CHAPITRE XX
Recherche et dosage des principaux produits de fermentation
Recherche de l’alcool 298
Dosage de petites quantités d’alcool 299
— de l’alcool dans le vin 303
Recherche de l’acétone 306
— et extraction de l’acide lactique 301
— et dosage de l’acide succinique 309
— — des acides volatils par la méthode de
Duclaux 309
Recherche et dosage de l’ammoniaque 325
— de l’indol 328
Données numériques
Poids atomiques des principaux éléments 330
Densités correspondant aux degrés Baumé 331
— des solutions aqueuses d’ammoniaque 332
— — dépotasse 332
— — de soude 333
— de l’acide chlorhydrique 334
— de l’acide nitrique 335
— de l’acide sulfurique 336
Quantités d’eau à ajouter à un alcool de titre donné pour le
ramener à un titre inférieur 331
Tensions de la vapeur d’eau de 10 il 30° 338
Solubilités de quelques corps dans l’eau 338
Données relatives aux sucres et à leurs dérivés 339
Constantes des principales matières grasses 340
Table analytique 341
INTRODUCTION
En commençant, nous croyons utile de rappeler un certain nombre de principes qui permettront aux débutants de tirer de ce livre le meilleur parti possible.
1. Il est indispensable, avant d’entreprendre une opération au laboratoire, de connaître les notions théoriques qui s’y rapportent. On lira ensuite avec attention le mode opératoire indiqué, de manière à se rendre un compte exact de toutes les particularités qu’il présente.
2. Si l’on n’arrive pas du premier coup au résultat cherché, il ne faut pas craindre de recommencer l’opération jusqu’à complète réussite. Quand on sait effectuer convenablement une manipulation, il est recommandable de se perfectionner dans la recherche, en la répétant sur des quantités de plus en plus petites, jusqu’à ce que l’on soit arrivé à la limite de sensibilité des réactions; s’il s’agit d’un
INTRODUCTION
dosage, on s’appliquera à en augmenter la précision en s’entourant de précautions de plus en plus rigoureuses. En général, lorsqu’on arrive à doser une substance à 1 °/0 près, on atteint déjà une bonne approximation; il est cependant des cas où ce degré de précision peut être dépassé.
3. Nous rappellerons à ce sujet qu’il y a une grande différence entre l’erreur absolue et l’erreur relative, au point de vue des conclusions à tirer de l’expérience. Il est des cas où l’erreur absolue est importante à considérer, d’autres où c’est l’erreur relative. S'agit-il de rechercher une très petite quantité de substance dans un tissu organique, il faut que l’erreur absolue, représentée ici par la limite de sensibilité de la réaction, soit plus petite que la quantité à rechercher, sinon on pourrait ne pas retrouver cette substance, et la conclusion serait négative an lieu d’être positive.
S'il s’agit au contraire de déterminer la quantité d’une substance facilement dosable contenue dans un mélange, l’erreur absolue pourra être de peu d’importance, puisqu’il sera toujours possible d’augmenter la quantité de matière analysée de façon à avoir une bonne approximation. Dans ce cas, le coefficient d’erreur relative limitera seul la précision de la recherche.