur les usages et les costumes de ce temps desr(înseignements qu'aucun livre ne pourrait nous fournir.

Maintenant nous regarderons les délicieux petits portraits de François Clouet dit Jehannet (1800-1^72).

Arrêtons particulièrement notre attention sur les doux plus.remarquables, lesPortraits^dU roi de France Chaf"

(1) Voir page 93, (Résumé de VHisiowe de la peinture).

les IX y — n® lO* — et celui de sa femme Elisabeth d'Autriche^ — n* lOd. — Ces deux portraits sont d'une parfaite exécution, d'une élégance exquise; de telles œuvres devraient populariser le nom de Fi*ançois Ciouet, connu seulement par les amateurs de peinture.

Les tableaux placés en face, le Jugement dernier

- n« t»* — de Jean Cousin — (1500-15^) -~ et le

— n^tflO — Chariclée subissant l'épreuve du feu, —par Ambhoise Dubois — (1543-1614) — sont deux œuvres remarquables dans lesquelles on sent Tinfluence italienne ; mais peut-être éprouvera-t-on naoins de goût pour ces* compositions que pour les peintures de François Ciouet, pleines d'originalité et d'une saveur toute française.

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