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SÉPARATION ET ISOLEMENT DES GERMES

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Dans ce but, on maintient toujours, autant que possible, les tubes à essai ou les cols des ballons inclinés au moment où on les débouche; on flambe leur ouverture avant de les reboucher pour ne pas y introduire d'impuretés en replaçant le tampon d’ouate; ce dernier ne doit pas être posé pendant l’opération, mais tenu de manière à éviter tout contact à la partie qui pénètre dans l’intérieur du tube; enfin, on doit flamber, après l'avoir brisée, l’effllure des pipettes Pasteur destinées à prélever et à transporter la semence. On évite ainsi la contamination par les germes qui auraient pu se déposer sur les effilures.

L’opération doit être faite, de préférence, dans une pièce où l’air est au repos, en faisant le moins possible de mouvements capables de frie Lire les poussières en suspension.

Une bonne précaution consiste à recouvrir, après l’ensemencement, le coton qui ferme le col des ballons ou l'ouverture des tubes avec un capuchon formé d’un double de papier à filtrer ; ce capuchon peut être assuré au besoin par une ligature.

Séparation et isolement des germes

334. — Cette opération permet d’obtenir des cultures pures des espèces microbiennes que l’on désire étudier. Elle peut être réalisée soit par un procédé mécanique, soit en se basant sur une propriété physiologique de l’espèce étudiée, telle que la résistance h la chaleur, par exemple.

On réalise la séparation mécanique des germes de la manière suivante :

On utilise un fil de platine assez gros, emmanché sur un agitateur, ou bien une simple effilure de verre, obtenue en éliranl une baguette à son extrémité. Après avoir flambé cel instrument, on prélève avec son extrémité un peu du mélange à séparer, que l’on porte dans l’intérieur d’un tube de gélose incliné. L’extrémité du fil est appliquée sur la gélose au fond du tube, et on la ramène vers l’ouverture par un mouvement en zig-zag de manière à l’essuyer en quelque sorte à la surface du milieu nutritif. On recommence dans un deuxième, puis un troisième tube, sans reprendre de semence. Les ouvertures des tubes sont aussitôt flambées, puis bouchées. On débarrasse ainsi peu à peu le fil île platine ou de verre des germes qu'il portail ; ceux-ci sont étalés à la surface de la gélose, séparés et disséminés, et après séjour convenable des tubes à l’étuve à 35°, on trouvera sur la gélose des colonies plus ou moins isolées, produites par le développement des germes. Il suffira de prélever ces colonies à l’aide d’une pipette de verre effilée, et de les ensemencer sur un milieu stérile.

Les colonies auront été au préalable examinées au microscope à un très faible grossissement (objectif 1 ou 2). de manière à ce que l’on puisse reconnaître celles qui appartiennent à une même espèce et qui sont toutes semblables entre elles. On devra se rappeler que des colonies, même très homogènes en apparence, peuvent être formées de deux espèces microbiennes associées; on le reconnaîtra, le. plus souvent, à l’examen au microscope.

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