INCINÉRATION
est fonction de l’étal hygrométrique do celle atmosphère. Autrement dit, la dessiccation reste relative, elle n'est jamais complète (Maquenne). Il esL alors nécessaire d’opérer dans un courant de gaz sec (air, hydrogène ou anhydride carbonique).
On met la substance dans une nacelle et on glisse celle-ci dans un gros tube horizontal logé dans une étuve de forme appropriée. On fait arriver le gaz, desséché au moyen d’un barbotage dans l’acide sulfurique concentré, en réglant la vitesse du courant gazeux de manière à en faire passer 1 litre à l’heure environ. Dans ces conditions, la dessiccation est absolue après une heure à 120° ou deux heures à 100°. On retire la nacelle, pourvue d’un petit anneau à l’une de ses extrémités, à l’aide d’un crochet en fil métallique et on l’introduit dans un pèse-fillrc pour la pesée. On doit, comme ci-dessus, opérer la dessiccation jusqu’à point constant.
Incinération
51. — Les substances d’origine animale ou végétale soumises à l’incinération laissent un résidu de matières minérales qui constitue ce que l'on appelle les cendres. Ces cendres, de constitution très complexe, renferment généralement des quantités notables de sels alcalins plus ou moins fusibles (chlorures, phosphates). Si on chauffe trop fortement, ces sels fondent pendant la calcination, englobent le charbon et le protègent du contact de l'oxygène. D’autre part, quelques-uns de ces sels (chlorures, bromures, iodures) sont notablement volatils, louL au moins à partir du rouge. Pour ces
PRINCIPES IMMÉDIATS INCOMBUSTIBLES
diverses raisons, il faut opérer la calcination la plus basse température possible ; pratiquement, on ne doit pas dépasser le rouge sombre. Dans ces conditions, la disparition du charbon qui provient de la décomposition de la matière organique a lieu avec le maximum de vitesse, eL c’est seulement dans le cas où la matière est exceptionnellement riche en sels alcalins qu’il peut y avoir quelques difficultés à l’obtenir d’une manière totale parun chauffage direct. Dans detelscas.au lieu de maintenir indéfiniment le résidu de la calcination à une température qui pourrait faire craindre des pertes de matière minérale, il faut, dès que la carbonisation de la matière organique est totale, ou tout au moins quand la disparition du charbon cesse d’être apparente, laisser refroidir, puis traiter le résidu par un peu d’eau. Les sels alcalins qui englobaient le charbon se dissolvent; on décante le liquide sur un petit, filtre, en recueillant la solution dans un verre à pied. On lave le résidu insoluble avec un peu' d’eau, de façon à le débarrasser entièrement de sels solubles ; on constate que ce résultat est atteint lorsqu’une goutte du liquide filtré, évaporée avec précaution au bain-marie, ne laisse plus de résidu (comparer avec l'évaporation de l’eau distillée). On place le filtre et son contenu dans la capsule, sur le résidu charbonné, on dessèche doucement, et on incinère de nouveau. On n’a plus à craindre, celle fois, ni la fusion ni la volatilisation des sels alcalins, et on peut chauffer franchement au rouge. Le charbon disparaît très rapidement, laissant un résidu formé par les sels insolubles.
Si l’on veut doser les cendres, on verse dans la capsule le liquide de lavage, et on évapore à sec au bain-