DOSAGE DE L’EAU
Recherche des sulfocyanates
47. — Les sulfocyanates existent souvent en petite quantité dans la salive, le suc gastrique et l’urine. On peut les déceler directement dans la salive parles réactions suivantes :
Quelques centimètres cubes de ce liquide sont acidifiés nettement avec l'acide chlorhydrique étendu, puis additionnés goutte à goutte, avec précaution, d’une solution très diluée de chlorure ferrique : une coloration rouge décèle la présence des sulfocyanates.
48. — On prépare dans un tube à essai un empois d’amidon avec une trace de fécule délayée dans 5 centimètres cubes d’eau portée à l’ébullition, et on y dissout une petite quantité d’iodate de potassium (environ deux tètes d’épingle). On acidulé avec un peu d’acide chlorhydrique étendu; le liquide doit rester incolore. Si on ajoute peu à peu à ce réactif quelques centimètres cubes de salive, on obtient une coloration bleue due à l’ioclure d’amidon : l’acide sulfocyanique réagit eneffet surl’acide iodique en mettant de l’iode en liberté.
Dosage de l’eau
49. — Les substances d’origine animale ou végétale contiennent des proportions d’eau souvent très élevées. Pour doser celles-ci, on pèse exactement une certaine quantité de matière, on la dessèche, et on pèse à nouveau. La perte de poids, ramenée à 100 parties de subs-
30 PRINCIPES IMMÉDIATS INCOMBUSTIBLES
tance, donne la teneur en eau ou humidité “A; on a:
en appelant P et jj les poids obtenus avant et après dessiccation.
A cause de l’altérabilité des substances d’origine animale ou végétale sous l’influence de la chaleur, on ne doit pas dépasser 120°. On introduit la matière dans un petit flacon très léger ; celui-ci est placé dans une étuve réglée à 100°, par exemple; après quelques heures, on relire le bacon de l’étuve, on le bouche, on le laisse refroidir, puis on pèse en prenant comme tare un flacon semblable. Le flacon avec son contenu est replacé à l’étuve pendant une ou deux heures, puis pesé à nouveau dans les mêmes conditions. Si le poids n’a pas varié depuis la pesée précédente, la substance est sèche ; sinon, on la replace à l’étuve pendant le même temps, et ainsi de suite jusqu’à ce que deux pesées successives coïncident. C’est ce que l'on appelle la dessiccation jusqu’à poids constant.
Au lieu d’un flacon bouché en verre mince, on peut se servir d’une nacelle qu’on enferme alors, au sortir de l’étuve, dans un tube bouché, du modèle dit pèse-fillre. Dans ce cas, on fait la lare avec un second tube.
On doit laisser refroidir et conserver les flacons ou les tubes bouchés côte à côte dans la salle de balances cl non dans un dessicealeur.
50. — Avec certaines substances, en particulier les substances amylacées, il se produit un équilibre avec l’atmosphère environnante, de sorte que la dessiccation