RECHERCHE ET DOSAGE DE L'AMMONIAQUE
on recueille la solution ammoniacale qui passe à la distillation dans un tube contenant 4 à 3 gouttes d’acide sulfurique à 10 °/0 ; le liquide obtenu est essayé avec les réactifs indiqués ci-dessus.
On opère de même lorsqu’il s'agit de doser l’ammoniaque dans un milieu de culture, tel que l’urine qui a subi la fermentation ammoniacale (§ 355). Comme l’urée résiduelle est fortement attaquée par les alcalis, on opère la distillation en présence de magnésie, qui n’agit pas sur l’urée aux températures inférieures à 60° et n’exerce à 100° qu’une très faible action, proportionnelle à la durée du chauffage.
392. — On verse dans le ballon de l’appareil d’Aubin (§ 34) 5 centimètres cubes d’urine, on ajoute 130 à 200 centimètres cubes d’eau distillée, puis quelques grammes de magnésie récemment calcinée, en poudre fine, et on fait bouillir. L'ammoniaque qui distille est titrée par l’acide sulfurique N/3 en présence d’orangé.
Pour tenir compte de la faible quantité d’ammoniaque provenant de l’hydrolyse de l’urée en présence de magnésie, on arrête la distillation lorsque la quantité d’ammoniaque qui passe est très faible et proportionnelle au temps, puis on note la durée d'ébullition de la solution contenant l’urée (3/4 d’heure environ).
On verse alors dans le ballon de l'appareil un volume d’eau égala celui qui a passé à la distillation; on recommence celle-ci, en faisant bouillir pendant un temps égal à celui de la première opération. La quantité d’ammoniaque qui passe, déterminée par titrage, correspond à l’bydrolyse de l’urée dans les conditions de l'expérience; il suffit de la déduire du chiffre trouvé lors de la distillation préliminaire pour effectuer la correction.
PRINCIPAUX PRODUITS DE FERMENTATION
Lorsqu’on veut avoir des résultats absolument précis, on opère la distillation en présence de magnésie, dans le vide, à une température inférieure à 30°.
Recherche de l’indol
393. — Un certain nombre de microbes de la putréfaction, le colibacille, le vibrion cholérique, etc., sont capables deproduirede l’indol en quantité appréciable.
La présence de ce corps peut être soupçonnée lorsque les cultures dégagent l’odeur caractéristique de l’indol (odeur de carie dentaire); on confirmera cette présence à l’aide des réactions suivantes.
394. — A 10 centimètres cubes de milieu de culture, on ajoute 1 centimètre cube d’une solution de nitrite de sodium à 1/10.000, puis, avec précaution, en agitant, 20 à 23 gouttes d’acide sulfurique concentré. Il se fait une coloration rose ou rouge due au nilroso-indol. Cette coloration est plus ou moins masquée par la teinte du liquide; on peut la rendre plus neLte en agitant avec 2 centimètres cubes d’alcool amylique, qui rassemble la matière colorante et vient former à la surface une couche teintée de rouge.
Lorsque le milieu de culture renferme des traces de nitrates, ceux-ci peuvent être réduits à l’état de nitrites, en même temps qu’il se fait de l’indol ; c’est le cas du vibrion cholérique.
II suffit alors d’a jouter au milieu de culture de l’acide sulfurique pour voir apparaître la coloration rouge caractéristique (réaction du rouge de choléra).
RECHERCHE DE L’iNDOL
395. — I lorsqu’il n’y a que des traces d’indol, on pourra séparer ce corps en utilisant sa propriété d’être entraînable par un courant de vapeur d’eau.
On utilisera dans ce but l’appareil du § 149. Le liquide étudié étant rendu légèrement acide par addition d’un peu d’acide chlorhydrique, on l’introduit dans le petit ballon D et on distille. Le liquide recueilli peut renfermer, à côté de l’indol, du scatol, des phénols, des acides gras, etc. On l’alcalinise légèrement avec de la soude, puis on l’introduit de nouveau dans le ballon et on distille encore une fois. L’indol peut ôLre caractérisé dans le liquide obtenu au moyen du para-diméthylaminobenzaldéhyde (Ehrlich). Pour cela, on ajouteà 10 centimètres cubes de liquide 8 à 10 gouttes de solution alcoolique à 5 °/0 de ce réactif, puis, goutte à goutte, de l’acide sulfurique concentré (1 centimètre cube environ). Il se produit une belle coloration rose. On peut aussi faire couler l’acide au fond du tube, au moyen d’un tube de verre effilé ; il se forme à la surface de séparation des deux liquides un anneau rouge violacé.
Le scatol donne dans les mêmes conditions une coloration bleue tirant sur le violet.
DONNÉES NUMÉRIQUES
DONNÉES NUMÉRIQUES
Poids atomiques des principaux éléments
Les noms en caractères cj ras sont ceux des éléments qui ont été signalés chez les êtres vivants
Sym-
bole
Poids
atomi-
Sym-
bole
Poids
aloini-
que
que
Aluminium. . . .
Al
Magnésium. . ,
• Mg
Antimoine. . . .
Manganèse . . ,
. . Mil
Argent
Aë
Mercure
Argon
Molybdène. . .
. . Mo
Arsenic
As
Nickel
. . Ni
Azote
Or
Baryum
Ba
Osmium
Bismuth
Bi
Oxygène
Bore
Palladium . . .
. . Pd
Brome
Br
Phosphore. . .
Cadmium
Cd
Platine
. . Pt
Cæsium
Cs
Plomb
. . Pb
Calcium
Ca
Potassium . . .
Carbone
Radium
. . Ra
Cérium
Ce
Rhodium . . . .
. . Rh
Chlore
Rubidium ...
. . Rb
Chrome
Cr
Ruthénium. . .
. . Ru
Cobalt
Co
Sélénium ....
Cuivre
Cu
Silicium
Etain
Sn
Sodium
. . Na
Fer
Fe
Soufre
Fluor
Strontium. . . .
. . Sr
Gallium
(itl
Tellure
Glucinium
Thallium
. . Tl
Hélium
He
Thorium
. . Th
Hydrogène . . . .
1,nos
Titane
. . Ti
Indium
In
1 unsslène... .
Iode
Uranium
Iridium
Ir
Vanadium . . . .
Lanthane
La
Zinc
. . Zn
Lithium
Zirconium. . . .
. . Zr