RECHERCHE H ES PIGMENTS DÉRIVÉS DANS L’URINE
ces ternies, une lois produite, se conserve indéfiniment. On pourra préparer la gamme de teintes dans une série de tubes, en parlant du liquide vert, préalablement obtenu et réparti ensuite dans les tubes.
Recherche des pigments biliaires dans l’urine
279. — On verse 10 centimètres cubes d’urine dans un tube à essai, on ajoute 5 centimètres cubes d’une solution de chlorure de baryum à 10 °/0 el on agite vivement. On jette sur un filtre, et on lave le précipité avec un peu d’eau distillée. On perce alors le filtre, puis on fait tomber le précipité dans un tube au moyen de 5 centimètres cubes d’alcool à 90° auquel on ajoute 5 gouttes d’acide chlorhydrique à 22° B. On place le tube dans un bain-marie bouillant pendant une minute, puis on examine. Si l’urine contient des pigments biliaires, le liquide surnageant le précipité est coloré en vert plus ou moins foncé, selon la proportion de pigments. Il peut se faire que l’on obtienne une coloration brune, non caractéristique; dans ce cas, on ajoute au contenu du tube 2 gouttes d’eau oxygénée, et on porte de nouveau au bain-marie; on voit alors apparaître la teinte verte, s’il s’agit des pigments biliaires (Grimbert).
Recherche des pigments dérivés de l’indol et du scatol dans l’urine
280. — L urine renferme un dérivé de l’indol capable de se transformer par oxydation en un pigment bleu soluble dans le chloroforme et l’alcool amylique. De
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plus, ou y trouve un dérivé du scalol, se transformant par oxydation en un pigment rouge insoluble dans le chloroforme, mais soluble dans l’alcool amylique.
Pour isoler ces deux pigments, on opère de la manière suivante : - ,
A 20 centimètres cubes d’urine on ajoute 2 centimètres cubes d’acétate basique de plomb, pour déféquer; on filtre et on prélève 10 centimètres cubes du liquide filtré que l’on verse dans un tube à essai. On ajoute 10 centimètres cubes d’acide chlorhydrique pur à 22° B., puis 2 centimètres cubes de chloroforme; on agite et on laisse déposer. Si le chloroforme n'est pas coloré, on ajoute 2 gouttes d'eau oxygénée à 10 volumes étendue au 1/10, on secoue de nouveau, et on laisse déposer. Le chloroforme, est alors coloré en bleu plus ou moins foncé, suivant la quantité d’indoxylo contenue dans l'urine.
281. — On décante oc chloroforme complètement au moyen d’une pipette que l’on enfonce jusqu’au fond du tube, on verse dans celui-ci 2 centimètres cubes de chloroforme neuf, et on agite à nouveau; enfin, on décante complètement ce chloroforme, qui est à peine coloré en bleu pale. Le liquide restant, débarrassé du pigment indoxylique, est alors agité avec 2 centimètres cubes d'alcool amylique; après repos, ce dernier se sépare, coloré en rouge par le pigment dérivé du scalol.
Préparation de la solution de chlorophylle
282. — On peut obtenir facilement une solution de chlorophylle en traitant des feuilles vertes, d'origine
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quelconque, |»ar <1(* l'alcool l’oii, pendant un temps sufjfisnnl ; la dissolution se fait plus rapidement si qn opère à chaud, au bain-marie.
Pour obtenir une solution très concentrée de chlorophylle, on fait bouillir au réfrigérant à reflux de l’alcool à 96° avec des feuilles verles ; lorsque celles-ci sont épuisées, on décante l’alcool coloré en vert sur de nouvelles feuilles, on fa i I bouillir à nouveau, et ainsi de suite jusqu'à ce que la solution soit assez riche.
La solution concentrée de chlorophylle est opaque, si on l’examine sous une épaisseur de 10 à 13 centimètres; elle est rouge par transparence sous une épaisseur moindre et d’un beau vert lorsqu’on l’examine sous une faible épaisseur.
Examen spectroscopique de la chlorophylle
283. — Une solution de chlorophylle assez concent rée, examinée au speclroscope, présente des bandes d’absorption plus ou moins intenses, de telle sorte qu’elle ne laisse passer la lumière que dans le vert moyen et l’ extrême rouge. Si on la dilue de plus en plus avec de l’alcool fort, on voit les bandes disparaître peu à peu, à l’exception d’une bande noire, très nette et très foncée, située dans le rouge et dont l’axe est voisin de la longueur d’onde 660 (fig. 36, I); celle dernière bande est encore perceptible dans des solutions très diluées de chlorophylle (jusqu'à 1/ 10.000).
Si on fait agir la potasse sur la solution de chlorophylle, on voit se manifester une fluorescence rouge très marquée, en même temps que la bande noire dont
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on vient de parler subit un dédoublement progressif; le speclroscope montre alors deux bandes séparées par une zone rouge assez étroite {fig. 36, II). C’est là une réaction très caractéristique de la chlorophylle, qui peut être utilisée pour la recherche et l’identification de cette dernière. Elle est due à .J. Chaulard, qui l’a décrite
Fig. 36. — 1, Bande d'absorption de la chlorophylle; II, Dédoublement sous l'action de la potasse.
on 1874, mais sans préciser nettement les conditions dans lesquelles on doit se placer pour l’obtenir.
Nous avons déterminé ces conditions, et on pourra, en suivant exactement les indications ci-jointes, reproduire facilement le phénomène.
284. — On prépare une solution de chlorophylle d’une concentration convenable, en traitant environ 0Kr,25 de feuilles fraîches de gazon par 10 centimètres cubes d’alcool à 06°, dans un tube à essai. On bouche celui-ci avec un bouchon muni d’un long tube, qui sert de réfrigérant ascendant, et on chauffe à une douce ébullition, au bain-marie, pendant vingt à trente minutes. Le liquide vert, décanté dans un tube à essai, montre une bande noire intense dans le rouge.