‹ Guide pour les manipulations de chimie biologique (volume 2)Chapitre 20 sur 162 · XX I · texte numérisé non relu

XX I

4. Dans les pesées précises, on évitera l'influence de l'état hygrométrique de l’air sur le vase qui renferme la prise d’essai en se servant comme tare d’un second vase de même nature et de mêmes dimensions que le premier.

5. On doit veillera la propreté des instruments, balances, microscope, spectroscope, polarimètre,etc. Si un réactif vient à tomber sur le plateau d’une balance, la platine d'un microscope, l’enlever aussitôt. Veiller particulièrement àce que les objectifs ne soient jamais en contact avec le liquide des préparations.

6. Les appareils jaugés et gradués doivent être également tenus dans un grand état de propreté ; on ne doit jamais souffler dans une pipette, ce qui introduirait des matières grasses. Les vases jaugés doivent être employés exclusivement aux mesurages ; on ne doit pas les chauffer, autant que possible, ni verser de liquides chauds dans les éprouvettes graduées, comme d’ailleurs dans tous les récipients en verre épais, afin de ne pas en provoquer la rupture.

7. Quand on a fait le vide dans un appareil, ne pas oublier d’interrompre la communication avec la trompe avant de fermer le robinet d’eau, sinon il se produirait une rentrée d’eau.

INTRODUCTION

8. La distillation de certains liquides est souvent accompagnée de soubresauts; on pourra éviter ceux-ci et les projections qui en résultent, en introduisant dans le ballon distillatoirequelques petits grains de pierre ponce ou mieux quelques fragments de bois d’allumettes.

Si l’ébullition s’accompagne de la formation d’une mousse abondante, on pourra faire tomber celle-ci par addition de quelques gouttes d'huile.

9. Quand on fait bouillir un liquide dans un tube à essai, on doit maintenir continuellement le liquide en agitation, afin d’éviter une projection brusque en dehors du tube. Malgré cette précaution, il arrive parfois que des projections aient lieu; aussi convient-il de diriger l’ouverture du tube de manière à n’atteindre personne si cet accident se produisait.

10. Lorsqu’on allume les brûleurs d’un appareil chauffé au gaz, four à mou lie, autoclave, etc., il peut se produire un mélange de gaz et d’air, donnant lieu à une explosion au contact de la flamme, si on tarde trop à présenter celle-ci à l’ouverture des brûleurs après avoir ouvert le robinet de gaz.

On doit d’abord ouvrir le robinet pour chasser l'air contenu dans la rampe à gaz; on le ferme ensuite, on présente immédiatement la flamme

INTRODUCTION

à l’orifice du brûleur, et on ouvre de nouveau le robinet.

On évite ainsi de produire d’une part une explosion, d’autre part l’allumage intérieur du brûleur à gaz.

11. Il ne faut jamais manipuler de liquide intlammable tel que l’alcool absolu, l’éther et surtout le sulfure de carbone , au voisinage d’une llainme (les vapeurs de ce dernier corps s’enflamment même au contact du feu d’une cigarette). Quand on veut évaporer un liquide de ce genre, on doit prendre de grandes précautions; au besoin, on utilise un bain-marie contenant de l’eau que l’on a chauffée à part et que l’on renouvelle au fur et à mesure.

12. S’il se produit une inflammation, on pourra l’éteindre de différentes manières, suivant les cas. Si la flamme se produit à l’ouverture d'un vase à coi étroit, on recouvrira simplement cette ouverture avec un torchon plié ; si c’est dans une capsule ou un vase largement ouvert, on essaiera d’étouffer le feu en recouvrant avec une terrine ou un seau. Si ces moyens ne réussissent pas, on ajoutera de l’eau si le liquide enflammé est de l’alcool, du sable s’il s’agit d’éther, benzine, sulfure de carbone ou d’un autre dissolvant insoluble dans l’eau.

INTRODUCTION

Dans le cas où l’on mettrait le feu à ses vètetements, directement ou en renversant un liquide enflammé, ne pas oublier que l’usage de linges mouillés est le plus eflicace pour arrêter le feu.

13. Quand on travaille avec des substances qui dégagent des vapeurs suffocantes, brome, anhydride acétique, chlorure de benzoyle, etc., il est utile d’opérer, soit à l’air libre, soit sous une botte munie d’un bon tirage. Pour le cas où l’on viendrait à être incommodé par les vapeurs, on placera d’avance à côté de soi un valet ou un verre à pied, afin de pouvoir poser au besoin le ballon ou le tube dans lequel on opère.

14. Lorsqu’on étudie les espèces microbiennes ou les moisissures, il ne faut jamais en répandre sur les tables, les vêtements ou les mains; si cet accident se produit, il est recommandable de laver les endroits contaminés avec une solution antiseptique (formol à 1/1 (JO ou chlorure mercurique à 1/1000), même dans le cas où l’on ne considère pas les microbes étudiés comme absolument pathogènes. Les vases ayant contenu des cultures seront stérilisés par ébullition avec une solution alcaline étendue ou à l’autoclave.

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